Sigean

5 500 hab. (Sigeanais), 3 535 ha dont 975 de vignes, chef-lieu de canton du département de l’Aude dans l’arrondissement de Narbonne, 25 km au sud de celle-ci. Le bourg est à 7 km de la mer, sur l’ancien tracé de la nationale 9. La commune compte une bonne partie de l’étang de Sigean, dont l’île et l’étang de l’Aute (parc naturel communal), et l’ancien Grand Salin. Le parc animalier de la Réserve africaine, au nord, sur 300 ha, emploie 65 personnes et reçoit de nombreux visiteurs. La commune a deux campi,ngs (330 places) et 610 résidences secondaires sur 3 100 logements.

La commune, qui exploite des vignobles de plaine, offre aussi un ensemble d’attraits et d’équipements: site archéologique de l’oppidum du pech de Mau, au NO, occupé à l’âge du Fer; centre d’art contemporain au hameau du Lac; musée des Corbières au bourg; collège public; échangeur autoroutier; base nautique de Port-Mahon avec école de voile sur l’étang, village de vacances; centre de rééducation de la Pinède; maison de retraite (la Pinède, 40 sal.) et Intermarché (45 sal.); transports Sud Pulvé (30 sal.).

Un parc éolien pionnier se tient depuis 2000 sur les collines de garrigues de Sigean-Port-la-Nouvelle (10 hélices Gamesa, 6,6 MW, à la Compagnie du Vent); il forme avec les 5 machines voisines de Port-la-Nouvelle le parc des Corbières Maritimes. La population de Sigean avait atteint un premier maximum à 4 200 hab. en 1881; descendu à 2 300 hab. en 1954, le nombre des habitants a constamment augmenté depuis, avec un relatif palier toutefois entre 1968 et 1982; elle s'est accrue de 1 400 hab. entre 199 et 2009. La commune est le siège de la communauté de communes Corbières en Méditerranée presque identique au canton (10 communes, 19 500 hab.).

Le canton a 21 500 hab. (16 600 en 1999), 11 communes, 29 630 ha dont 8 319 de bois et garrigues. Limitrophe des Pyrénées-Orientales, il s'étire sur plus de 30 km du nord au sud entre les Corbières et la mer. Il inclut Port-la-Nouvelle, à l'est de Sigean. La pointe sud est occupée par la commune de Leucate. Non loin, Fitou est connue pour son AOC viticole, la plus ancienne du Languedoc (1948) et étendue à ses voisines Caves et Treilles aux noms évocateurs, La Palme pour son étang.

Roquefort-des-Corbières (970 Roquefortois, 4 544 ha dont 3 500 de bois, 810 de vignes), 5 km SSO de Sigean, et Portel-des-Corbières (1 190 1 100 hab., 3 510 ha dont 823 de bois, 908 de vignes), 6 km NO de Sigean au débouché de la Berre, sont des communes viticoles du rebord oriental des Corbières. Roquefort, qui a gagné 300 hab. de 1999 à 2009 (+45%), a des restes de fortifications et une cave coopérative; sur le relief, ruines de l’ancien village de Montpezat et bornes milliaires classées de la Clotte, qui ne signalent pas le passage d’une route romaine mais ont été transportées là depuis la Via Domitia et remployées. Le parc éolien de l'Olivier a reçu en 2011 une machine Enercon (2,3 MW, JMB Energie).

À Portel, la cave coopérative Rocbère a aménagé dans d’anciennes carrières souterraines de gypse une longue galerie-exposition nommée Terra Vinéa, avec musée. Le village est surmonté par les restes d’une belle chapelle romane du 13e s.; il a un centre d’aide par le travail; 10 petites éoliennes de 1983 (Vergnet, 100 kW en tout), trois Nordex de 2000 (1,8 MW) au Plan des Aladers; site de la secte canadienne Dianova. Le nom de la commune a été complété en 1974; la population augmente depuis 1975 (840 hab.) mais n'a augmenté que de 130 hab. après 1999.

Plus au nord, Peyriac-de-Mer (1 030 Peyriacois, 2 692 ha dont 927 de vignes), 9 km NNO de Sigean, a un peu gonflé son nom car le village est à 11 km de la Méditerranée et son territoire s’arrête à l’est au milieu de l’étang de Sigean; mais le site est pittoresque, associant un pan de collines des Corbières proche de Fontfroide et boisé en partie, l’étroit couloir de plaine où passent les routes, un rivage tourmenté entourant l’étang de Doul, rond (80 ha) et très salé (70 g/l), qui occupe une dépression d’origine karstique, proche d’une saline exploitée jusque dans les années 1960 au ras du village; l’ensemble forme un site protégé du Conservatoire du littoral (180 ha). Enfin, le finage a une part de l’étang de Salses, incluant l’île de Planasse. Au village, église fortifiée du 14e s., restes du village médiéval, musée archéologique et historique. La population communale a gagné 190 hab. entre 1999 et 2009.