Saint-Brevin-les-Pins

12 400 hab. (Brévinois), 1 929 ha dont 550 de bois, commune de la Loire-Atlantique dans le canton de Paimbœuf, 11 km à l'ouest de celle-ci face à Saint-Nazaire, à laquelle la relie un grand pont d'estuaire depuis 1995. Le nom s'écrit officiellement sans accent et fait suite à un Saint-Brevain de 1794; mais l'habitude s'est souvent prise de dire Saint-Brévin. La commune est exposée à l'ouest, face à l'Atlantique juste à la sortie de l'estuaire de la Loire.

Elle est formée de deux agglomérations balnéaires principales. Au nord, Saint-Brevin-les Pins s'étend sur près de 4 km entre les deux pointes couronnées par d'anciens forts, celle du Nez de Chien sur la Loire, celle du Pointeau au sud. Près de la première se trouvent l'accès au pont de Saint-Nazaire, le quartier de Mindin avec un jardin botanique et une esplanade et, dans le fort, le musée de la Marine; quelques mégalithes aussi. Le Pointeau forme un cap, aménagé en parc; au sud, s'étend sur 3 km Saint-Brevin-l'Océan, prolongé par les lotissements et les bois de l'Ermitage, également riches en menhirs. Cette partie a été la première urbanisation balnéaire proprement dite, organisée par une société d'investissement dès 1882; le village ancien de Saint-Brevin, au nord, s'est entouré de pins, puis peu à peu de villas, et a obtenu d'ajouter «les Pins» en 1900.

L'ensemble dispose de plages très étendues, mais exposées à la houle. Il est très apprécié des Nantais et des Nazairiens. La commune a bien entendu un casino (groupe Émeraude, 50 sal.) et un club de voile; elle dispose aussi d'un centre de soins spécialisé pour enfants, de deux collèges (privé et public), d'un centre de formation d'apprentis du bâtiment, d'une zone d'activités. Prolongement de l’agglomération nazairienne, elle abrite des bureaux de la banque BNP-Paribas (270 sal.), un hypermarché Leclerc (150 sal.) assorti de Leclerc Meubles (20 sal.) et un supermarché U (45 sal.), un négoce de matériaux Océane (25 sal.).

L'industrie est néanmoins bien représentée, en liaison avec le pôle nazairien: fabrique de pièces plastiques pour le bâtiment (Maugin, 230 sal.), ateliers de mécanique Halgand (180 sal.), Mesure (65 sal.), métallerie Metalu (40 sal.); ingénieries Eiffel (230 sal.) et ECA CNAI (25 sal.); installations électriques Sola EnerJade (25 sal.), plâtrerie Lormeau (25 sal.), maçonnerie Guilbaud (20 sal.); location d'engins et camions Sloma (50 sal.), espaces verts Abeljade (35 sal.), traitement des eaux Eaux et Ozone (Veolia, 30 sal.); cabinet d'assurances Brouillon-Lassalle (20 sal.), camping Le Fief (20 sal.), hôtel du Béryl (20 sal.); transports par cars STAO (25 sal.); l'Office de Tourisme emploie 55 salariés.

La commune a 5 hôtels (160 chambres), 7 campings (1 450 places) dont 2 de luxe (880 places) et 3 700 résidences secondaires, qui ne font cependant que 40% des logements. Elle a eu 1 000 hab. en 1850, 1 600 en 1900, 3 400 en 1936, puis elle est passée à 6 000 en 1946 et n’a cessé de croître depuis, gagnant 2 600 hab. (+27%) entre 1999 et 2009. Le maire est Yannick Haury, également conseiller général (divers droite). L’Insee accorde à Saint-Brevin-les-Pins une unité urbaine de 21 600 hab., qui serait ainsi la première du département hors des deux grandes agglomérations.