Saint-Jean-en-Royans

2 900 hab. (Saint-Jeannais), 2 786 ha dont 1 492 de bois, chef-lieu de canton du département de la Drôme dans l'arrondissement de Valence, 46 km à l'est de la préfecture au bord de la Lyonne, affluent de la Bourne; collège public; transports Mora (40 sal.), Intermarché (30 sal.). La population communale est restée très stable au cours des deux derniers siècles. Le territoire communal s'enfonce au sud-est dans la profonde reculée de la Combe Laval, dont elle possède le versant gauche, et monte à plus de 1 100 m dans la montagne de l'Écharasson. La route vers le sud passe en tunnel sous le col de la Machine au sommet du cirque de la Combe Laval; une usine électrique est installée dans la culée. Vers l'ouest, la commune projette une longue queue à travers la montagne de la Sieurle, et atteint 1 295 m à la montagne de Musan. Un aérodrome est équipé au NE du bourg, avec une piste gazonnée de 650 m, et un aéroclub. La communauté de communes du pays de Royans rassemble 11 communes (6 500 hab.) et siège à Saint-Jean.

Le canton a 6 700 hab., 12 communes, 24 183 ha dont 14 148 de bois; limitrophe du département de l'Isère, il est bordé au nord par la vallée de la Bourne et s'étend dans la partie occidentale du Vercors. Saint-Nazaire-en-Royans (510 Nazairois, 354 ha), 9 km au NO du chef-lieu, est près du confluent de la Bourne et de l'Isère, et connu pour la grotte préhistorique de Thais; centre pour handicapés de la MGEN au château Laurent; aqueduc de 1876, avec musée et spectacle estival; bateau de croisière à roues; ateliers de plastiques Carniel Sonoplast (40 sal.) et de bétons Idbat (30 sal.).

La Motte-Fanjas (140 Fanjamotteux, 478 ha) est à 4 km à l'est de Saint-Nazaire au bord de l'Isère; charpentes Royans (25 sal.). Saint-Thomas-en-Royans (480 Saint-Thomassois, 515 ha), 4 km au nord de Saint-Jean, est près du confluent de la Lyonne et de la Bourne; institut médico-éducatif. Rochechinard (110 Sinarupiens, 978 ha dont 630 de bois), 6 km ONO du chef-lieu, s'adosse au premier mont du Vercors en tournant le dos à Hostun; ruines de l'ancien château féodal, musée de la mémoire du Royans; la commune est intégrée au parc régional du Vercors.

Saint-Laurent-en-Royans (1 300 Lauroyens, 2 739 ha dont 1 824 de bois), 4 km au NE de Saint-Jean, est également dans le parc. Son territoire atteint au nord le confluent de la Bourne et de la Vernaison et s'enfonce au sud dans la Combe Laval, dont elle possède le versant droit; la combe est fermée au sud-est par le crêt de la Montagne de l'Arp, qui culmine à 1 408 m à la Roche des Arnauds. La commune accueille un centre d'aide par le travail et un Centre national médico-éducatif et d'adaptation. La population était tombée à 860 hab. en 1962; elle a gagné une centaine d'habitants de 1999 à 2005.

Sainte-Eulalie-en-Royans (520 Saint-Eulaliens, 614 ha dont 261 de bois), juste au NE de Saint-Laurent, près de Pont-en-Royans (Isère), est juchée au-dessus de la rive gauche de la Vernaison, à la sortie du défilé des Petits Goulets et près du confluent de la Bourne; la firme Sorea y fabrique des démarreurs d'automobiles (60 sal.). Un peu isolée à l'angle NE du canton, mais néanmoins parcourue par la route de La Chapelle-en-Vercors à Pont-en-Royans, Échevis (52 Cavisiens, 1 111 ha dont 640 de bois) disperse ses quelques maisons dans la profonde reculée de la Vernaison, entre les étroits des Grands Goulets en amont et des Petits Goulets en aval.

Le quart sud-est du canton est tout entier dans la commune de Bouvante (220 Bovantéens, 8 388 ha dont 5 670 de bois, à 585 m au chef-lieu), d'habitat très dispersé et de relief complexe, qui a eu plus de 1 000 hab. au début du 19e s., et dont la population reste stable depuis 1975. Au sud-est, son territoire atteint 1 651 m au puy de la Gagère et 1 692 au pas de l'Infernet, extrémités du plateau de Font d'Urle. Celui-ci, très plat, est troué de scialets et couvert par la pelouse alpine; Font d'Urle-Chaud Clapier est devenue une station fréquentée de sports d'hiver, en ski nordique et même en ski alpin (16 pistes, 9 remontées). Au nord s'enfonce une vallée dont les eaux se perdent, pour réapparaître plus au nord du côté de la Combe Laval et de la Lyonne; grotte de Brudour, forêt domaniale de Lente et route vers le col de la Chau (1 337 m) d'où l'on passe à Vassieux; une petite station de neige au hameau de Lente pour le ski de fond. Plusieurs belvédères et grottes agrémentent la partie centrale de la commune, sur le gros dos d'un mont de direction sud-nord et dont les sommets dépassent 1 400 m.

L'ouest de la commune est accidenté par la vallée de la Lyonne, qui occupe une grande combe anticlinale barrée par le lac artificiel de Bouvante, sous le hameau de Bouvante-le-Haut. Le barrage date de 1925 et a 23 m de haut; le lac s'étend sur 20 ha et stocke 1,3 Mm3; ses eaux sont conduites par une galerie souterraine de 5 km jusqu'à la centrale électrique située sur la Lyonne à sa sortie de la commune, sous le hameau de Bouvante-le-Bas. La vallée se termine au sud en reculée sous le col de la Bataille (1 313 m).

À l'angle SO du canton, Léoncel (55 Cellynois, 4 301 ha dont 2 363 de bois), à 910 m, est accessible par plusieurs petites routes, mais toutes longues et sinueuses; la plus courte met Léoncel à 20 km du chef-lieu. Le village, qui se dépeuple encore (47 hab. en 2006) est à la tête de la vallée du ruisseau de Léoncel, affluent de gauche de la Lyonne qui descend donc vers le Royans, l'altitude atteint 1 450 m à la montagne de Choret, au SE du village; petite station de ski nordique du Grand Échaillon vers 1 200 m. La commune fut créée en 1854, avec 450 hab…

Oriol-en-Royans (380 Oroyens, 1 601 ha dont 874 de bois) est à 4 km au SO de Saint-Jean au bord de la Lyonne; peuplée de 1 000 hab. dans les années 1840, elle a cédé ses hauts pâturages lors de la création de Léoncel, en perdant 350 hab.; elle s'est moins dépeuplée ensuite que les communes les plus montagnardes, et vient de regagner 80 hab. entre 1999 et 2004. Saint-Martin-le-Colonel (170 Columartins, 320 ha) est de l'autre côté de la Lyonne, à 7 km SSO du chef-lieu, et n'a qu'un très petit territoire, montant toutefois à plus de 1 000 m.