Spincourt

820 hab. (Spincourtois), 2 728 ha, chef-lieu de canton du département de la Meuse dans l’arrondissement de Verdun, 36 km au NE de celle-ci, au bord de l’Othain. C’est le lieu d’origine de la firme de distribution d’épicerie à domicile Maximo, née en 1922 sous le nom de La Moderne à l’initiative de Florian Lardenet, et qui appartient encore à sa famille; elle occupe 2 500 employés et dispose de 1 200 véhicules mais n'a plus rien à Spincourt; le siège est à Reims et une plate-forme de distribution a été installée à Thierville près de Verdun.

La commune de Spincourt s’est agrandie en 1973 en intégrant les communes voisines de Haucourt-la-Rigole (55 hab.) et Houdelaucourt-sur-Othain (80 hab.) au sud-est, Ollières (40 hab.) et Réchicourt (100 hab.) au nord-est. Elle est passée ainsi de 460 hab. en 1968 à 720 en 1975, et a perdu quelques habitants depuis; mais elle n’avait jamais été beaucoup plus peuplée, atteignant à peine 500 hab. durant tout le 19e s. Elle a gagné 140 hab. (+21%) de 1999 à 2008.

Le canton a 8 300 hab. (7 400 en 1999), 12 communes, 28 859 ha dont 6 1921 de bois; il est limitrophe de la Meurthe-et-Moselle et s’étend surtout dans la plaine de Woëvre. La communauté de communes du pays de Spincourt (21 communes, 5 400 hab.) siège au chef-lieu et déborde du canton en surface, mais est moins peuplée, car elle ne comprend pas Bouligny, pourtant la seule ville du canton. Il est traversé du sud au nord par l’Othain et la N 18 entre Étain et Longuyon.

Dommary-Baroncourt (840 hab., 1 249 ha), au bord de l’Othain à 7 km SE de Spincourt, a une gare avec une ancienne bifurcation et un petit triage; récupération de déchets Scori Est (Watco, 25 sal.). La commune se nommait Bouvigny avant 1898; elle avait alors 200 hab., puis elle est passée à 540 en 1921, plus de 1000 dès 1931, culminant à 1 320 hab. en 1962. Un ancien puits de mine se voit encore à l'orée du bois de Bouligny au sud du finage; il était relié à la gare, située dans la vallée, entre Dommary sur la rive gauche, Baroncourt sur la rive droite, en continuité d'habitat avec la cité Saint-Pierre de Bouligny. Bouvigny subsiste comme hameau dans les collines au nord-est, mais avait été dépassé par la croissance des activités liées à la mine et à la gare, ce qui avait incité à changer le nom de la commune.

Au nord du canton, Saint-Laurent-sur-Othain (490 hab., 1 679 ha dont 450 de bois), 15 km au NO du chef-lieu a des vestiges mérovingiens; la mention «sur Othain» est de 1922, la commune a gagné120 hab., presque un tiers, entre 1999 et 2008. Mangiennes (400 Mangiennois, 1 821 ha dont 663 de bois), sur le Loison à 13 km ONO de Spincourt, a gagné 40 hab. dans le même temps; elle a un gros cimetière allemand, des bois et des étangs. En amont sur le Loison, 8 km à l’ouest du chef-lieu, Billy-sous-Mangiennes (390 Billesois, 2 466 ha dont 753 de bois), qui a gagné 90 hab. après 1999, englobe au sud-ouest une partie de la forêt domaniale de Spincourt, dans laquelle l’étang de barrage du Haut-Fourneau (117 ha) a été aménagé sur le cours d’un petit affluent du Loison.

Celui-ci naît à Loison (100 hab., 1 418 ha dont 576 de bois), qui est à 7 km au SO du chef-lieu et possède une part de la forêt de Spincourt. Amel-sur-l’Étang (170 hab., 1 474 ha dont 205 de bois), 9 km SSO de Spincourt, dispose aussi d’un grand étang, de 69 ha, mais dont les eaux descendent vers le sud en direction d’Étain et de l’Orne; le nom était seulement Amel jusqu'en 1932, et la commune a eu plus de 600 hab. dans les années 1840. Senon (320 230 hab., 1 989 ha dont 831 de bois), un peu au nord d’Amel à 7 km SSO de Spincourt, a une église classée du 16e s., de transition du gothique rhénan vers la renaissance; elle a gagné 90 hab. après 1999.