Tarare

10 600 hab. (Tarariens) dont 220 à part, 1 399 ha dont 453 de bois, chef-lieu de canton du département du Rhône dans l'arrondissement de Villefranche-sur-Saône, à 44 km ONO de Lyon et à peu près autant de Roanne. La ville s'allonge dans la vallée de la Turdine en un site local de confluence, sur la N 7. Elle a un collège, un lycée général et un lycée professionnel publics, un collège et un lycée privés, un centre hospitalier (114 lits de médecine, 280 en tout), un supermarché Atac (50 sal.); gestion immobilière Habitat d'entre Rhône et Loire (70 sal., groupe Solendi). La population de la commune, qui atteignait 15 000 hab. vers 1870, n'a cessé de diminuer depuis. La ville a conservé des maisons anciennes, et le moulinage du Vert Galant (J.-B. Martin), de 1843, est restauré et entretenu.

Elle fut un centre textile, connu pour sa spécialité de voiles de mousseline au 19e s., puis de voiles de tergal après 1957. Mais l'industrie, si elle reste active, a bien changé. Les principaux établissements sont ceux de Gerflor (320 sal., ex-Taraflex) dans les revêtements de sol; d'Agis dans les plats cuisinés (170 sal, groupe LDC); des climatiseurs Multiclima (130 sal., groupe états-unien LSB)… Le textile est essentiellement représenté par des teintureries et impressions sur tissus, dont trois ateliers regroupés par les Teintureries de la Turdine (100, 100 et 60 sal.) et un aux Teintureries de Tarare (50 sal.). L'unité urbaine de Tarare serait de 15 400 hab., l'aire urbaine de 17 700.

Le canton a 20 900 hab., 16 communes, 19 679 ha dont 5 949 de bois; il est limitrophe du département de la Loire. La communauté de communes du pays deTarare lui correspond exactement et siège au chef-lieu. Situé sur le versant sud-est des monts du Beaujolais, il est traversé par les vallées parallèles de la Turdine, affluent de la Brévenne, et du Soanan, qui rejoint l'Azergues. Tarare est relayée en aval par Pontcharra-sur-Turdine. En amont de Tarare à 8 km NO par la route (5 km à vol d'oiseau), Les Sauvages (590 Sauvageons, 1 255 ha dont 420 de bois) se tiennent sur la crête qui sépare les bassins de la Loire et du Rhône, près de la D 8 au col des Sauvages (714 m). La commune a un institut médico-éducatif de l'association la Roche; sous le village, la voie ferrée de Roanne à Lyon emprunte un tunnel de 3 km. La population communale a un maximum de 810 hab. en 1846, un minimum de 310 hab. en 1968. Le village de Joux (610 Jouxiens, 2 518 ha dont 900 de bois) est à 5 km en amont de Tarare à 500 m, au bord de la Turdine qui, un peu en aval, nourrit un lac de barrage de 9 ha établi en 1901. La commune contient les sources de la rivière; juste au nord. La N 7 emprunte le col du Pin Bouchain à 759 m. Joux a eu 1 300 hab. en 1876, 380 en 1975; elle a gagné 50 hab. de 1999 à 2005. À Valsonne (730 Valsonnais, 1 825 ha dont 1 023 de bois), 8 km au nord de Tarare dans la vallée du Soanan à 460 m, la société Michel (à Michel Panza) fabrique des cylindres et gravures pour l'impression d'étoffes (130 sal.). La route de la vallée mène à Amplepuis par le col du Pilon (727 m). Valsonne a eu près de 1 400 hab. dans les années 1880 et était descendue à 450 en 1975, mais a repris depuis, gagnant plus de 100 hab. entre 1999 et 2007.

À l'extrémité sud du canton, à une dizaine de kilomètres de Tarare, le finage de la petite commune d'Ancy (490 Ancéens, 1 184 ha dont 290 de bois), dont le village est à 460 m, monte jusqu'à 860 m au mont Pelerat et 815 sur la grosse butte boisée du mont d'Arjoux, partagée avec Savigny, et Saint-Romain-de-Popey (1 300 Saint-Rominois dont 60 à part, 1 702 ha dont 223 de bois) a une maison familiale rurale. Saint-Romain a gagné 180 hab. de 1999 à 2006; elle avait dépassé 1 600 hab. au milieu du 19e s., et était descendue à 700 en 1975.