Saint-Bonnet-le-Château

1 600 hab., 187 ha, chef-lieu de canton du département de la Loire dans l'arrondissement de Montbrison, 28 km au sud de la ville et autant à l'ouest de Saint-Étienne, à 860 m. Selon les humeurs et les ambitions, ses habitants sont nommés les Sambonitains, les Castel-Bonnisontains et plus trivialement les Cacamerlots. Son nom primitif, Castrum Vari, pourrait aussi donner Castrovariens, mais ce terme n'est pas employé. C'est la plus active bourgade à l'intérieur des monts du Forez, et elle s'est longtemps maintenue au-delà de 2 000 hab., du début du 19e s. à 1975; mais sa population diminue depuis cette date (-60 hab. de 1999 à 2006). Située sur un oppidum romain, elle a été active au Moyen Âge et pendant la Renaissance, et en a conservé quelques maisons et une grande collégiale à trois nefs, du 15e s., riche en ornements; hôpital local (10 lits de médecine, 136 en tout), un collège public et un privé, un plan d'eau avec base de loisirs.

Classée «petite cité de caractère», elle reste cependant industrieuse. Elle est le fief du fabricant de boules métalliques Obut (1 450 sal.), et c'est pourquoi un musée international de la pétanque et de la boule a été ouvert au bourg, dans un ancien atelier. En outre, Souvignet (50 sal.) fabrique des sièges pour collectivités (cantines, écoles, etc.); appareils électriques Atomelec (60 sal.), fabrique d'armes Chapuis-Manurhin (50 sal.), négoce de métaux Deville (35 sal.); tissus d'ameublement Forézienne Textile (45 sal.). Saint-Bonnet est le siège de la communauté de communes du pays de Saint-Bonnet-le-Château, qui dépasse nettement le canton (18 communes, 9 800 hab.).

Le canton a 7 000 hab., 11 communes, 19 771 ha dont 8 155 de bois; limitrophe des départements du Puy-de-Dôme et de la Haute-Loire, il s'étire d'ouest en est sur 26 km entre la vallée encaissée de l'Ance à l'ouest et les bords de la Loire près de Firminy. La Tourette (430 hab., 565 ha), juste au sud-est de Saint-Bonnet, a une fabrique d'appareillage médical (Ateliers du Haut Forez, 60 sal.) et a gagné une quarantaine d'habitants de 1999 à 2004. Sur la route principale, 6 km à l'ouest de Saint-Bonnet, Estivareilles (520 Estivaliens, 2 256 ha dont 1 000 de bois), à 896 m au bord de la vallée encaissée de l'Andrable qui descend vers le sud et rejoint l'Ance juste avant son confluent avec la Loire à Bas-en-Basset (Haute-Loire), propose un musée d'histoire du 20e siècle. La commune se dépeuplait lentement depuis 1876 (1 500 hab.), mais elle vient de gagner 125 hab. entre 1999 et 2007.

Plus loin à 8 km au sud-ouest, Usson-en-Forez (1 300 Ussonais, 4 724 ha dont 1 871 de bois), «en Forez» depuis 1958, a choisi de proposer un écomusée rural du Haut-Forez. Cette commune étendue, dont le village est à 915 m et qui culmine à 1 020 m, a eu 3 800 hab. au milieu du 19e s.; elle maintient toutefois de petits ateliers et les services d'un village-centre et, pour la première fois depuis 1841, elle regagne des habitants (+160 hab. de 1999 à 2005).

Vers le sud du canton à la limite de la Haute-Loire, Apinac (310 Apinacois, 1 535 ha dont 750 de bois), 11 km au SO du chef-lieu à 940 m, est un ancien village fortifié, qui a eu plus de 1 000 hab. au milieu du 19e s.; on y visite le moulin rénové de Vignal; la commune a gagné 60 hab. de 1999 à 2007. Rozier-Côtes-d'Aurec (370 Roziérois, 1 389 ha dont 590 de bois), 9 km au SSE de Saint-Bonnet à 850 m, conserve une église des 11e-12e s. d'un prieuré clunisien; la commune a atteint son minimum en 1990 (260 hab.) et poursuit sa progression (plus de 50 hab. entre 1999 et 2004) mais avait 1 300 hab. en 1881. Saint-Maurice-en-Gourgois (1 300 Gargomançois, 3 183 ha dont 1 016 de bois), à 790 m, est la commune la plus orientale du canton et son territoire descend sur la rive gauche de la Loire, rehaussée par les eaux du lac de Grangent. Le peuplement y a nettement repris après le minimum de 1975 (750 hab., contre 2 000 dans les années 1880); elle a gagné 370 hab. de 1999 à 2006 (+29%).