Saint-Laurent-de-la-Salanque

8 700 hab. (Laurentins), 1 239 ha dont 232 de vignes, chef-lieu de canton des Pyrénées-Orientales dans l’arrondissement de Perpignan, 14 km NNE de la préfecture (Sant Llorenç de la Salanca). La commune s’étend vers le nord jusqu’au milieu de l’étang de Leucate; elle a un collège public et un aérodrome avec terrain militaire, auquel fut associée une base d’hydravions en 1925 pour Latécoère; cet espace a reçu au profit de la DGSE une station d’écoute à grandes antennes-parapluies pour la surveillance du territoire jusqu’en Afrique du Nord. Le finage reste très agricole, avec caves coopérative et horticole, maraîchage et vergers; on y pêche l’anguille. Saint-Laurent offre à la visite un musée de la marine, une église du 17e siècle, un village de vacances; supermarché Carrefour (120 sal.), magasin Lidl (25 sal.), travail temporaire Adia (50 sal.); un petit hôtel, un camping (130 places).

La commune avait déjà 5 500 hab. en 1886; elle a perdu en 1929 le territoire du Barcarès, et n’avait plus que 3 000 hab. en 1954, avant d’entamer une nouvelle croissance, passant par 4 000 hab. en 1975, 7 200 en 1980 (sdc); elle a encore gagné 700 hab. entre 1999 et 2009. La ville est le siège de la communauté de communes Salanque-Méditerranée (2 communes, 10 600 hab.) qu'elle ne forme plus qu'avec Claira. Le canton a 21 700 hab. (18 000 en 1999), 5 communes, 7 517 ha; il touche au département de l’Aude, englobe la moitié de l’étang de Leucate-Salses et borde la mer sur 11 km. Les autres communes sont Le Barcarès, Torreilles, Claira et Saint-Hippolyte. L'espace agricole est surtout de vergers, notamment d'abricotiers, et de maraîchage.