Sauve

1 920 hab (Sauvains), 3 156 ha dont 1 600 de bois, chef-lieu de canton du département du Gard dans l’arrondissement du Vigan, 45 km ONO de Nîmes sur la rive droite du Vidourle. C’est un beau village ancien avec des restes de fortifications et ruelles pittoresques, un vieux pont, de hautes maisons au-dessus du fleuve. Le fabuliste Florian (1755-1794) y est né. Sauve est «station verte de vacances» et un petit centre de services avec une bonneterie du groupe Éminence (100 sal.), et pour la tradition une fabrique originale de fourches en micocoulier.

Une éminence au nord du village a servi d’oppidum; non loin sont le hameau de Videbouteille et les châteaux de Valfonts et Monplaisir; au nord-est, sur une butte, se perche le hameau de Perdiguier-Haut Le sud du finage s’étend dans la forêt de Coutach et monte à 467 m dans les reliefs calcaires où sont plusieurs avens et où l’on visite une «mer de rochers». Un appendice du territoire communal s'avance au sud-est près de Quissac. Sauve a eu 2 700 hab. au tout début du 19e s., 2 200 à la fin, 1 200 seulement en 1954; la population augmente lentement depuis (+200 hab. de 1999 à 2009). Sauve est le siège de la communauté de communes de Coutach-Vidourle (17 communes, 8 500 hab.).

Le canton a 3 900 hab. (3 300 en 1999), 9 communes, 10 008 ha dont 4 226 de bois et garrigues et s’étend dans les garrigues et les plaines karstiques du pied des Cévennes, correspondant à peu près à l’ancien Salavès; quelques grottes et avens, des mas dispersés et de petits châteaux agrémentent des terroirs villageois maigrement peuplés. L’appellation vinicole Coteaux du Salavès s’applique à une partie de l’appellation de vin de pays des Cévennes et concerne plus de 30 communes, donc très au-delà du canton.

À l’extrémité orientale du canton, 4 km au SO de Lédignan, le petit village de Savignargues (210 Savignarguois, 277 ha), qui a gagné 70 hab. depuis 1999, propose chaque année un festival de théâtre d’humour. Puechredon (38 Puechredonais, 808 ha dont 448 de bois et garrigues), 3 km à l'ouest de Savignargues, rassemble plusiurs mas au pied des premiers reliefs; 103 ha de vignes.

Entre Sauve et Savignargues, quatre communes sont issues de regroupements anciens. Canaules-et-Argentières (430 Canautiérois, 1 006 ha) a été constituée en 1812 et inclut au nord le hameau de Trouillas, au sud celui d'Argentières, l'essentiel de l'habitat étant à Canaules; elle a gagné 90 hab. depuis 1999 et cultive 264 ha de vignes; cave coopérative. Saint-Nazaire-des-Gardies (80 Saint-Nazairans, 1 129 ha dont 278 de bois) unit quelques mas dispersés autour du château perché des Gardies; 232 ha de vignes.

Saint-Jean-de-Crieulon (230 Crieulonois, 557 ha) associe au nord petit village de Villesèque, étiré sur une crête nord-sud, au sud le site de Vallongue (moulin sur le Crieulon), et quelques mas; elle a gagné 80 hab. (plus d'une moitié) entre 1999 et 2009 et cultive 176 de vignes. Logrian-Florian (280 Logrianais, 858 ha dont 502 de bois et garrigues), 4 km au nord de Quissac, résulte d'une fusion de 1829, a eu 350 hab. en 1851, un minimum de 150 en 1982, et a gagné 50 hab. depuis 1999; Logrian est le village principal au nord-est, Florian un château au sud-ouest; au centre, le château de la Rouvière s'orne d'un lac de barrage de 33 ha sur le Crieulon, qui s'enfonce au sud dans les reliefs de Roucaute.

Durfort-et-Saint-Martin-de-Sassenac (720 Durnacois, 1 628 ha dont 866 de bois et garrigues) occupe tout le nord-ouest du canton dans les reliefs calcaires accidentés du lias et du jurassique au pied des Cévennes. La commune résulte d'une fusion ancienne (1862), avait alors 950 hab.; sa population s'est abaissée jusqu'à 390 en 1982, remonte depuis et a gagné 110 hab. de 1999 à 2009. Elle a des restes d'un château du 12e s. et des traces de mines de plomb et zinc (la Paillère) et de filatures de soie; 164 ha de vignes, avec cave coopérative; château de Vibrac à l'est.