Oye-Plage

5 500 hab. (Ansériens) dont 130 à part, 3 386 ha, commune du Pas-de-Calais dans le canton d’Audruicq, en bord de mer. Le nom Oye, d’origine scandinave et qui signifie «île», désignait une butte du golfe des Watten ; aussi le gentilé, qui se réfère au nom latin de l’oie, est-il inapproprié. «Plage» a été ajouté en 1913. La commune avait 1 800 hab. vers 1850 et n’a pas cessé de croître jusqu’en 1999, quoique irrégulièrement ; mais elle semble avoir perdu 420 hab. de 1999 à 2010. Le bourg fleuri (trois fleurs) est sur la N 1, à 12 km au nord du chef-lieu, et 6 km à l’ouest de Gravelines et à 2 km du bord de mer. La commune s’allonge le long de la côte, dont elle détient 8 km à l’ouest de Grand-Fort-Philippe, qui la sépare du cours et de l’embouchure de l’Aa. Le finage est limité au sud par la rivière d’Oye ; nombre de maisons s’alignent le long de l’ancienne route du littoral (D 119) qui passe un peu au nord du bourg au hameau de Tapecul.

La commune contient plusieurs châteaux, dont Bois-Hubert, des restes de moulins et de séchoirs à chicorée. La principale entreprise est le gardiennage Securifrance (300 sal.). Le long du littoral s’étend le Platier d’Oye, formé de bancs de sable consolidés à dunes basses, acquis en 1979 par le Conservatoire du Littoral après l’ébauche du lotissement des Escardines au nord-est, qui s’est limité à 150 maisons sur les 1 000 prévues en 1970. Il offre ainsi une réserve naturelle de 391 ha et la plage n’est donc pas urbanisée ; il reste une «tour penchée» d’un bunker allemand mal dynamité ; des élevages de moules de bouchots ont pris place dans l’anse de l’Abri côtier. La commune n'a que 200 résidences secondaires, et pas d'hôtel, mais offre 470 places dans dix campings, dont un de luxe (100 places) ; elle est dotée d’un collège public.