Saujon

6 650 hab. (Saujonnais), 1 807 ha, chef-lieu de canton de la Charente-Maritime dans l’arrondissement de Saintes, 26 km OSO de Saintes au bord de la Seudre, dont le bourg tenait jadis le premier pont, ce qui contribua à y développer foires et marchés qui sont encore l’une de ses fonctions. La ville est essentiellement un centre de services et commerces; les principales entreprises sont en effet une maison de retraite (Orpea, 50 sal.), une clinique psychiatrique (Hippocrate, 45 sal.), un supermarché U (65 sal.) et un Intermarché (40 sal.); transports JM (20 sal.).

Une station thermale créée dans les années 1860 s’est maintenue et rénovée, mais reste très petite — l’établissement thermal n’a qu’une dizaine d’employés et il n’y a pas de casino, Royan est à moins de 10 km. Saujon a un collège public, une gare, avec bifurcations; un train touristique évolue en saison entre Saujon et La Tremblade. Saujon avait déjà 3 400 hab. à la fin du 19e s.; après un creux à moins de 3 000 dans les années 1920, la ville a entamé une croissance continue, passant les 4 000 hab. en 1972, les 5 000 vers 1995. Sa population s'est accrue de 1 140 hab. entre 1999 et 2008.

Le canton a 18 150 hab. (14 700 en 1999), 13 communes, 19 775 ha dont 3 478 de bois; il est traversé du NE au SO par la N 150 et la voie ferrée entre Saintes et Royan, et du SE au NO par la Seudre, mais n’a qu’une très faible surface de marais. Au sud, Médis a grandi sous l’impulsion de Royan. Corme-Écluse (1 020 Cormillons, 1 749 ha), 7 km SE de Saujon, a une église à façade saintongeaise et beau portail; elle a gagné 250 hab. de 1999 à 2008.

À 6 km au NNE de Saujon, le village de Sablonceaux (1 220 Sablonçonnais, 2 209 ha dont 217 de bois) est accompagné, 800 m à l’est, par la haute silhouette de l’abbaye Notre-Dame, fondée en 1136; elle conserve des bâtiments du 13e s. et ultérieurs, avec de grandes coupoles sur la nef de l’église; en partie restaurée après 1966, elle abrite une communauté monastique du Chemin neuf, qui propose céramiques, biscuits et spectacles «son et lumière». Le dolmen de la Pierre Levée est au SO de la commune. Celle-ci est en croissance (730 hab. en 1975) et a augmenté de 190 hab. depuis 1999.

Saint-Romain-de-Benet (1 650 Saint-Rominois, 3 278 ha), 7 km ENE de Saujon, a une église romane, restaurée au 19e s., issue d’un prieuré de Sablonceaux; tour de Pirelongue au sud du village, Champ romain ou «camp de César» à l’ouest, avec témoignages archéologiques; un musée des alambics est ouvert à la distillerie Brillouet à Pirelongue. La population de la commune croît aussi depuis 1975 (1 060 hab.), et a gagné 250 hab. depuis 1999; mais elle fut de 1 850 hab. en 1851. Le village est le siège de la communauté de communes des bassins Seudre et Arnoult (10 communes, 8 000 hab.). Pisany (460 Pisanéens, 659 ha), à mi-chemin de Saujon et de Saintes, a de vieilles halles remontant à Sully, et une gare.

Corme-Royal (1 620 Cormillons, 2 718 ha dont 366 de bois), 12 km au NE de Saujon à la source du Rivolet, affluent de l’Arnoult, est connue pour la façade romane à trois étages de son église du 12e s., et ses foires de la fin d’août; pépinière (20 sal.); château de Nalenzac, du 15e s.; 4 km au nord, au bord du Rivolet, ruines très anciennes du donjon de la tour de l’Isleau. La population communale croît sensiblement depuis 1975 (830 hab.); elle a 260 hab. de plus qu'en 1999. La petite commune de Thézac (330 Thézacais, 1 242 ha dont 300 de bois) au sud-est du canton, 12 km à l’est de Saujon, signale le début de l’aire du vignoble de Cognac: elle cultive 218 ha de vignes.