Saint-André-de-Sangonis

5 300 hab. (Saint-Andréens), 1 960 ha, commune du département de l’Hérault dans le canton de Gignac, 4 km à l’ouest du chef-lieu. Située dans la plaine entre Clermont-l’Hérault et Gignac, cette petite ville, qui avait 2 800 hab. en 1896 et 2 100 en 1954, a connu une croissance soutenue au cours des dernières décennies. Elle a encore augmenté de 1 500 hab. entre 1999 et 2009, soit près de 40%. La commune s’est nommée Beaulieu sous la Première République. Son vieux centre de forme circulaire avait été complété par une double file de maisons et de commerces le long de la N 109 de Montpellier à Lodève; il conserve un beffroi et d’anciennes maisons, surtout du 17e s. L’ensemble est entouré de nombreux lotissements, villas et zones d’activité; Maison des Entreprises, station de l’INRA, maison de retraite (les Amandiers; 45 sal.), institut médico-éducatif et deux autres maisons pour enfants, dont une spécialisée (psychiatrie), et même un laboratoire d’astrochimie. Un festival de musique se tient en août au château de Jonquières.

La vigne compte cependant dans le finage et l’aspect des maisons à porches, et a même une appellation communale: cave coopérative de 52 000 hl et distillerie, 830 ha de vignes, dont AOC clairette, clairette-saint-andré-de-sangonis et coteaux-du-languedoc. Elle laisse un peu de place à l’horticulture (nombreuses serres), à l’huilerie l’Ensoleillade. Une grosse distillerie du Val-d’Hérault, employant 40 salariés, née en 1919 et devenue intercoopérative, traite les marcs, lies et rafles de raisin de 36 caves coopératives et 230 particuliers, au rythme de 700 t/j, produisant alcool industriel (carburants et pharmacie), huiles de pépins, colorants, acide tartrique et dérivés pour la cosmétologie; négoce de matériaux Chausson (25 sal.).