Trith-Saint-Léger

6 500 hab. (Trithois), 687 ha, commune du département du Nord dans le canton de Valenciennes-Sud, 5 km au SO du chef-lieu sur la rive gauche de l'Escaut. Trith, issu de trajectus, évoque le passage d'un cours d'eau, comme dans Utrecht; Saint-Léger était à l'origine une paroisse distincte, sur le talus du plateau un peu au nord de Trith. La commune a perdu en 1875 le territoire de La Sentinelle, devenue indépendante avec 2 600 hab. Trith a néanmoins poursuivi une croissance engagée depuis le début du 19e s., et qui l'a portée à 7 600 hab. en 1968; puis sa population est retombée à 6 000 hab. en 1982 et a oscillé ensuite, gagnant 240 hab. de 1999 à 2016.

Le finage s'étend au nord sur le plateau, où sont un gros échangeur A 2-N 30, une zone d'aménagement concerté et l'aérodrome de Valenciennes-Denain, partagé avec Prouvy. Il possède aussi une extension sur la rive droite de l'Escaut dans le quartier du Poirier qui jouxte Valenciennes. La ville a deux gares, dont une au Poirier, un collège public et un lycée professionnel public et abrite un ensemble industriel: Peugeot-Citroën UMV (Usine Mécanique de Valenciennes, 2 220 sal.) fabrique des boîtes de vitesses; l’aciérie électrique LME Trith (Laminés Marchands Européens, 410 sal.), du groupe italien Beltrame, fait du laminage à froid; Valdunes, jadis à Usinor et passée à l’états-unien Freedom Forge comme l’usine dunkerquoise de Leffrinckouke, fabrique des essieux et roues forgées pour les voies ferrées (290 sal.); menuiserie Petit (30 sal.), installations électriques Satelec (40 sal.), travaux publics Colas (120 sal.), transports Gefco (100 sal.), autocars Place (35 sal.).