Villefranche-du-Périgord

7 800 hab. (Villefranchois), 2 450 ha dont 1 536 de bois, chef-lieu de canton de la Dordogne dans l’arrondissement de Sarlat-la-Canéda à 40 km SSO de la ville dans le haut bassin de la Lémance. Elle est née comme bastide française en 1261, et conserve une belle halle, une église inscrite du 12e s. à fresques du 15e s.; elle perche son beau quadrillage de rues sur un promontoire allongé entre la petite vallée du Tourtillon, affluent de gauche de la Lémance, et un vallon sur sa droite. maison de la Châtaigneraie (écomusée) et «station verte de vacances». Elle a absorbé en 1960 la commune de Saint-Étienne-des-Landes, à l’est, ce qui avait à peine freiné une dépopulation continue depuis les 1 600 hab. de 1876; elle a encore perdu quelques habitants après 1999. Le hameau de Saint-Étienne subsiste à la limite orientale de la commune et du canton; hameau de l'Hôpital sur une butte juste au nord. La commune s'est nommée Villefranche-de-Belvès jusqu'en 1893.

Le canton, le plus méridional de la Dordogne, très boisé dans le «pays au bois» de Belvès, et s’enfonce entre les départements du Lot et du Lot-et-Garonne; il a 9 communes et 2 400 hab. (comme en 1999), sur 15 540 ha, dont 9 715 ha de bois. Il est accidenté par les vallées de tête de la Lémance, et traversé du nord au sud par la N 21 et la voie ferrée d’Agen à Périgueux, qui empruntent l’une des branches supérieures de la Lémance. L'habitat s'y divise en nombreux très petits hameaux de clairière sur les collines. La communauté de communes du pays du Châtaignier lui correspond exactement et siège au chef-lieu.

Un tunnel ferroviaire de 1 800 m assure la communication entre les bassins de la Dordogne et du Lot à Mazeyrolles (370 hab., 2 965 ha dont 2 100 de bois), village perché 9 km au NO du chef-lieu au-dessus de la vallée de la Ménaurie, affluent de droite de la Lémance, empruntée par la D 710 et une voie ferrée (gare). La mairie de la commune est au Got, sur la D 710 plus au nord; hameaux de Latrape (avec église et cimetière) et du Peyret au nord-est, de Fontenilles (église et cimetière) au sud; église romane classée de l'ancienne commune d'Aigueparse au sud-ouest; carrière de terres réfractaires (Lafaure, 20 sal.). La commune de Mazerolles était passée de 590 hab. en 1851 à 310 en 1936; elle a intégré en 1959 celle de Latrape (ou La Trappe) qui en avait 40, en 1960 celle de Fontenilles-d'Aigueparse (120 hab.), elle-même issue d'une fusion de 1827. De ce fait sa population était de 440 hab. en 1968; elle a diminué jsuq'en 1999.

Trois communes complètent la partie nord du canton. Orliac (54 hab., 1 054 ha dont 650 de bois) est un minuscule village à 13 km au nord du chef-lieu, avec une église inscrite du 12e s. Prats-du-Périgord (170 Pradois, 1 099 ha dont 746 de bois) est à 9 km au nord de Villefranche près de la source de la Lémance; église inscrite du 12e s. Besse (160 hab., 1 620 ha dont 1 104 de bois) est à 8 km au NE du chef-lieu, avec un château (16e et 18e s.) et une église classée des 11e-12e et du 15e s. Campagnac-lès-Quercy (320 hab., 1 967 ha dont 900 de bois), à 19 km NE du chef-lieu, st très à part, dessinant une enclave dans le canton de Domme et ne touchant au canton que par 200 m de la D 54 à la limite du finage de Besse, au Poteau de Bru.

Trois communes composent le sud du canton. Saint-Cernin-de-l'Herm (260 hab., 1 625 ha dont 1 088 de bois) est à 5 km à l'ouest du chef-lieu, sur un petit promontoire du versant droit de la vallée de la Ménaurie; mais son finage s'éttend surtout au nord-est, sur le plateau entre Ménaurie et Lémance, où sont notamment le château de Sireuil (16e s.) et le hameau du Fresquet. Lavaur (90 Vauréens, 900 hé dont 603 de bois) est au sud de Saint-Cernin, mais n'apparaît guère que par une église et un cimetière à 9 km SO de Villefranche; la mairie est à l'extrême sud-est du territoire, au fond de la vallée de la Lémance, où passent la D 710 et la voie ferrée et qui sert de limite orientale à la commune. Loubéjac (260 hab., 1 855 ha dont 988 de bois) est 5 km au sud du chef-lieu; église inscrite du 13e s. Son finage dessine une avancée au sud du village, englobant le hameau du Pouget; château de Sermet à l'ouest, colonie de vacances au nord-ouest dans la vallée de la Lémance, scierie Castagne (40 sal.).