Ploufragan

11 400 hab. (Ploufraganais) dont 450 à part, 2 706 ha dont 209 de bois, chef-lieu de canton des Côtes-d’Armor dans l’arrondissement de Saint-Brieuc, en banlieue SO de Sant-Brieuc. Elle porte le nom d’un saint et se tient à l’est du Gouët; manoir des Châtelets (14e et 18e s.) près d’un bois au sud de la commune; ancien aéroport de Saint-Brieuc au nord. La commune a un collège public, un centre d’aide par le travail, un étalissement de convalescence, un gros centre d'aide par le travail de l'Adapei (240 salariés). La progression de la population communale a été très forte entre 1950 (3 300 hab.) et 1982 (10 300 sdc), puis s’est ralentie, s elimitant à 400 hab. entre 1999 et 2008. La mairie est traditionnellement dirigée par une majorité de gauche conduite par le Parti communiste. Le maire est Rémy Moulin, communiste.

La commune se distingue par trois grandes implantations. L’usine MTS ex-Chaffoteaux et Maury (chauffe-eau et chaudières à gaz), installée en 1914 et qui occupe 24 ha, a eu plus de 800 salariés; mais elle est passée en 1997 à l’allemand Preussag (Ariston Thermo), les effectifs se réduisant à 560 sal. (en 2004) puis 160 sal. (2011). La nouvelle zone d’activité dite Zoopôle, spécialisée dans l’agro-alimentaire, est établie sur 50 ha et totalise 600 emplois, dont l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA, 160 sal.) et un Institut de formation supérieure (ISPAIA et ISTA), associé à un Véhipole installé en 1999 par la Chambre des Métiers (exposition d’automobiles), une fabrique de produits vétérinaires du groupe Smithkline (90 sal.). Le troisième gros employeur est la Caisse de Crédit agricole, qui affiche plus de 1 100 emplois.

Sont en outre à Ploufragan, dans la distribution et la logistiique, un hypermarché Leclerc (180 sal.), la filiale de logistique du groupe Carrefour Logidis (100 sal.) et une plate-forme logistique du groupe Système U (150 sal., 12 000 m2); les négoces de combustibles CDLO (55 sal.) et Servigaz (25 sal.), de surgelés Toupargel (50 sal.), d'articles médicaux Calea (35 sal.), de matériel électrique Brossette (25 sal.), de fournitures industrielles Orexad (20 sal.), vente à domicile des Magasins Bleus (25 sal.); transports Synergihp (120 sal.), Schenker & Joyau (30 sal.), Retrilog (20 sal.).

Le secteur de la production et des services associés comprend les constructions métalliques SMB (80 sal.), les menuiseries Escarmor (35 sal.) et Bernard et Jean (25 sal.), les maçonneries Dias Joao (35 sal.), BMB (20 sal.) et Bogard (20 sal.), les travaux publics Eurovia (110 sal.), Screg (60 sal.), Bidault (30 sal.) et SPTP (25 sal.); un centre de construction de lignes France-Télécom (120 sal.); gestion immobilière Côtes d'Armor Habitat (110 sal.), publicité Adrexo (130 sal.), nettoyages GSF Celtus (250 sal.) et Bretonne de Nettoyage (130 sal.), nettoyage urbain Sita (30 sal.), récupération de déchets L. Le Gall (65 sal.).

Le canton a 21 500 hab. (20 600 en 1999), 5 communes, 9 716 ha dont 764 de bois. Il englobe au SE Plédran, au sud Saint-Julien. De l’autre côté du Gouët, Saint-Donan (1 470 Donanais, 2 292 ha) occupe le sud-ouest du canton, 12 km au SO de la préfecture; elle est également en croissance modérée (860 hab. en 1968, 1 100 en 1975), gagnant 70 hab. entre 1999 et 2008, mais elle avait atteint 2 600 hab. en 1820; constructions Bidault (35 sal.); le château du Chesnay (15e s.) est au sud de la commune.

Enfin La Méaugon (1 340 Méaugonnais, 678 ha), 4 km à l’ouest de Ploufragan de l’autre côté du Gouët, Lanvealgon en breton, en croissance aussi (550 hab. en 1970, +200 hab. de 1999 à 2008), est le site du barrage de Saint-Barthélemy sur le Gouët, installé en 1978 pour les besoins en eau de l’agglomération principale des Côtes-d’Armor; le barrage a 45 m de haut et 200 de long, retient 7,9 Mm3 d’eau dans un lac étroit, qui s’étire sur 6 km et offre un plan d’eau de 80 ha; petite centrale hydroélectrique (1 500 kW, 4 GWh/an). La voie ferrée Paris-Brest franchit le Gouët par un viaduc de 228 m et 59 m de haut, construit un peu au sud du barrage en 1862. Le bourg était à l’origine Lan Méaugon, du nom d’un saint.