Raismes

12 900 hab. (Raismois), 3 331 ha dont 2 200 de bois, commune du département du Nord dans le canton de Saint-Amand-les-Eaux-Rive Droite, 6 km SSE du chef-lieu. Étendue, elle englobe la moitié méridionale de la forêt de Saint-Amand, de la chaussée Brunehaut, à l'est, à la mare à Goriaux à l'ouest. Celle-ci est un grand étang issu d'un affaissement minier et occupant 90 ha, protégé comme site ornithologique au sein d'une réserve de 270 ha et flanqué d'un terril. L'autoroute A 23 traverse la forêt dans la partie occidentale de la commune et y a un échangeur avec la route de Tournai. Les bordures méridionales de la commune sont occupées par des témoins de l'exploitation de houille et des extensions des banlieues de Valenciennes, qui ont constamment mordu sur la forêt au 19e et dans la première moitié du 20e s.

L'ancien site minier du hameau de Vicoigne avait quatre fosses (Boitelle, Évrard, Ewbank, Le Bret), qui ont fourni plus de 13 Mt à la Compagnie des mines de Vicoigne. La gare, une zone industrielle et des lotissements sont proches du château d'Arenberg au sud-ouest. La fosse Sabatier de la Compagnie des mines d'Anzin, fermée en 1980 et dont 22 Mt de charbon avaient été extraits depuis 1913, conserve un chevalement restauré et un terril boisé et aménagé, haut de 103 m. Du côté de Sabatier sont une mosquée Assalam, les cités d'Arnonville et du Pinson vers l'est, les anciennes fosses La Grange (compagnie d'Anzin, 1886-1974) et du Lavoir Rousseau tout à l'est près de Bruay et Escautpont, en cours de réaménagement.

Raismes offre sept étangs de pêche, des jardins aquatiques, une base de loisirs au château Mabille de Poncheville (de 1869 dans le style du 17e s.), une maison de la Forêt dont l'architecture est audacieuse, et où se tiennent des expositions; quelques vestiges de l'ancienne abbaye de prémontrés, le pavillon de chasse de l'ancien château de Cernay (17e s.). Elle a un collège public, centre de formation agricole public. Des concerts et un festival de musique ont lieu au château d'Arenberg, de 1829, propriété communale.

La ville accueille des activités métallurgiques et mécaniques : constructions ferroviaires Railtech (360 sal., groupe Delachaux), machines à bétons et agglomérés Sahut Conrœur (50 sal.), pièces métalliques pour le matériel ferroviaire (Deprecq, 50 sal.), mécanique Europ’Usinage (45 sal.), traitements de surfaces MSM-Euro (40 sal.); en outre, fabriques de linge de maison Blas (30 sal.), de condiments Covinord (60 sal.) ; installations thermiques Caloresco (45 sal.) ; négoce de machines-outils LVD (30 sal.); nettoyage urbain Coved (40 sal.), travaux publics Ramery (90 sal.) et démolitions Prestosid (80 sal.).

Raismes avait 2 500 hab. en 1836, 4 500 en 1866, 7 900 en 1901 ; sa population est montée à 18 700 hab. en 1962 puis a diminué, perdant encore près d'un millier d'habitants entre 1999 et 2010. La «zone urbaine sensible» et «zone de rénovation urbaine» de la Cité Sabatier occupe 95 ha et réunit 3 000 hab. au nord-est de la commune et au nord de Bruay-sur-l'Escaut, dans une clairière de la forêt de Raismes près des terrils de l'ancienne fosse Sabatier. Le maire de Raismes est René Cher, communiste, également conseiller général du canton. La forêt de Raismes-Saint-Amand-Wallers occupe au total 4 600 ha.