Seix

830 hab. (Seixois), 8 678 ha dont 2 844 de bois, commune de l'Ariège dans le canton d'Oust, 2 km au SO du chef-lieu au bord du Salat à 510 m. Le village, assez bien équipé, où siège la communauté de communes du canton d'Oust, est dominé par le sommet du Cos (1 013 m, large panorama). Il conserve le château féodal de Vernon, successeur du château «royal», flanqué de trois tours rondes et s'orne d'une église fortifiée et de maisons à galeries. Il offre un collège public, un centre d'interprétation des cultures locales avec musée-maison du patrimoine au château en cours de restauration, la maison du Haut-Salat (centre international de séjour) dans une ancienne scierie de marbre, et un musée du marbre et de géologie. Seix a plusieurs villages et centres de vacances dont un de 350 places, la commune cumulant 1 200 lits de tourisme et se classant «station verte de vacances»; 560 résidences secondaires contre 410 principales, un petit hôtel, deux campings (160 places).

Seix fut une possession languedocienne enclavée dans le Couserans, et le village a été fondé ou refait en 1280, en paréage entre le roi et le seigneur local, Balbi de Vernon, et eut le statut de ville franche. Très étendue, la commune atteint au sud la crête frontière, entre le Valier et le pic de la Pale (2 721 m) à l'ouest, les abords du pic de Montaud (2 496) au SE; on y a extrait du marbre, et elle avait plus de 4 000 hab. dans les années 1840, 3 000 en 1900, 2 000 en 1926 avant de passer au-dessous de 1 000 en 1976; elle a regagné 110 hab. depuis 1999.

La vallée centrale d'Estours mène au port d'Aula (2 260 m), l'un des plus fréquentés jadis dans les Pyrénées ariégeoises. Une difficile route de montagne y conduit, mais sans débouché en Espagne, et non pas par la vallée, mais à partir de Couflens sur le Salat, en passant par l'étang d'Areau (1 886 m, 2 ha). Le fond de vallée d'Estours n'est suivi que par le GR 10; une usine hydroélectrique est au hameau d'Estours; la grotte des Hommes morts s'ouvre au-dessus du hameau. Au nord, la commune englobe une part de la vallée d'Esbints, dont la soulane porte la route du Salat au Lez par le pas de la Core; au SE, la limite suit le cours du Salat et de son affluent l'Angouls.

En amont de Seix sur le Salat, à 11 km au sud à 700 m, Couflens n'a plus que 85 habitants (Couflensois), contre 1 500 en 1846; mais c'est un peu mieux qu'en 1999. Elle a 220 résidences secondaires pour une cinquantaine de résidences principale. Son territoire s'étend sur 5 626 ha dont 1 692 de bois. Le village a été plusieurs fois victime de crues, encore en 1982. Le finage englobe toute la haute vallée du Salat, sous le mont Rouch (2 858 m), soit deux cirques dominés par la crête frontière et confluant à Salau. Le hameau de Salau a longtemps servi d'étape de pied de col vers le port de Salau qui, à 2 087 m seulement, fut le plus fréquenté des Pyrénées ariégeoises, déjà à l'époque du Fer, et au Moyen Âge; on y passa même des troncs d'arbres pour les papeteries du Couserans. Une église romane des hospitaliers de Saint-Jean (12e s.) y subsiste, survivance d'un relais hospitalier; une mine de tungstène fut exploitée, dans le cirque oriental, entre 1971 et 1986, dont on sortit un million de tonnes de minerai. Une usine hydroélectrique fonctionne à Salau.