Villamblard

900 hab. (Villamblardais), 2 043 ha dont 1 105 de bois, chef-lieu de canton de la Dordogne dans l’arrondissement de Bergerac à 23 km NNE de la ville et 30 km SO de Périgueux, assez isolé dans le Landais, où s’est toutefois répandue la culture des fraisiers; belle halle, restes du château fort de Barrière (12e-14e s.), musée de fossiles, distillerie de liqueurs (Clovis Reymond, 20 sal.). Le village est au confluent du Floyac et du Roy, affluent de la Crempse; son finage s'étend surtout vers le nord-est; il est le siège de la communauté de communes du pays de Villamblard, qui correspond au canton. Sa population a atteint 1 500 hab. au 19e siècle, mais la décroissance semble avoir cessé, la commune a repris 40 hab. de 1999 à 2008.

Le canton, très boisé, a 5 500 hab. (5 100 en 1999), 17 communes et 25 120 ha, dont 13 814 de bois; il est traversé du nord au sud par la N 21 de Périgueux à Bergerac, et d’est en ouest par la vallée encaissée de la Crempse, qui conflue avec l’Isle à Mussidan. La plupart des communes ont connu leur maximum de population vers 1850, leur minimum au cours des années 1980. Saint-Hilaire-d'Estissac (120 hab., 614 ha dont 240 de bois) est à 3 km SO du chef-lieu dans un vallon au centre d'un massif de collines délimité par la vallée de la Crempse au sud, celle du Roy à l'est et celle de l'Estissac à l'ouest; église inscrite des 12e et 14e s. La commune avait 420 hab. en 1846, 87 à son minimum de 1982. Saint-Jean-d'Estissac (140 hab., 1 286 ha dont 910 de bois) est un peu plus au nord dans la vallée de l'Estissac, 3 km à l'ouest de Villamblard; elle a eu 580 hab. en 1846, 110 en 1990; son finage très boisé s'étend surtout au nord-ouest de l'Estissac; hameau du Mas-Buisson dans un vallon en clairière.

Issac (380 hab., 2 332 ha dont 1 434 de bois) est à 10 km à l’ouest du chef-lieu dans la vallée de la Crempse, face au débouché du grand vallon de la Chapelle qui vient du sud; tour du 15e s. Le château de Montréal (12e-13e, 16e et 19e s.) est un peu à l'ouest, sur le versant gauche de la vallée; la commune avait plus de 1 000 hab. au 19e siècle. Église-Neuve-d'Issac (130 hab., 1 667 ha dont 1 241 de bois) est à 13 km OSO de Villamblard sur le plateau boisé; 510 hab. en 1851, 115 en 1990. Béleymas (250 hab.,1 607 ha dont 1 101 de bois) est à 4 km au SO de Villamblard dans un vallon qui entame le versant gauche de la Crempse, et son finage s'étend surtout vers le sud, mais pousse aussi une pointe au-delà de la Crempse vers Villamblard; un centre d’aide par le travail; clairière des hameaux de Gammareix au sud-ouest.

Saint-Jean-d'Eyraud (200 hab., 1 005 ha dont 601 de bois) est 12 km au SO du chef-lieu, dans la vallée de la Font d'Eyraud; église inscrite (12e au 14e s.). Laveyssière (130 hab., 670 ha dont 445 de bois) suit vers l'aval, 2 km plus loin. Maurens (1 100 hab., 2 258 ha dont 1 200 de bois), à 12 km SSO de Villamblard et à 11 km au nord de Bergerac, est un village beaucoup plus consistant, sur une colline bordée par la vallée de Ladoux, dont le finage contient tout le bassin; coopérative d’élevage avec centre d’insémination (130 sal.). La commune a gagné 180 hab. de 1999 à 2008.

Montagnac-la-Crempse (390 hab., 2 549 ha dont 1 327 de bois) est à 6 km SSE de Villamblard sur un promontoire, au-dessus d'un vallon qui débouche un peu plus au nord sur la vallée de la Crempse, rive gauche; une partie du finage est au nord de la vallée, avec le hameau du Luc. La commune a eu 1 500 hab. en 1846. Saint-Julien-de-Crempse (210 hab., 1 118 ha dont 717 de bois) est au sud, à 12 km au sud du chef-lieu, sans rapport direct avec la Crempse. Campsegret (410 hab., 1 383 ha dont 682 de bois) est à 15 km SSE du chef-lieu dans un site de confluence de la vallée de la Seyre, qu'emprunte la N 21 et qui s'orne juste en aval du lac de Beausoleil. Un parc animalier est au nord, au Tourron, près de la route.

Saint-Georges-de-Montclard (280 hab., 1 368 ha dont 600 de bois) est à l'angle sud-est du canton; le village de Montclard est dans un vallon débouchant sur la vallée du Caudeau, que suit la D 21, 18 km au SE de Villamblard, avec un château de la fin du 15e s.; le manoir de la Beauzeille (16e s.) est à la pointe sud, au-dessus du Caudeau. Saint-Georges est un hameau au fond d'un autre vallon un peu plus au nord. Saint-Martin-des-Combes (200 hab., 1 399 ha dont 600 de bois) est à 13 km au SE de Villamblard (20 km NE de Bergerac) dans la vallée du ruisseau de Saint-Marrtin, affluent de droite du Caudeau; 630 hab. en 1851,130 en 1982. Un peu à l'est sur une colline s'élève le château de la Gaubertie (15e, 17e et 19e s.).

Clermont-de-Beauregard (120 hab., 624 ha dont 130 de bois) est tout proche, perché sur un promontoire de confluence du Caudeau et du ruisseau des Carbonnières qui vient du NNE sur sa droite, à16 km SE du chef-lieu. Son finage se tient de part et d'autre de la large vallée du Caudeau. Beauregard-et-Bassac (300 hab., 1 202 ha dont 570 de bois), née d'une fusion des années 1790, est à la source de la Crempse à l'est de Villamblard; Beauregard est issu d'une bastide anglaise de 1268, juchée sur un promontoire de confluence des deux principaux vallons de tête de la Crempse, 11 km à l'ESE du chef-lieu. Bassac forme un hameau sur le plateau au nord-ouest de Beauregard; dolmen classé dit Peyrelevade dans les bois.

La petite vallée encaissée du Tabac, dans laquelle passe la N 21, fixe la limite de la commune au nord et à l'ouest et la sépare ainsi de Douville (450 hab., 1 991 ha dont 911 de bois), dont le village est perché au-dessus du vallon du Maurillas, autre affluent de droite de la Crempse, à 6 km SE de Villamblard. Dans la vallée de la Crempse, le hameau de Pont-Saint-Mamet, sous le petit hameau de Saint-Mamet, est né de la traversée de la N 21, qui à présent le contourne par l'est; il abrite la mairie de Douville. Le finage s'étend assez loin vers le nord-estde part et d'autre du Maurillas et de la N 21, qui court sur l'interfluve entre Maurillas et Tabac; quelques hameaux s'y dispersent, comme Reingeard à l'est et Maison Jeannette au nord. Plusieurs étangs sont au fond des petites vallées; le château du Dougnou se perche sur une butte au nord-ouest, au-dessus du hameau de la Sauvetat, intégré à Douville avec Mamet pendant la Révolution.