Saint-Bertrand-de-Comminges

260 hab. (Commingeois), 1 117 ha dont 647 de bois, commune de la Haute-Garonne dans le canton de Barbazan, dominant la petite plaine de la Garonne formée derrière le vallum morainique terminal, rive gauche. Quoique petit village, Saint-Bertrand est un haut lieu de l'archéologie et de l'histoire de l'art, et une ancienne capitale du Comminges. Fondée par Pompée en 72 avant notre ère, elle fut la Lyon des Convènes, Lugdunum Convenarum, comme Saint-Lizier fut celle des Consorani. Elle conserve les traces d'une ville basse antique de bonne taille: les fouilles ont permis de dégager dans la plaine un forum avec marché, un théâtre, deux ensembles de thermes du 2e siècle de notre ère, ainsi que les restes d'une basilique chrétienne du 5e.

L'habitat s'est réfugié ensuite sur une butte et la cité a reçu précocement un évêché, restauré par Bertrand de L'Isle à la fin du 11e siècle. Sur la butte se rassemblent les témoignages d'une ville médiévale d'un certain poids, qui a pris le nom de son ancien évêque au moment de sa canonisation (1218); on y visite la porte Majou (la principale), la cathédrale gothique édifiée sur les restes d'une église romane du 12e s., et flanquée d'un cloître roman, restauré au 19e s. Saint-Bertrand a eu 900 hab. en 1841. À 1 km dans la plaine sur la rive gauche de la Garonne, la commune de Valcabrère (160 Valcabrérois, 161 ha) s'orne en outre d'une grande église romane au milieu des champs (Saint-Just), qui a remployé des pierres d'édifices gallo-romains et qui abrite des sarcophages. Un festival international de musique se tient chaque été à la cathédrale.