Saint-Amour

2 380 hab. (Saint-Amourains) dont 140 à part, 1 165 ha dont 212 de bois, chef-lieu de canton du Jura dans l'arrondissement de Lons-le-Saunier, 35 km au SSO de celle-ci au pied du Jura face à la plaine de Bresse. La petite ville est desservie par la voie ferrée et la N 83. C'est l'ancienne Vincia gallo-romaine, à laquelle les reliques de saint Amateur (évêque supposé d'Autun au 3e siècle) ont valu un pèlerinage. Déchue, elle a gardé des remparts, tours et portes, et une belle apothicairerie à l'Hôtel-Dieu; collège public et lycée professionnel public.

Si la marbrerie ne compte plus beaucoup, sinon chez Yelmini Artaud (20 sal.), la bourgade a des entreprises assez variées: pâtés en croûte et salaisons Michel Bolard (140 sal.), constructions mobiles Algeco (Sarrade-Galtier-Fillod, 130 sal.); travaux publics Piquand (35 sal.), transports de voyageurs Bresse-Revermont (20 sal.), de fret Capelle (35 sal.); magasin Super-U (55 sal.). Durant deux siècles, la population communale a fluctué entre 1 900 et 2 600 hab., avec un minimum en 1936, et un maximum secondaire à 2 500 hab. en 1968 suivi d’un lent déclin, mais une reprise de 140 hab. entre 1999 et 2008. La communauté de communes du pays de Saint-Amour correspond à la plus grande partie du canton (12 communes, 3 900 hab.) et siège au chef-lieu.

Le canton, limitrophe de la Saône-et-Loire et de l’Ain, a 4 600 hab. (4 300 en 1999), 16 communes et 10 186 ha dont 3 151 de bois; il s’étire le long du Revermont jusqu’au-delà de Cuiseaux, qu’il entoure sur trois côtés; vers le nord-est, se succèdent quatre crêtes de plis du Petit Jura. Balanod (320 Balanodiens, 493 ha dont 179 de bois), 4 km au NNE du chef-lieu, a aussi une petite marbrerie, une fabrique de citernes et réservoirs (Bellevret, 40 sal.), un magasin Intermarché (30 sal.). Nanc-lès-Saint-Amour (300 hab., 529 ha), 2 km au SE du chef-lieu juste au pied du Revermont, accueille un montage de moteurs électriques (Sotrafa, 30 sal.). Saint-Jean-d'Étreux (140 hab., 428 ha), juste au sud de la précédente, a une église inscrite à clocher roman du 12e s. et inclut au nord le hameau de Cessia; les altitudes dépassent 600 m à l'est sur les monts du Gouilla.

Sur le plateau au sud, Val-d'Épy (150 hab., 864 ha) s'est construite en plusieurs étapes: la commune d'Épy a absorbé en 1821 celle de Tarcia, juste à l'est. En 1971, elle a fusionné avec Lanéria, au sud, sous le nom d'Épy-Lanéria; en 1972, la réunion avec Poiseux, au sud-ouest sur le rebord du plateau, a fourni le nom actuel. Au-dessus d'Épy et Tarcia, le mont d'Épy atteint 484 m.