Pujols (Gironde)

540 hab. (Pujolais), 740 ha dont 405 de vignes, chef-lieu de canton de la Gironde dans l’arrondissement de Libourne, à 24 km SE de la ville, sur le rebord septentrional du plateau de l’Entre-Deux-Mers à 6 km au sud de Castillon-la-Bataille; église classée, château ancien; transports Scotti (45 sal.). Le finage est limité à l'ouest et au sud par le cours de l'Escouach, petit affluent de gauche de la Dordogne. La commune a perdu 70 habitants après 1999.

Le canton a 7 400 hab. (16 communes, 11 790 ha); il s’allonge d’ouest en est le long de la rive gauche de la Dordogne et dans les collines de l’Entre-Deux-Mers. À l’extrémité orientale Pessac-sur-Dordogne (480 hab., 778 ha), 12 km à l'est du chef-lieu sur la rive gauche de la rivière, au pied du coteauet au confluent de la Durèze, est à la tête d'une commune qui cultive 212 ha de vignes et a un négoce d'articles de ménage (Chevalier, 30 sal.). Le finage atteint à l'est la rive concave escarpée d'un méandre de la Dordogne, où la tour du château de Beaupoil domine le confluent du Soulage; châteaux de Montbreton et de Carbonneau sur le plateau viticole, manoir de la Bernède (16e-17e s.); église inscrite, en partie du 12e s., sur un site gallo-romain. Juste au sud, à 10 km de Pujols et 15 km de Sainte-Foy-la-Grande, se perche au-dessus de la Durèze le vieux village fortifié de Gensac (880 hab., 938 ha dont 462 de vignes), «village de caractère» qui a conservé des remparts des 12e-13e s. Son finage va du cours de la Durèze à l'ouest à celui du Soulage à l'est et porte des vignes et une coopérative vinicole; transports Trans-Scotti (40 sal.). La commune a gagné 60 hab. de 1999 à 2008.

Juillac (270 hab., 586 ha dont 279 de vignes) est 8 km à l'est de Pujols sur le plateau, auquel se limite le finage en dehors d'un petit croissant de plaine sur la rive de la Dordogne (camping de la Rivière de Prats); gisement préhistorique du Vidon près du village (abri classé). Flaujagues (530 hab.), juste au nord et à 9 km NE de Pujols, est sur la rive de la Dordogne, avec une cave coopérative; son finage s'étend à peu près complètement dans la plaine; le hameau de Micouleau est tout au nord sur la rive de la Dordogne.

Mouliets-et-Villemartin (1 100 hab., 1 591 ha) disperse ses habitats sur la terrasse de la Dordogne au nord et au pied de Pujols, juste face à Castillon-la-Bataille, et cultive 572 ha de vignes; la population est en croissance (680 hab. en 1962); elle a gagné 70 hab. de 1999 à 2008. Ses maisons dessinent plusieurs alignements, le long de la rive de la Dordogne au nord où deux ponts franchissent la rivière, le long de la D 17 du sud au nord, le long de la D 15 au nord au nord et l'autre au pied du plateau sur la D 130 au sud. Un grand étang de sablière s'ouvre à l'est. Mouliets est un petit hameau sur le rebord du plateau avec quelques restes d'une église du 11e s., Villemartin un hameau de plaine sur a D 17; Roque et Pique-Sègue sont d'autres hameaux au nord-est sur la D 15.

Au sud-est du canton, de l’autre côté de la Durèze, le petit village perché de Coubeyrac (110 hab., 561 ha), 10 km ESE de Pujols, domine le versant gauche de la Durèze; église inscrite du 11e s. Son finage de plateau cultive 283 ha de vignes. Sur le même plateau 5 km à l'est de Pujols sur la D 15, Sainte-Radegonde (480 hab., 1 248 ha) enregistre 709 de vignes; son finage est acidenté au nord par le talus du plateau qu'éventrent des vallons, et comprend une petite fraction de la plaine au pied, église classée des 11e-12e s. Doulezon (250 hab., 736 ha dont 418 de vignes), 4 km ESE de Pujols, est aussi un village viticole; son territoire donne au sud sur la vallée de l'Escouach au bord de laquelle se tient, à l'angle sud-est, le château de Laguet; église classée des 11e>-13e s., fortifiée.

Saint-Pey-de-Castets (630 hab., 1 017 ha dont 374 de vignes), 3 km à l'ouest de Pujols, a une église inscrite des 11e et 14e s. Son territoire partage entre plateau et plaine. Le premier est réduit à un lambeau entre les vallées de l'Escouach à l'est et de la Gamage au sud-ouest; le village y est réduit à peu de chose. Dans la plaine, le hameau de la Basse-Cour a pris plus d'ampleur, entre un hippodrome à l'est et la cave copérative à l'ouest. Le finage atteint la rive de la Dordogne au nord-est, juste en amont de Civrac. Civrac-sur-Dordogne (250 hab.) est juste sur la rive et son petit territoire se limite à la plaine. Celui de Sainte-Florence (130 hab.) l'encadre en aval; il est limité à l'ouest par le cours de la Gamage et atteint le confluent; le village n'a que quelques maisons au pied du coteau (et une petite église inscrite du 12e s.) et ses vignes montent sur le promontoire qui prolonge à l'ouest le plateau de Saint-Pey.

Saint-Vincent-de-Pertignas (350 hab., 761 ha dont 438 de vignes) est à 7 km OSO de Pujols sur un rebord du plateau, découpé ici par de larges vallons descendant vers la Gamage. Son finage va au sud jusqu'aux abords mêmes de Rauzan, englobant le hameau de Villesèque, et contient au nord une portion de la plaine alluviale débouchant sur 500 m de rive; belle église classée à portail sculpté, en partie des 10e et 11e s. Saint-Jean-de-Blaignac (360 hab., 558 ha dont 315 de vignes) est la commune la plus orientale du canton. Le village est à 10 km à l'ouest de Pujols, à l’endroit où le coteau de l’Entre-Deux-Mers est effleuré par la Dordogne, juste avant le confluent de l’Engranne; gravières des Granulats d’Aquitaine (85 sal.). La commune comprend une partie de plaine au nord-est, et le plateau borné au sud par le vallon encaissé du ruisseau de Villesèque, qui la sépare de Rauzan.

Enfin, à la pointe sud-ouest du canton sur la route de Libourne à La Réole, Rauzan (1 200 hab., 650 ha dont 446 de vignes), 20 km au SE de Libourne, ancienne bastide, conserve les restes entretenus du château de Rauzan (13e s.), l’un des deux plus célèbres de l’Entre-Deux-Mers, reconnaissable à son haut donjon circulaire (31 m), plus une église classée des 12e-13e s. Étant la commune la plus peuplée du canton, elle en a aussi le collège public; maison de retraite (25 sal.), garage Dubourg (50 sal.). Le finage est entièrement de plateau, mis à part le fond de vallon de gauche de Villesèque. La population s'est accrue de 100 hab. entre 1999 et 2008.