Roquemaure

5 500 hab. Roquemaurois, 2 622 ha dont 531 de vignes et 369 de bois, chef-lieu de canton du département du Gard dans l’arrondissement de Nîmes, 16 km au nord d’Avignon sur la rive droite du Rhône. Il se repère aux hautes ruines du château féodal avec deux tours, sur l’éperon de la montagne de Saint-Geniès. C’est aussi un ancien port du Rhône, et le centre-ville ancien a du charme; un collège public, quelques entreprises dont les transports GLS (80 sal.) et TAT (30 sal.), une fabrique de peintures Sofec (30 sal.), les travaux publics Bernardoni (20 sal.). Au nord de la commune se juxtaposent les trois ponts de la principale traversée du Rhône: routier, autoroutier (A 9) et TGV, la ligne Paris-Marseille faisant une vaste incursion sur la rive droite du Rhône pour contourner Avignon.

Un échangeur autroutier a été aménagé au SO de la commune au milieu des garrigues. Roquemaure a aussi un parc d’attractions Amazonia. Elle a eu 3 800 hab. en 1820 puis sa population s’est lentement abaissée à moins de 2 000 dans les années 1920; elle a regagné des habitants après 1950 et croît toujours, gagnant 600 hab. de 1999 à 2009. La ville est le siège de la communauté de communes de la Côte du Rhône gardoise, qui n’a que 4 communes (9 500 hab.), les trois autres étant Saint-Laurent-des-Arbres, Lirac et Montfaucon.

Le canton a 23 000 hab. (20 100 en 1999), 9 communes, 15 871 ha dont 4 089 de bois et garrigues; bordé à l’est par le Rhône, il est limitrophe du Vaucluse. Au sud de Roquemaure, Sauveterre (1 870 Sauveterrois, 1 309 ha dont 134 de vignes), détachée de Roquemaure en 1850 et qui avait alors 900 hab., se tient sous les reliefs qui dominent la plaine du Rhône et s’étend dans celle-ci au-delà du bief de la dérivation d’Avignon, incluant l’usine hydroélectrique de Sauveterre sur le Rhône proprement dit; château de Montsauve (mairie, avec expositions). La population, qui se tenait entre 700 et 750 hab. entre 1890 et 1960, a crû ensuite, surtout depuis 1980; elle a gagné 150 hab. de 1999 à 2009.

Au nord de Roquemaure, Montfaucon (1 430 Montfauconnais, 424 ha dont 156 de vignes) se signale par son château féodal restauré au 19e s., à hauts créneaux et de forme triangulaire; la limite communale traverse le Rhône, en s’appuyant sur un ancien méandre au sud de Caderousse. Elle a connu également une croissance sensible depuis les 460 hab. de 1931 (1 060 hab. en 1975); elle a 80 hab. de plus qu'en 1999.

Saint-Geniès-de-Comolas (1 880 Saint-Geniérois, 826 ha dont 288 de vignes), 5 km NO de Roquemaure, partage aussi la plaine du Rhône, au pied de la barre de Saint-Geniès; la société PG Elec y fabrique de curieuses enceintes acoustiques de fibrociment sous l’appellation d’«Élophore». La commune a gagné 280 hab. de 1999 à 2009. En amont sur le Rhône se trouve la concentration industrielle de l’Ardoise, qui dépend de Laudun-l'Ardoise.

Le sud-ouest du canton est occupé par le groupe viticole réputé de Tavel et Lirac, le centre par Saint-Laurent-des-Arbres. Saint-Victor-la-Coste (1 920 Saint-Victoriens, 2 664 ha dont 741 de vignes et 1 471 de bois et garrigues), 10 km à l’ouest de Roquemaure, se partage entre la plaine du Tave au nord et les reliefs des garrigues de la Coste au sud, et a de beaux restes de son passé de village fortifié; la commune est en croissance depuis le minimum de 1954 (670 hab.) et a encore gagné 370 hab. de 1999 à 2009 (+24%).