Veigné

6 100 hab. (Vindiniens), 2 658 ha dont 921 de bois, commune d'Indre-et-Loire dans le canton de Montbazon, juste à l'est de celle-ci, 14 km SSE de Tours sur le versant sud de la vallée du Cher. Le vieux centre, un peu à l'écart de l'Indre, conserve une église intéressante et un ancien moulin transformé en «centre de vie et de culture» avec spectacles et appartements.

Le finage en arc de cercle entoure presque celui de Montbazon: au sud, il contient les châteaux de la Guéritaulde (beau jardin d'agrément) et de Taffonneau (19e s.); au nord et à l'ouest, il s'étale sur le plateau de rive droite de la vallée de l'Indre, englobant à l'est les châteaux de Fontiville (19e s.) et de Couzières (16e, 17e, 18e s.), et allant à l'ouest jusqu'au-delà de l'autoroute A 10 où a été aménagée l'aire de repos du Village Brûlé. Les urbanisations récentes de la Tremblaye et du Passoir y apparaissent, au ras de la commune de Joué-lès-Tours. Veigné englobe également les manoirs de Beaupré (17e s.) et de la Belle Jonchère (16e au 18e s.), l'arboretum de la Martinière sur 4 ha, avec bambous.

Devenue banlieue résidentielle, Veigné a reçu aussi quelques activités notables: robinetterie industrielle Burner (Sourdillon, 160 sal.), fabrique de ressorts SPR (60 sal.), emballages en bois Blaise (20 sal.), plantations d'espaces verts Giraud (120 sal.); un Intermarché (60 sal.); un lycée privé, une maison de retraite. Veigné avait 1 300 hab. de 1840 à 1936, puis a entamé une croissance continue, passant par 3 600 hab. en 1975 et gagnant encore près de 500 hab. de 1999 à 2008.