Tarnos

11 800 hab. (Tarnosiens) dont 230 à part, 2 626 ha dont 1 078 de bois, commune industrielle de la banlieue nord de Bayonne sur l’Adour, dans le département des Landes (canton de Saint-Martin-de-Seignanx). Elle est riveraine de l’Adour où elle contient une partie du port de Bayonne et de ses industries, dont une fraction de l'aciérie du Boucau, avec en propre l'usine d’aéronautique Turboméca (moteurs, 1 400 sal.) du groupe Safran, et des ateliers de métalmécanique: constructions métalliques TCMI (90 sal.) et Ulma (25 sal.), découpage-métallerie Pika (55 sal.), chaudronnerie de la Rhune (30 sal.), Mécanique d'Aquitaine (30 sal.), ingénierie Bertin (270 sal.), réseaux pour fluides Hiriart (40 sal.).

Le port et l’agglomération bayonnaise ont également attiré des entreprises de transport: manutention portuaire Sea-Invest (30 sal.) et non portuaire Setrada (130 sal.), , TND (Dentressangle, 200 sal.) et Dentressangle Chimie (50 sal.), Walon (120 sal.), AAT (35 sal.), autocars Larronde (190 sal.); conditionnement Daher Lhotellier (40 sal.), entreposage chimique LBC Sotrasol (30 sal.); récupération de déchets Llau (35 sal.); travaux publics Colas (110 sal.). Mais l'usine d'engrais Reno ex-Satec et le site des transports Giraud ont fermé, ainsi que de 2008 à 2010, après reprise par un fonds luxembourgeois puis liquidation, le Cema (Centre d'études mécaniques d'Aquitaine, coopérative ouvrière créée en 1998) et son successeur Alema, travaillant pour l'aéronautique.

Tarnos est la plus peuplée des communes de la communauté de communes du Seignanx. Parmi ses équipements, plage, musée des miniatures, lycée professionnel et collège publics, village de vacances, multiplexe de cinéma CGR (25 sal.); hypermarché Carrefour (1 360 sal.), magasins d'articles de sports Le Hangar de la Plage (HDP, 35 sal.), de quincaillerie Les Énergies Nouvelles (50 sal.), d'électroménager Télé)Secours (35 sal.). La commune avait déjà 3 600 hab. en 1900, 4 300 en 1954; elle est passée à 7 000 en 1975 et sa population croît encore: elle a augmenté de près 1 500 hab. entre 1999 et 2008. La commune présente l'originalité d'être dirigée par un élu communiste depuis 1923 sans autre interruption que les années de guerre; le maire est Jean-Marc Lespade.

Le territoire communal entoure celui du Boucau et occupe 5 km du littoral juste au nord de l’estuaire de l’Adour, ainsi que 1 500 m de la rive droite de l'Adour juste à l'embouchure; la zone industrielle s'étend juste en arrière, avec la Cité des Forges du 19e s.; la côte, vide, sert de champ de tir. L'habitat est fait d'une série de lotissements pavillonnaires sur les sommets des collines, dont les versants et les fonds sont boisés. Près de l'usine Turboméca au nord-ouest, avec accès à la plage, ont été aménagés un parc de la Nature, un village de vacances et une colonie de vacances (le Métro), près de marais où se perd l'Ayas, dont le cours traverse le territoire communal. Au nord, l'étang de Garros reçoit le ruisseau de la Palibe et communique au nord avec l'étang du Turc à Ondres.

La voie ferrée traverse le territoire communal à l'ouest, la N 10 en son centre, croisant par un échangeur, près de l'étang de Garros, la rocade D 65; l'autoroute de la Côte Basque (A 63) et la N 117 traversent également le territoire, mais plus à l'est. Au sud-est, le finage achève l'encerclement du Boucau par une bande de barthes de l'Adour, incluant sur le coteau le château de Honzac (19e s.) et sur la rive du fleuve les maisons de Pascau. Au centre-sud, le centre commercial Carrefour borde la N 10; juste à l'est sont le lotissement et le château de Castillon (20e s.), l'étang du Moulin de Pey vers le sud-est.