Sissonne

2 250 hab. (Sissonnais) dont 100 à part, 5 353 ha dont 367 de bois, chef-lieu de canton de l’Aisne dans l’arrondissement de Laon, 22 km à l’est de la préfecture. La ville est directement associée au grand camp militaire (6 028 ha, dont 2 900 dans la commune de Sissonne) qui porte son nom et qui comporte deux quartiers construits, celui d’Orléans à 1 km à l’est de la ville, le principal, et celui des Thuilots à 3 km au sud de la ville. Le camp a été formé, par expropriations successives, de 1896 à 1914… où il a été immédiatement investi par l’ennemi.

Sissonne est reliée aux marais de la Sourche et de Pierrepont par un canal de drainage. L’emploi est fortement atteint par la réduction des activités militaires et par l’amenuisement de l’usine de câblage pour automobiles Valéo, qui occupa plus de 400 personnes, et dont est issu après reprise un atelier Sonocas de fils et câbles pour faisceaux électriques, descendu à 45 sal. (plus les bureaux Soficable, 25 sal.); plus un petit atelier de traitement de tissus (4 REV, 30 sal.) et un de pièces pour bicyclettes (Spécialités TA, 30 sal.); collège public, institut médico-éducatif la Garenne. La population communale a connu de butales variations: 1 700 hab. vers 1900, 8 300 en 1936, 2 400 en 1968; elle décline depuis et a perdu 330 hab. de 1999 à 2008.

Le canton a 10 400 hab., 20 communes, 30 274 ha. Il est dans la plaine de la Champagne crayeuse, sauf dans l’angle sud-ouest, qui mord sur la côte dite d’Île-de-France au-dessus de Saint-Erme-Outre-et-Ramecourt (1 850 Saint-Ermois, 2 011 ha dont 370 de bois), commune qui bénéficie d’une gare sur la voie de Reims à Laon, avec embranchement vers Sissonne, accueille une métallerie (Baudoux, 70 sal.), un Intermarché (45 sal.), un négoce de matériel agricole (Bernard, 30 sal.), un centre d’aide par le travail et a été choisie comme siège de la communauté de communes de la Champagne picarde (48 communes, 19 600 hab.); sa population a diminué d'une cinquantaine d'habitants depuis 1999. La commune de Saint-Erme-Outre avait été réunie à celle de Ramecourt, au nord-est, dans les années 1790; Outre est un hameau au sud-est de Saint-Erme; le quartier de la gare, au-delà de Ramecourt, porte le nom de la Maison Bleue; plus loin, la résidence des Garennes est de l'autre côté de l'A 26, au nord-est.

L’A 26 passe au pied de la côte mais n’a pas d’accès dans le canton. Montaigu (710 Montacutains, 2 351 ha dont 944 de bois), au pied de la côte juste au nord-ouest de Saint-Erme, a une église classée des 13e-14e s. et, sur la hauteur, un cimetière militaire allemand. Sa voisine de l'ouest Mauregny-en-Haye (430 Mauregnyciens, 1 046 ha dont 414 de bois) se tient dans le fond d'une large cuve, a des restes d'un château du 17e s. et accueille les travaux publics Desgrippes (50 sal.); elle a eu 740 hab. en 1841 et sa population n'a guère changé depuis 1920.

Coucy-lès-Eppes (570 Coucycois, 603 ha) est juste au nord-ouest, entre la côte et la forêt de Samoussy et a gagné 60 hab. depuis 1999; elle a une gare sur la voie de Reims à Laon; travaux publics ATP (25 sal.). Marchais (370 Marchaisiens, 1 530 ha dont 462 de bois), 6 km ONO de Sissonne, a un château renaissance de brique et pierre avec un parc à l’anglaise du 19e s., appartenant aux Grimaldi de Monaco; atelier de déshydratation de légumes (Sensient, 50 sal., firme états-unienne); son finage englobe à l'ouest une partie de la forêt domaniale de Samoussy.

Au nord-ouest du canton, Liesse-Notre-Dame (1 350 Liessois dont 110 à part, 996 ha dont 266 de bois), à 9 km de Sissonne, est au bord des marais; elle est depuis le 14e siècle le lieu d’un pèlerinage en dévotion à une copie d’une Vierge noire en ébène ramenée des croisades, et qui a provoqué la construction d’une grande basilique des 13e-14e s., refaite en 1920; monastère de carmélites et centre spirituel, collège catholique. La population a dimunué de près de 200 hab. entre 1999 et 2008. Gizy (710 Gizyciens, 1 025 ha dont 200 de bois), 2 km OSO de Liesse, accueille la maçonnerie Aisne Bâtiment (30 sal.).

Au nord et au nord-est de Liesse, Missy-lès-Pierrepont (100 Missyacois, 660 ha) et Chivres-en-Laonnois (400 Chivresiens, 1 356 ha) partagent avec Pierrepont un large secteur de marais drainés par la Souche en direction de la Serre. Un temps Chivres-Mâchecourt après la réunion de Mâchecourt en 1865, elle est redevenue Chivres en 1879 quand Mâchecourt a repris son indépendance, puis a pris son nom actuel en 1922; elle a gagné 60 hab. depuis 1999. Mâchecourt (140 Mâchecourtois, 1 008 ha) est juste au nord et son finage touche aussi au marais.

Sainte-Preuve (90 Sainte-Preuviens, 961 ha), 6 km au nord de Sissonne dans la petite vallée du Grand Fossé qui descend vers les marais, se signale par l'hôtel et restaurant de luxe les Épicuriens (25 sal.) au château de Barive, isolé à l'ouest du finage. Bucy-lès-Pierrepont (430 Bucyacois, 1 446 ha) est à 9 km au nord de Sissonne dans la plaine, sur la route et la voie ferrée de fret vers Montcornet et Rozoy; elle a eu 820 hab. en 1846.

Goudelancourt-lès-Pierrepont (130 Goudelancourtois, 873 ha), 15 km au nord de Sissonne, conserve un cimetière mérovingien. Nizy-le-Comte (270 Nizois, 3 153 ha) est la commune la plus orientale du canton; son village est à 13 km à l'est de Sissionne, de l'autre côté du camp militaire, à la tête d'un vallon qui descend vers l'Aisne au sud-est; le village a pour annexes au nord le hameau de Montigny-la-Cour, au sud celui de Mouchery; la commune a eu plus de 600 hab. dans les années 1890, 430 en 1926, et a connu son minimum en 1999.