Quesnoy (Le)

5 100 hab. (Quercitains) dont 130 à part, 1 423 ha, chef-lieu de canton du département du Nord dans l'arrondissement d'Avesnes-sur-Helpe, 18 km au sud-est de Valenciennes. Le nom vient du chêne, d'où le gentilé, tiré du latin quercus. Elle fut une place forte dans la vallée de la Rhônelle et conserve des fortifications du 17e s. et des siècles suivants formant un octogone régulier, le parc public des Remparts et des étangs de douves. Elle a un hôtel de ville de la fin du 17e s. et un beffroi de 1583 rénové après 1945, avec un carillon de 48 cloches; un jardin des souvenirs est associé à un mémorial néo-zélandais; château de Mantoue.

La ville a un collège et un lycée publics, un lycée agricole avec formation d'adultes et d'apprentis, un hôpital local (220 lits dont 20 médicaux), deux maisons de retraite (70 et 60 places). Elle accueille une fabrique de jus de fruits et légumes Emig (100 sal.), des supermarchés Match (40 sal.) et Intermarché (130 sal.), les transports par cars Couteaux (40 sal.). La ville avait plus de 3 000 hab. au début du 19e s. et sa population a modérément fluctué : un premier maximum à 4 000 hab. en 1881, un déclin jusqu’à 3 300 hab. en 1931, une reprise jusqu’en 1975 et un léger tassement depuis. Le Quesnoy est le siège de la communauté de communes du Quercytain, qui rassemble 27 communes et 24 700 hab.

Les 2 cantons ont 24 800 hab., 28 communes, 26 188 ha dont 9 541 de bois; ils sont tout entiers dans le parc régional de l'Avesnois. Dans l'ensemble, les populations communales ont relativement peu varié en deux siècles, avec toutefois un maximum vers le milieu du 19e s.; une légère tendance à la reprise apparaît depuis 1980, succédant à un tassement modéré. Gommegnies au nord-est et Poix-du-Nord au sud-ouest sont les communes les plus peuplées et servent de villages-centres. Eth (340 Ethois, 284 ha) et Bry (380 Bryessois, 288 ha) sont les deux villages les plus septentrionaux et forment ensemble une longue rue dans un vallon affluent de l'Aunelle; leurs populations sont assez stables. Eth a un château de 1766 avec un beau parc.

Wargnies-le-Grand (1 100 Wargnisiens, 568 ha) et Wargnies-le-Petit (800 Wargnions, 522 ha) se succèdent dans la vallée de l'Aunelle à 7 et 6 km NNE du chef-lieu; la première accueille le négoce de matériel agricole Patoux (30 sal.); leur nombre d'habitants est assez stable, quoiqu'en hausse pour Wargny-le-Petit. Preux-au-Sart (290 Pérusiens, 509 ha), 6 km au NE du Quesnoy, conserve le château de Preux et accueille tout à l'est le golf de Mormal. Le hameau de la Boiscrête, partagé avec Wargnies-le-Petit, s'allonge sur l'ancienne voie romaine vers Bavay (chaussée Brunehaut).

Le village de Frasnoy (350 Fresnotains, 584 ha), 5 km ENE du Quesnoy, s'étire au-dessus de la vallée de l'Aunelle et a un château du 18e s. avec des éléments plus anciens. Jenlain (1 100 Jenlinois, 591 ha) est à 8 km au nord du chef-lieu à la bifurcation des routes de Valenciennes vers Bavay (N 49) et Le Quesnoy. Ce village aussi domine la vallée encaissée de l'Aunelle et sa population reste également assez stable. Il abrite la brasserie Duyck (40 sal., bières Jenlain et Sebourg, depuis 1922), soutenue par une confrérie et une fête de la bière; grand marché de Noël; château et ferme d'En Haut (18e s.).

Trois villages se suivent dans la vallée de la Rhônelle en aval du Quesnoy. Orsinval (530 Orsinvalois, 334 ha) est à 3 km au nord de la ville et a gagné 60 hab. de 1999 à 2010. Villers-Pol (1 300 Villers-Polois, 1 217 ha), plus peuplé et fleuri (trois fleurs), et où se tient un festival d'orgues de barbarie, lui fait suite en aval; la commune avait 1 600 hab. en 1846, 1 000 en 1975 et n'a pas bougé depuis 1999. Maresches (920 Mareschois, 478 ha) est un peu plus loin, à 9 km NO du chef-lieu et sa population a été tout aussi stable que celle de la plupart des autres communes du canton. Elle a pour voisine au sud Sepmeries (590 Sepmeriens, 599 ha), où passe la voie ferrée de Valenciennes à Hirson et dont, à la suite d'un legs, une grande partie du finage appartient au centre hospitalier de Lille - mais la gare est à Artres; en 2010, elle a 60 hab. de plus qu'en 1999. Ces villages conservent des bâtiments d'anciennes brasseries.

Ruesnes (450 Ruesnois, 675 ha) est plus au sud, de l'autre côté de la chaussée Brunehaut, à 5 km ONO du Quesnoy et dans le canton Sud du Quesnoy; château des 18e et 20e s. avec parc. Beaudignies (580 Beaudigniens, 792 ha), qui conserve une église fortifiée à donjon, est à 4 km OSO de la ville, dans la vallée de l'Écaillon, comme Ghissignies (490 Ghissigniens, 452 ha) qui est à 3 km au SO du Quesnoy et qui a deux châteaux du 19e s., et Louvignies-Quesnoy (960 Louvignois, 843 ha), 3 km au sud sur la route de Landrecies (D 934). Celle-ci a une petite fromagerie (Lebeau), une base ULM et vient de gagner 60 hab. (1999-2006); son finage envoie vers le sud-est une queue qui atteint la forêt de Mormal. Il en est de même pour Potelle (370 Potellois, 404 ha), dont le village est pourtant à 2 km à l'est du Quesnoy, mais dont le finage remonte en lanière le long de la Rhônelle; Potelle a un beau château fort polygonal de grès du 14e s., à douves, très remanié ensuite mais qui a conservé son allure médiévale.

Ces deux queues séparent Raucourt-au-Bois (180 Raucourtois, 104 ha) de Jolimetz (910 Jolimessins, 398 ha), deux villages-rues perpendiculaires à la forêt. Le premier avec un finage minuscule, à 5 km au sud du Quesnoy, le second est plus étendu et doté d'une gare, à 4 km SSE de la ville. Villereau (960 Villereautins, 532 ha), dont le village est juste au nord du chef-lieu, a également u finage très étiré vers la forêt de Mormal, jusqu'à laquelle il parvient, englobant le hameau-rue d'Herbignies; maison de retraite els Érables (45 sal.). La population communale croît (590 hab. en 1968), mais elle avait eu 1 100 hab. en 1881; elle a augmenté de 250 hab. entre 1999 et 2010.

Plus au sud, Englefontaine (1 300 Englefontainois, 462 ha) et Hecq (360 Hecquois, 136 ha) sont également à l'orée de la forêt de Mormal, dans le vallon du ruisseau de Saint-Georges. Englefontaine est à la croisée des routes venant de Valenciennes et de Bavay, juste à l'est de Poix-du-Nord. Elle sert de village-centre et a un équipement de base en commerces et services; scierie Parmentier (40 sal.), transports URE (40 sal.). Elle a eu 1 900 hab. vers 1870, moins de 1 200 autour de 1960 et reste stable depuis 1970.

Trois petites communes occupent le sud-ouest du canton. Vendegies-au-Bois (500 Vendegeois, 998 ha) est en angle, à 10 km SO du Quesnoy dans la vallée du ruisseau des Harpies et s'orne d'un château des 17e et 19e s. accompagné d'un beau parc; elle a gagné 110 hab. de 1999 à 2010. Salesches (320 Saleschois, 458 ha) est à 7 km au SO de la ville, mais dans la vallée du ruisseau de Saint-Georges. Entre les deux, Neuville-en-Avesnois (300 Neuvillois, 317 ha) a une église fortifiée (16e au 19e s.), inscrite.

Enfin, Locquignol (350 Locquignolais, 9 755 ha dont 9 211 de bois) est une commune d'une dimension inhabituelle dans la région, et même la plus étendue de toutes: c'est qu'elle englobe assez exactement la forêt domaniale de Mormal (9 163 ha). Celle-ci, survivance locale de l'ancienne Charbonnière, est limitée strictement au nord par la route de Bavay au Cateau-Cambrésis, ancienne voie romaine; mais elle est traversée par la voie ferrée de Valenciennes à Maubeuge. Le village, né au Moyen Âge d'une simple exploitation agricole avec rendez-vous de chasse et élevage de chevaux, occupe une clairière au milieu de la forêt, près des sources de la Rhônelle et de l'Écaillon. Une petite clairière plus au sud est occupée par le hameau des Grandes Pâtures; fête de la forêt, concours de bûcheronnage. La chapelle des Flaquettes est un peu plus au nord. Vers le sud-ouest sont un arboretum de 10 ha avec jardin botanique, un champ militaire et le champ de tir de la Haute Cornée. La commune atteint au sud la vallée de la Sambre, que suit la voie ferrée Paris-Maubeuge par Saint-Quentin; gare, hameau et écluse d'Hachette. Cette commune a choisi de se rattacher à la communauté de communes voisine de Landrecies plutôt qu'à celle du Quesnoy. Locquignol avait 700 hab. en 1840, 290 seulement en 1990.