Vernet-les-Bains

1 490 hab. (Vernetois) dont 60 à part, 1 676 ha dont 667 de bois, commune des Pyrénées-Orientales dans le canton de Prades, 12 km au SO de Prades à 650 m. La bourgade est dans la vallée du Cady, qui descend du Canigou. C'est une station thermale très appréciée dans une vallée relativement fraîche et ombragée, «station verte de vacances». Un grand parc permet à Vernet de se dénommer «village-arboretum»; un musée géologique y montre les trésors de la montagne. L'établissement thermal, aux eaux sulfureuses, traite les rhumatismes et les voies respiratoires (35 sal.); il accueille 3 500 curistes par an (62 000 nuitées). Vernet dispose de tous les commerces et services de base, plus un petit casino indépendant (194e de France, 1 M€), des piscines et un centre de remise en forme; plusieurs villages-clubs. Le finage monte jusqu'au Canigou en suivant l'étroit bassin du ru de Saint-Vincent, qui abrite une forêt domaniale. Une ancienne mine est à l'ouest du bourg. Vernet, qui est «les Bains» depuis 1953, conserve son niveau de population depuis la fin du 19e siècle, avec quelques variations momentanées; elle aurait diminué de 70 habitants entre 1999 et 2009. Elle est le siège de la petite communauté de communes Canigou-Val Cady, qui se limite à 3 communes avec Casteil et Corneilla-de-Conflent, et 2 100 hab.

En amont de Vernet, à 3 km, le village de Casteil (Castell, 120 Casteillais, 2 983 ha dont 951 de bois, à 750 m), ancien castrum Vernetum, est dominé par le site prestigieux de l'abbaye de Saint-Martin-du-Canigou, très haut lieu de la montagne catalane; construite au début du 11e s. à 1 090 m d'altitude, elle a été victime d'un tremblement de terre en 1482. Elle a été restaurée en deux temps à partir de 1902, puis de 1952; elle abrite une communauté des Béatitudes très conservatrice, à l'inverse de Saint-Michel-de-Cuxa. On y voit une grande crypte, un cloître en partie reconstitué. Le territoire communal monte au sud jusqu'à la crête du pla Guillem (2 301m), au SE jusqu'au Canigou, le long de la vallée du Cady; il porte une forêt et plusieurs refuges et il est traversé par les GR 10 et 36 km; parc animalier, musée de la montagne. La population, qui n'a jamais été très élevée (165 hab. en 1881), était tombée à 52 hab. en 1982 et a repris depuis.

À l'ouest de Vernet, la commune de Fuilla (Fullà, 380 Fuillanencs, 969 ha dont 228 de bois) disperse ses trois hameaux des Veïnat d'Amunt, del Mig (du milieu) et de Baix (d'en bas) dans le bassin inférieur de la Rotja, juste en amont de Villefranche. Elle s'est accrue de 50 hab. depuis 1999. Son finage contient une centrale électrique sur la Têt, un village-club d'accueil touristique; il monte aussi sur le versant de rive gauche de la Têt, en soulane; quelques grottes, spécialité de pommiers avec fête annuelle de la pomme. Corneilla-de-Conflent (Cornellà, 470 Corneillanais, 680 hab. en 1901), 1 102 ha dont 451 de bois, 3 km en aval de Vernet, aligne une série de grottes juste au-dessus de Villefranche-de-Conflent, dont celle des Canalettes est la plus connue, et de ses carrières fut extrait le marbre rose pour Villefranche; belle église romane catalane, devenue prieuré, avec un riche trésor. La commune a gagné 40 hab. entre 1999 et 2009.

Fillols (160 Fillolois, 840 ha dont 566 de bois), 5 km au NE du Vernet à 650 m, communique aussi avec Villefranche et Prades; du village part la route forestière du Canigou. Son territoire monte au SE le long de l'étroite vallée du ru de Fillols jusqu'au pic Joffre (2 362 m), proche du Canigou; on y a exploité des mines de fer. Le village a une belle église romane à clocher carré fortifié du 12e s. et propose un festival libre de «BD plouc». Enfin Taurinya (Taurinyà, 330 Taurinyens, 1 450 ha dont 1 234 de bois à 580 m), 5 km au sud de Prades, occupe toute la vallée de la Llitera jusqu'au Canigou; le refuge des Cortalets est au bout de la route de montagne, et permet des promenades parmi les pacages parsemés d'orris; anciennes mines de fer.