Sauveterre-de-Béarn

1 400 hab. (Sauveterriens), dont 160 à part, 1 454 ha dont 628 de bois, chef-lieu de canton des Pyrénées-Atlantiques dans l’arrondissement d’Oloron à 39 km NO de la ville, sur la terrasse de rive droite du gave d’Oloron en amont du confluent du Saison. La bourgade, ancienne sauveté du clergé (12e s.), a des fortifications, un château avec donjon, une église romane du 12e s. avec large terrasse ombragée et de nombreuses maisons anciennes (13e-16e s.) qui l’ont fait classer parmi les «villages de charme». La ville a un collège public et un privé; viandes et salaisons Chevallier (Celpeyrat, 70 sal.), maçonnerie Larressat (20 sal.); informatique Octime (40 sal.) et Octea (20 sal.).

La commune avait 1 600 hab. en 1886, 1 200 en 1936 puis sa population a augmenté jusqu’à 1 570 hab. en 1975; elle diminue lentement depuis. Le finage est limité au sud par le Gave, sauf face à la ville où il déborde sur la rive gauche en annexant le faubourg de tête de pont d'Oreyte. Un petit méandre laisse une île dans l'Adour entre les deux. À l'est, sur la terrasse, se tient le hameau de Sunarthe. Au nord, le finage dépasse deux crêtes de collines successives dominant les vallées de l'Arrioutègue et de l'Héure, affluents de droite du Gave, pour monter jusque sur la crête dominant la vallée du Beignau qui est dans la commune de Salies-de-Béarn, et au hameau de Lasbordes partagé avec Salies. Le village est le siège de la communauté de communes de Sauveterre-de-Béarn, qui associe 22 communes (4 200 hab.).

Le canton a 4 000 hab. (20 communes, 14 240 ha dont 3 000 de bois); il s’étire d’ouest en est de part et d’autre du gave d’Oloron, surtout au nord dans l’Entre-Deux-Gaves. Ses communes sont particulièrement petites, en dépit de fusions anciennes. Guinarthe-Parenties (250 hab., 248 ha) est juste au sud de Sauveterre, au passge de la D 933, ancienne route nationale vers Saint-Jean-Pied-de-Port; les deux villages, Parenties en amont et Guinarthe sur la grand-route, sont sur le rebord de la terrasse au-dessus de la rive droite du Saison. Les communes ont été réunies en 1845.

Autevielle-Saint-Martin-Bideren (150 hab., 587 ha) est juste au nord-ouest, et vient d'une fusion de 1842. Bideren est sur la pointe de confluence du Gave et du Saison, avec un château au-dessus de la rive gauche du Gave. Autevielle est proche, sur la terrasse de rive gauche du Saison; le pont de la D 936 les relie. Saint-Martin est un peu plus au nord sur le rebord de la terrasse du Saison dominant le confluent. À l'ouest, le finage monte sur les collines boisées mais sans s'étendre beaucoup. Abitain (100 Abatinois, 659 ha) est 3 km au nord de Saint-Marcel, 9 km NO de Sauveterre, sur le bord de la terrasse mais un peu à l'écart du Gave, qui fait devant le village une courbe vers l'est. Le finage s'étage en quatre terroirs de la basse terrasse à la moyenne qui porte le village, à la haute terrasse qui est peu habitée, et aux collines qui les dominent; au sud, le quartier de Lahire a une certaine cohésion à travers ces terroirs successifs.

Deux communes sont sur la rive droite du Gave en aval de Sauveterre. Oraàs (170 hab., 1 057 ha) est la plus septentrionale, à 8 km NO du chef-lieu sur la terrasse principale. Le finage atteint au sud le confluent de l'Héure et du Gave au hameau de Cautérou. À l'est, le hameau de la Saline est dans un vallon échancrant le coteau qui domine la plaine du Gave. Le finage monte en pointe vers le nord-est dans les collines jusqu'au hameau de Lasbordes. Le centre d'Athos-Aspis (190 hab., 590 ha) est à 5 km NO de Sauveterre, sur un promontoire de la haute terrasse; Aspis est un hameau de structure lâche qur la moyenne terrasse et à mi-chemin de Sauveterre; le territoire communal, limité au nord par le cours de l'Héure, ne va pas très loin dans les collines à l'est. Athos et Aspis ont fusionné en 1842.

Saint-Gladie-Arrive-Munein (190 hab., 653 ha) est sur la large terrasse entre Gave et Saison et vient d'une fusion de communes de 1841; le centre est à 3 km au SE de Sauveterre et a une église classée des 12e et 14e s.; Munein est sur le rebord au-dessus du gave, au nord; Arrive est en position symétrique sur la droite du Saison au sud. Mais le finage possède une extension vers le sud dans les collines au-delà du Saison. La commune accueille l'entyreprise de génie thermique SFEI (45 sal.), le négoce de matériaux Etchegintza (25 sal.), la fabrique de béton Préfa (20 sal.). Espiute (120 hab., 409 ha) est dans la petite plaine de rive gauche du Saison en amont, à 7 km SE du chef-lieu; son finage est entièrement au sud du Saison et a une plus large section des collines méridionales. Tabaille-Usquain (56 hab., 450 ha) est au contraire entièrement sur la rive droite, au nord du Saison; en dépit du nom, la commune réunit trois villages ou hameaux, Tabaille en aval près de la rivière, Campagne dans un même site en amont, Usquain sur les collines au nord-est. La fusion est de 1842.

Montfort (170 hab., 864 ha) est une grande commune adossée à la précédente, et qui la dépasse nettement vers l'est. Son église est classée. Son territoire est limité au nord par le Gave et associe un étroit fragment de plaine où court la D 936, un trottoir de terrasse découpé par de petits vallons où se tient le village, et les pentes douces du versant des collines au sud. Barraute-Camu (160 hab., 394 ha) lui fait suite vers l'aval; mais son finage, issu d'une fusion de 1841, se limite presque aux terrasses de rive gauche du Gave, laissant à peu près tout le versant nord des collines d'entre Gave et Saison à Montfort. L'habitat, là encore, se répartit en trois hameaux: deux proches du Gave, Barraute en amont, Camu en aval, proche de Munein; Lahitau en retrait, au pied de l'extrémité occidentale des collines.

Quatre communes se suivent sur la rive droite du Gave en amont de Sauveterre. Ossenx (45 hab., 402 ha) est la plus en amont, à 12 km ESE de Sauvetere. Le village est au pied des collines qui forment la plus grande partie de son territoire au nord. Narp (120 hab., 633 ha) lui fait suite dans une position comparable mais avec des collines plus effacées; le village bénéficie d'un pont vers Montfort et accueille plusieurs petits ateliers. Laàs (120 hab., 646 ha) étale ses maisons des collines au Gave, à 9 km ESE du chef-lieu; elle se signale par son château au bord du Gave, avec jardin à la française, parc-labyrinthe et musée du maïs, plus de très riches collections; le village eut une célébrité dans la poterie et la taille des pierres, et 600 hab. au milieu du 19e siècle. Andrein (130 hab., 780 ha dont 300 de bois) est une commune d'habitat très dispersé entre Laàs et Sauveterre, face à Barraute-Camu; le château de Bachoué est sur le versant au-dessus du Gave.

Quatre communes se partagent les collines au nord-est du canton. Burgaronne (100 hab., 527 ha) perche son centre à 3 km au NE de Sauveterre, sur la crête d'interfluve entre Gave et Héure, que suit la D 23. Orion (160 hab., 980 hab. dont 376 de bois) est plus à l'est et plus étendue; son village se perche à 9 km NE du chef-lieu et conserve un château; le finage atteint à l'est un vallon donnant sur la vallée du Saleys; au sud-est du village, le hameau de crête d'Hourcade est au croisement de deux routes de crête, D 23 et D 30. L'Hôpital-d'Orion (170 hab., 847 ha dont 285 de bois) est la commune la plus septentrionale du canton, mais un peu isolée dans la vallée de Saleys et plus orientée vers Salies-de-Béarn (9 km), voire vers Orthez (11 km), que vers un Sauveterre plus éloigné (12 km) et qui, surtout, a bien moins de commerces et de services; son église du 12e s. est classée. Orriule (130 hab., 636 ha) est au sud-est d'Orion, 10 km ENE de Sauveterre, avec un habitat très dispersé dans le bassin d'un vallon qui descend vers le Gave et l'atteint dans la commune d'Andrein.