Rodez

26 400 hab. (Ruthénois) dont 2 000 à part, 1 118 ha, préfecture de l'Aveyron. La ville est sur la rive droite de l'Aveyron, où elle occupe vers 630 m le lobe d'un large méandre. Elle fut Segodunum, chef-lieu de la tribu des Rutènes, qui a longtemps résisté à la romanisation. Bénéficiant du contact entre le Ségala au sud et à l'ouest, et le causse Comtal au nord-est, elle fut assez tôt une place d'échange et un lieu de foires.

La vieille ville s'inscrit dans une ellipse de boulevards marquant le tracé de l'ancienne enceinte, et divisée entre cité au nord et bourg au sud: la première était jadis le domaine de l'évêque, avec la cathédrale, la seconde celui du comte et des marchands, où se trouve la préfecture. Une grande esplanade a été tracée au 19e s. vers l'ouest, le long du foirail, donnant à la cathédrale une superbe perspective. Rodez conserve quelques monuments anciens comme un amphithéâtre et un aqueduc romains, des restes de remparts au nord de l'ellipse centrale, la grosse cathédrale des 13e-15e s. dont le clocher-tour monte à 87 m, de nombreuses maisons bourgeoises, surtout du 16e s.

Elle a un centre hospitalier qui occupe 1 300 personnes (près de 400 lits), une clinique de 120 sal. (127 lits) et la mutuelle Santévie (400 sal.), un laboratoire d'analyses Aveyron Labo (55 sal.), un Centre ambulancier (55 sal.); deux collèges publics et deux privés, deux lycées publics et quatre privés, un lycée agricole public de 300 élèves (la Roque) et des éléments d'enseignement supérieur dont un IUT; musée Fenaille d'archéologie et histoire, musée D. Pech de beaux-arts; parc de loisirs Vabres, jardins de l'évêché, maison des jeunes et de la culture, journées annuelles de poésie et fête occitane de l'Estivada en juillet. La ville a treize hôtels (400 chambres), un camping.

Rodez est le siège de la puissante entreprise de services et négoce agricoles RAGT, créée en 1919 au domaine de Bourran au NO de la commune, et dont le sigle souligne l’ambition régionale: Rouergue Auvergne Gévaudan Tarnais; elle emploie environ 1 000 salariés dont 30 à Rodez. La ville est aussi le siège de la coopérative agricole Unicor, qui emploie 370 personnes. Parmi les assez grandes entreprises, le tertiaire l’emporte largement: informatique et ingénierie Inforsud (RM, 130 sal.), logiciels Sopragroup (150 sal.), analyses biologiques Aveyron Labo (75 sal.); édition de journaux Aveyronnaise Centre-Presse (60 sal.); Banque de France (40 sal.), BNP (30 sal.), EDF-GDF (100 sal.), France-Télécom (95 sal.); assurances mutuelles Santévie (400 sal.) et Viasanté UDSMA (110 sal.), comptabilité Berthoud (65 sal.), Albouy (45 sal.) et Conseils Associés Midi-Centre (40 sal.), gestion immobilière SFR (35 sal.); transports par cars Verdié (70 sal.) et Ruban Bleu (50 sal.), transports urbains Satar (50 sal.); transports Aveyron Express (45 sal.), Andrieu (35 sal.).

Dans le commerce, négoces de fournitures automobiles Ad Fia (100 sal.), de plomberie Malrieu (85 sal.), de vaisselle et articles ménagers Labeix (45 sal.), de matériel agricole CMA (35 sal.) et Delaval (Manhaval-Favre, 35 sal.), de pharmacie CERP (35 sal.); restauration collective Soulié (groupe CCA, 190 sal.) et CRM (40 sal.); magasins Intermarché (35 sal.) et Monoprix (35 sal.); agences de voyages et formation CLC (Club Langues et Civilisations, 75 sal.), Verdié (65 sal.) et Nacel (35 sal.); publicité Adrexo (85 sal.) et Mediapost (50 sal.). Dans les ateliers et le bâtiment, menuiserie Devic (65 sal.), installations thermiques MET Énergie (40 sal.), constructions Jesus Campo (75 sal.) et Andrieu (70 sal.), travaux publics Colas (45 sal.), Eurovia (40 sal.), SATS (35 sal.); nettoyage Schlosser (240 sal.).

Rodez dispose d’un aérodrome (codes RDZ et LFCR) situé dans la commune de Salles-la-Source, assurant des liaisons quotidiennes avec Paris; il est équipé d’une piste bitumée de 2 040 m, une en gazon de 800 m t occupe 156 ha; le trafic porte sur 140 000 passagers par an (2011), dont plus de la moitié en vols internationaux bon marché; soit 33 000 mouvements annuels, dont 4 100 commerciaux, 5 800 locaux, 23 200 voyages privés; ni fret ni poste; la société d’économie mixte Air 12 y emploie 35 personnes; aéroclub, vols Air France, Hex’Air (pour Lyon) et Ryanair (Londres-Stansted).

La majorité municipale est passée à gauche en 2008, pour la première fois depuis 1945. Le maire de Rodez est Christian Teyssèdre, socialiste, ancien cadre d'EDF, sundicaliste et footballeur, également conseiller régional et ancien conseiller général; il a succédé à Marc Censi, ancien président de la région Midi-Pyrénées. La commune de Rodez a eu 10 000 hab. dès les années 1840, 16 000 en 1900, 20 000 en 1950 et sa population s’est accrue jusqu’en 1990. Elle n'a pas changé de 1999 à 2009, mais avec 700 «comptés à part» en moins. L'unité urbaine est donnée pour 49 100 hab., l'aire urbaine pour 82 600 hab. L’arrondissement a 141 800 hab. (132 600 en 1999), 23 cantons, 139 communes, 397 437 ha; c’est le plus étendu de la région Midi-Pyrénées.

Les 3 cantons de Rodez totalisent 52 800 hab. (48 900 en 1999), 8 communes, 19 073 ha dont 1 338 de bois; ils forment exactement la communauté d’agglomération du Grand Rodez. Les principales industries de l’agglomération sont à Onet-le-Château. Sébazac-Concourès au nord, Olemps et Druelle à l’ouest, Le Monastère et Luc-la-Primaube au sud dépassent 2 000 habitants.

Sainte-Radegonde (1 690 Radegondiens, 3 048 ha dont 221 de bois) est moins proche et beaucoup plus vaste; le village originel, qui se signale par une haute église fortifiée et des maisons renaissance, est à 5 km ESE du centre-ville; zone d’activités agro-alimentaire d’Arsac, au nord; abattoir (65 sal.), viandes Porc Montagne (90 sal.) et Arcadie (30 sal.), surgelés Argel (30 sal.); fabrique d’engrais SCPA (20 sal.); négoce agricole Melila (25 sal.), transports Combemale (30 sal.); tout au sud à 5 km du centre, le hameau d’Inières a un gros donjon carré et des maisons anciennes. La croissance démographique y est également sensible: la commune avait seulement 440 hab. en 1968 et a gagné 280 hab. de 1999 à 2009.