Trets

9 400 hab. (Tretsois), 7 031 ha dont 3 675 de bois, chef-lieu de canton des Bouches-du-Rhône dans l'arrondissement d'Aix-en-Provence, 23 km ESE d'Aix. La ville est dans la plaine de l'Arc côté sud, où passent N 7, D 6 et A 8. Elle a un château médiéval, des remparts et des portes, des passages couverts, une église du 12e s. et une synagogue du 13e s. La partie méridionale de la commune est très accidentée par les reliefs calcaires du mont Aurélien, qui s'y élèvent à 815 m et où se cache l'ermitage de Saint-Jean-du-Puy. Ces reliefs portent le nom de montagne de Regagnas au sud-ouest de la commune. Il en part une galerie souterraine reliée au réservoir du Vallon Dol à Marseille. La ville est dotée d'un collège public et des supermarchés Champion (70 sal.) et Casino (45 sal.); autocars Burle (40 sal.), nettoyage Chemisage et Entretien (750 sal.), travail temporaire Manpower (100 sal.). La commune cultive 835 ha de vignes et a une cave coopérative. La population de Trets est restée entre 3 000 et 2 600 hab. de 1830 à 1962, puis elle a augmenté, passant les 5 000 hab. en 1984, 8 000 en 1991.

Le canton a 27 300 hab., 8 communes, 22 602 ha dont 10 245 de bois. Peynier, Rousset, Fuveau et Châteauneuf-le-Rouge ont plus de 2 000 hab. Les trois autres communes sont tout au nord du canton. Puyloubier (1 600 Puyloubiens dont 130 à part, 4 085 ha dont 1 300 de bois) est à 10 km au nord de Trets. Outre son château médiéval ruiné et ses fontaines, elle s'orne du château du Général, un peu à l'est, abrite depuis 1953 les retraites de la Légion étrangère, valides et invalides, et un musée d'uniformes; il cultive aussi 40 ha de vignes, dispose de plusieurs ateliers et d'un élevage de volailles. Le finage va jusqu'à la crête de la Sainte-Victoire au nord, et s'arrête à celle du Cengle à l'ouest. Il atteint ainsi 1 011 m au pic des Mouches; l'ermitage Saint-Ser est dans le domaine départemental de la Torque (91 ha), dominé par de hauts rochers d'escalade. La commune entretient 896 ha de vignes, record du département, avec une cave coopérative de 120 adhérents et 650 ha, dont le domaine de la Légion; elle accueille une maison familiale rurale. Sa population, abaissée à 530 hab. en 1954, croît depuis.

Saint-Antonin-sur-Bayon (170 Antoninois, 1 757 ha dont 1 500 de bois) est à 8 km à l'ouest de Puyloubier et occupe le synclinal perché du Cengle. Le relief est barré au nord par la Sainte-Victoire, qui y atteint 1 003 m; sites d'escalade des Deux Aiguilles et de la Croix de Provence, prieuré; oppidum entre le village et la montagne, restes d'un aqueduc romain, château au village (14e et 17e-18e s.); maison départementale de la Sainte-Victoire. La mention «sur Bayon» date de 1919. La commune n'avait que 40 hab. en 1954, mais vient de reperdre une trentaine d'habitants entre 1999 et 2004.

Beaurecueil (580 Beaurecuens, 986 ha dont 330 de bois) est à l'angle nord-ouest du canton, à 9 km à l'est d'Aix et en contrebas du synclinal perché du Cengle. La petite commune contient au nord la réserve naturelle de la Sainte-Victoire, le château et le champ de tir de Roques-Hautes; l'ancienne commune de Roques-Hautes a été absorbée en 1827 et le site est devenu un parc départemental, étendu sur 650 ha et où ont été trouvés des œufs de dinosaures. La population était tombée de 380 hab. en 1872 à 110 en 1936, et croît depuis.