Saint-Martin-de-Seignanx

4 800 hab. (Saint-Martinois), 4 536 ha dont 2 373 de bois, chef-lieu de canton des Landes dans l’arrondissement de Dax, en grande banlieue de Bayonne (11 km NE). Sa population s’était érodée de 1876 (2 700 hab.) aux années 1960 (2 000) et s’est mise à croître fortement ensuite, surtout après 1980 (2 600 hab.); elle s'est encore accrue de 850 hab. entre 1999 et 2008. Le petit village originel se voit à peine au milieu des lotissements de l'agglomération principale; celle-ci est doublée au sud sur la N 117 par le Quartier Neuf. Les deux zones d'activités d'Ambroise et du Seignanx sont au sud-ouest, celle de Saubeyres à l'est, les trois à proximité de la N 117.

La commune conserve un château de Saint-Martin des 16e et 17e s., plusieurs autres châteaux du 19e s. dans sa partie centrale (Courrau, Sault, Lannes) et accueille un collège public, un centre d’aide par le travail, une maison de retraite, un club réputé de pelote basque et plusieurs ateliers, surtout de bâtiment, dont les fermetures Peyrichou (170 sal.), les cheminées et barbecues Le Marquier (80 sal.), les traitements de surfaces Avia (30 sal.), les constructions métalliques Galvasteel (20 sal.), les plastiques APR (20 sal.); négoce de matériel de chantier Bergerat-Monnoyeur (35 sal.), nettoyage Pronett (45 sal.), enlèvement d'ordures BAB (30 sal.) et traitement d'eaux usées Sanitra (20 sal.), travaux publics Sacer (20 sal.); supermarché U (40 sal.).

Le relief du plateau, qui monte à 73 m au sud, est finement découpé en basses collines aux versants boisés, l'habitat se tenant sur les parties hautes. Il se termine au sud par un coteau nettement marqué au-dessus des barthes de l'Adour; celles-ci, larges de 1 500 m, sont drainées à la manière des polders et bordées sur la rive de l'Adour par une série d'habitations, mais de petits étangs et marais subsistent au pied du coteau. Vers le nord-ouest, la commune s'orne des châteaux de Labès (19e s.) et Monchoisy (18e s.) et inclut l’étang d’Yrieux (80 ha , qui fait partie de la réserve nationale d'Hourtin. Au sud-ouest, elle accueille l'échangeur autoroutier de Tarnos. Au sud-est, le relief est un peu plus élevé et accidenté; l'étang de Puntes se cache au creux d'une avancée des collines, dans un petit bassin boisé où a été aménagé un jardin des Sens. Dans une large échancrure du coteau, une extension des barthes comprend la réserve naturelle de Lesgau (94 ha). Saint-Martin est le siège de la communauté de communes du Seignanx, qui correspond au canton.

Le canton a 24 000 hab. (20 500 en 1999), 8 communes, 14 980 ha dont 6 107 de bois. Il va jusqu’à l’océan par Tarnos et Ondres. Il est traversé par la N 117 de Bayonne à Pau; au sud, il suit la rive droite de l’Adour et se trouve ainsi limitrophe des Pyrénées-Atlantiques. Saint-André-de-Seignanx (1 550 hab., 1 949 ha dont 1 049 de bois), 4 km au NE du chef-lieu, est séparée de celui-ci par une petite vallée que suit le canal de Moussehouns et qui aboutit au nord à l'étang d'Orx. À l'est de celui-ci, la commune possède une partie du Marais Sud, traité en polder et entouré par le canal de Burret. L'habitat se disperse dans un ensemble de basses collines plus finement découpées encore qu'à Saint-Martin; Betbeder et Mayou en sont les principaux hameaux; d'autres s'étirent le long de la N 117; châteaux Le Hitau (16e s.), de Castets et de Lalanne (18e s.), petit étang et moulin de la Moulasse au nord-est. La population a augmenté de 230 hab. entre 1999 et 2008.

Vers l’est, Biaudos (760 Biaudossais, 1 559 ha dont 633 de bois) et Biarrotte (250 Biarrottais, 490 ha dont 200 de bois) se succèdent sur la route de Pau (N 117). Elles abritent plusieurs châteaux, le plus souvent du 19e siècle, sauf à Biarrotte le château de Camiade, du 18e s. avec un grand parc, et le château de la Mayou, en partie du 17e s.; belle église romane du 12e s. au village et, au sud de la commune, lac d’irrigation de Bédorède (26 ha) dans une vallée qui descend vers l’Adour et qu'emprunte le canal du Moulin de Biaudos. Biaudos a un centre d’aide par le travail, et de petits étangs près du château de Biaudos (19e s.) au nord; château de Montplaisir (19e s.) au sud-ouest. Au sud, son finage s'avance en pointe vers les barthes de l'Adour, dont la commune a de petites fractions au pied du plateau. Biaudos a gagné plus de 100 hab. de 1999 à 2008, Biarrotte une vingtaine.

Saint-Laurent-de-Gosse (540 hab., 1 739 ha dont 395 de bois), 9 km à l’est du chef-lieu, disperse ses maisons sur un massif de collines en presqu'île, dominant les barthes de l'Adour et la vallée du Moulin de Biaudos; elle a un fronton et quelques vestiges d'un Château Vieux. Au nord, son finage contient le barrage et une partie de l'étang de Bédorède et s’orne du château de Lagurgue (19e s.). Plus connu, le château de Montpellier (18e s.) est au sud-ouest, au bord de l’Adour. La plaine de l'Adour alterne barthes humides et mouras asséchés, dont le principal est au sud-ouest le Grand Moura de Montrol, entre le château de Montpellier et le coteau de Montrol. La commune a gagné une cinquantaine d'habitants après 1999. Saint-Barthélemy (360 hab., 566 ha), 6 km au SE du chef-lieu, est une petite commune dont le centre se perche sur un minuscule îlot, isolé au milieu des barthes. Son territoire est est dans les barthes, entre les esteys de Saint-Jean à l'ouest et de Lapègue à l'est, et comprend au nord un secteur de collines dit des Hautes Terres, sur lequel court la D 154. Elle a gagné 120 hab. de 1999 à 2008, soit moitié plus.