Parcq (Le)

810 hab. (Parcquois), 927 ha, chef-lieu de canton du Pas-de-Calais dans l'arrondissement de Montreuil-sur-Mer depuis 2007 (d'Arras auparavant). Le village est sur un plateau à 5 km à l'est d'Hesdin sur la route de Saint-Pol-sur-Ternoise (N 39 devenue D 939). Son nom dérive du parc d'animaux sauvages enclos qui flanquait le château fort, et qui fut détruit en 1335 par les Anglais, puis restauré autour de l'an 1400 sur 940 ha, et transformé en village de colonisation en 1586, avec franchises, pour compenser la perte de l'ancien Hesdin détruit en 1553 par Charles Quint. La population communale a peu varié au cours des deux siècles; elle augmente légèrement depuis un creux atteint en 1982 (570 hab.) et s'est accrue d'une centaine d'habitants entre 1999 et 2010.

L'habitat s'étire sur plusieurs rues dans la campagne. Le finage atteint au sud le versant droit de la Canche où subsistent des ruines du château du Vieil Hesdin, dit des Ducs de Bourgogne (11e et 13e-14e s.) et flanqué d'un parc d'attractions; il franchit au nord la vallée de la Ternoise au Bas Parcq. Les principaux établissements sont la métallerie VM Deligny (90 sal.) et la menuiserie Ternois (25 sal.); linière coopérative Opalin (20 sal.). Le Parcq a reçu la Maison du Bois du pays des Sept Vallées.

Le canton a 7 700 hab., 24 communes, 16 704 ha dont 895 de bois. La plupart des communes étaient plus peuplées au milieu du 19e s., mais le nombre de leurs habitants a cessé de décliner à partir des années 1960, un peu plus tard pour certaines. Cinq villages se succèdent dans la vallée de la Canche et leurs finages montent sur le plateau au sud, sur le versant ou même sur le plateau au nord. Le plus occidental est Saint-Georges (320 Saint-Georgeois, 969 ha) qui est à la hauteur du Parcq à 5 km à l'est d'Hesdin; il a une église du 14e s. à clocher carré fortifié, le château de Watteville à l'ouest, et pratique la pisciculture.

Le village de Vieil-Hesdin (390 Vieil-Hesdinois, 982 ha) est jointif juste à l'est, sur l'ancien site de l'ancienne ville d'Hesdin; il conserve des restes du couvent des Sœurs noires au Marais (18e s.), le château du Forestel au sud, et au nord le château d'Estruval, de 1804, avec parc; mais le finage ne comprend pas l'ancien château d'Hesdin, qui est au Parcq. Wail (280 Wailois, 915 ha) est à 2 km en amont et son nom est dérivé du gué (wad); la ferme des Récollets est du 18e s., le hameau des Quatrevaux est au sud de la commune.

Puis viennent Galametz (180 Galamessins, 427 ha), 8 km au SE du Parcq sur la rive gauche de la Canche, et Fillièvres (540 Filliévrois, 2 043 ha) aussitôt en amont, plus peuplée, qui occupe le fond de la vallée (moulin) et les deux rives et dispose d'un assez grand finage de part et d'autre. Fillièvres est le siège de la communauté de communes de Canche Ternoise, qui réunit 19 communes et 4 300 hab. Elle avait dépassé 1 000 hab. dans les années 1830 et reste à un niveau de peuplement atteint un siècle après.

Deux communes sont sur le plateau à la pointe méridionale du canton. Le Quesnoy-en-Artois (370 Quercitois, 792 ha) se tient à l'ouest, étalée en plusieurs hameaux; «en Artois» a été ajouté à son nom en 1911. Sa population était passée de 600 hab. vers 1830 à 280 au cours des années 1960, a un peu augmenté jusqu'en 1982 et stagne depuis. Vacqueriette-Erquières (250 Vacqueriettois-Erquiérois, 594 ha), 2 km à l'est, associe deux villages fusionnés en 1972, qui ensemble avaient près de 600 hab. vers 1840; emballages plastiques Ternois (35 sal.), mécanique Lequien (25 sal.).

Six petites communes sont sur le plateau entre Canche et Ternoise. Willeman (180 Willemanois, 1 017 ha) est la plus méridionale, à 6 km ESE du Parcq dans un vallon affluent de la Canche, avec un château du 18e s. et une église classée du 15e s. Noyelles-lès-Humières (60 Noyellois, 116 ha), Fresnoy (70 Fresnoisiens, 75 ha), Neulette (21 Neulettois, 136 ha) et Incourt (70 Incourtois, 182 ha), dans la partie centrale, n'ont que de très petits territoires, traversés par la N 39. Neulette a un château des 17e-18e s.; sa population était de 32 hab. en 1999… Éclimeux (170 Éclimeusiens, 603 ha) est un peu plus au nord et un peu moins restreinte, à 7 km ENE du chef-lieu. Éclimeux et Fresnoy ont des restes de rampes de lancement de V1.

Cinq communes s'alignent dans la vallée de la Ternoise. La plus en amont est Blangy-sur-Ternoise (790 Blangiaquois, 1 161 ha), à 10 km au NE du chef-lieu, qui dispose d'une gare. Il ne reste de l'ancienne abbaye Sainte-Berthe qu'une ferme et un moulin, restaurés dans les années 1960 en centre de retraite spirituelle; négoce de matériel agricole (Willemand, 25 sal.). Sa population a varié entre un maximum de 920 hab. en 1850 et un minimum de 680 hab. en 1975. Blingel (120 Blingelois, 317 ha) lui fait suite en aval, doublée sur la rive droite par le hameau de Courcelle, haras. Rollancourt (390 Rollancourtois dont 190 à part, 1 159 ha) est surtout sur la rive droite, à 5 km NNE du Parcq; elle abrite un Institut rural avec internat et un plan d'eau avec base de loisirs, une minoterie.

Auchy-lès-Hesdin (1 700 Alciaquois, 961 ha) est de loin la commune la plus peuplée du canton, à 2 km au nord du chef-lieu et 6 km au NE d'Hesdin; son finage va assez loin vers le nord-ouest pour y atteindre la limite du canton. On y voit une cascade de la Ternoise, une église abbatiale en partie du 13e s. à deux hautes tourelles du 18e s.; réserve naturelle des marais de la Grenouillère (17 ha). L'abbaye bénédictine du 8e s. était devenue une filature de coton, qui n'a été désaffectée qu'en 1989 et qui est en cours de réaménagement pour abriter des activités communautaires du pays des Sept Vallées. La commune a un collège public, une maison de retraite, de nombreux commerces et services de base, mais pas d'entreprise de plus 20 emplois. L'évolution du nombre de ses habitants a été atypique dans le canton, avec un minimum vers 1870 (1 300 hab.) et un maximum en 1975 (1 950 hab.); il décline lentement depuis.

Passé la partie de la vallée de la Ternoise qui appartient au Parcq, le village de Grigny (310 Grignois, 214 ha) est le dernier du canton en aval, à 2 km d'Hesdin. Il offre un jardin Melarosa et un atelier d'électromécanique (Vandenhove, 30 sal.) et un transporteur (Blanchard, 55 sal.). La commune perd des habitants depuis 1975.

Enfin, quatre communes forment la pointe nord du canton. Wamin (260 Waminois, 720 ha) est à 6 km au NO du Parcq. La route d'Hesdin à Saint-Omer (D 928) traverse son finage, qui touche à la forêt d'Hesdin; elle a un château du 18e s. en brique et pierre avec parc.

Béalencourt (120 Béalencourtois, 731 ha) est à 7 km au NNE du chef-lieu. Maisoncelle (120 Maisoncellois, 430 ha) est sa voisine à 2 km au nord-est. Tramecourt (60 Tramecourtois, 222 ha), «village de charme» qui a perdu la moitié de ses habitants depuis 1960, n'a qu'un étroit finage un peu plus au nord, mais conserve un curieux clocher fortifié carré et un grand château de 1740 réaménagé au 19e s. et doté d'un grand parc paysager, l'ensemble s'étendant aussi sur les trois communes voisines.

L'angle nord-ouest du canton est tenu par la célèbre Azincourt (310 Azincourtois, 846 ha), lieu d'une des pires défaites historiques de la royauté française devant les Anglais (25 octobre 1415), ruinant sa cavalerie embourbée. La commune est fleurie (trois fleurs), accueille un musée de traditions et un centre d'histoire médiévale, et propose un festival des Créatifs; maçonnerie et transports Boulet (50 et 25 sal.). Le finage inclut au sud-ouest l'ancien village de Bucamps, assorti d'un château. Azincourt avait 450 hab. vers 1830, 210 seulement en 1975, mais sa population augmente peu à peu depuis.