Villersexel

1 570 hab. (Villersexellois) dont 120 à part, 1 319 ha dont 646 de bois, chef-lieu de canton de la Haute-Saône dans l'arrondissement de Lure, 20 km au sud de Lure et 25 km à l'ESE de Vesoul, sur la rive gauche de l'Ognon. Classée parmi les «petites cités comtoises de caractère», elle se divise entre deux noyaux. Le Bourg en haut comprend l'église, l'ancien hôpital (belle pharmacie du 18e s.) et le château de Grammont; celui-ci fut brûlé lors des batailles de janvier 1871, l'une des rares victoires françaises de cette année, et reconstruit en 1885 dans le style Louis XIII, avec musée historique. Le Bourg en bas, qui fut industriel, est devenu surtout résidentiel.

Villersexel a un centre de loisirs et nautisme; un Intermarché (45 sal.), un tissage de coton (HGP-GAT, 65 sal.), une scierie (Piguet, 35 sal.). Le bourg a un collège public et un lycée professionnel privé, une maison familiale rurale. La population communale, supérieure à 1 300 hab. au milieu du 19e siècle, était tombée à 880 en 1931; elle a repris ensuite et culminé à 1 520 en 1982. La communauté de communes du Pays de Villersexel (6 900 hab.) groupe les communes du canton plus une petite.

Le canton a 7 400 hab. (6 900 en 1999), 32 communes et 19 460 ha dont 7 967 de bois; limitrophe du département du Doubs, il est traversé par l’Ognon dans sa partie occidentale, ainsi que par le nouveau tracé du TGV Rhin-Rhône, et accidenté par les collines de terrains permiens et triasiques qui prolongent les reliefs des Vosges vers le sud-ouest. Moimay (230 hab., 622 ha dont 210 de bois), juste à l’ouest de Villersexel, sur la rive droite de l’Ognon, abrite une maison d’enfants des Sœurs de la Compassion. Oricourt (35 Oricourtois, 365 ha dont 151 de bois), 6 km au NO de Villersexel, conserve un château féodal du 12e s; à double enceinte, en partie remanié au 15e s.

Fallon (350 Fallonais, 564 ha dont 199 de bois), 7 km au SE de Villersexel, se distingue par son étang, un château du 18e s. et un lavoir couvert, restauré en 1764 et le plus ancien du département. Courchaton (450 Courchatonnais, 1 353 ha dont 654 de bois) est également au pied des reliefs à 11 km ESE du chef-lieu, s'est augmentée du motissement des Épenottes; elle avait eu plus de 1 000 hab. dans les années 1840 et a connu un maximum secondaire à 580 hab. en 1982; bois de la Pérouse au sud-est, grotte à la Combe Canin au sud, station néolithique à la Motte du Châtelot au sud-ouest.

Vellechevreux-et-Courbenans (160 Villacaprins, 914 ha dont 353 de bois), 8 km à l'est de Villersexel, associe depuis 1807 deux villages dont les finages sont presque séparés, Courbenans étant au pied des reliefs au sud-est; la commune avait 590 hab. en 1841. Senargent-Mignafans (300 hab., 1 077 ha dont 491 de bois), 8 km ENE de Villersexel, est le résultat d'une fusion de 1972. Mignafans, qui n'avait alors pas 50 hab., avait en 1807 été réunie à Granges-le-Bourg, puis en 1824 à Granges-la-Ville, avant de retrouver une autonomie en 1832, quand elle avait 200 hab. Senargent avait plus de 500 hab. en 1840.

Tout à l'est, Granges-le-Bourg (370 hab., 1 035 ha dont 689 de bois), sur une butte à 15 km à l'est de Villersexel, a des restes d'un château fort, quelques maisons anciennes et une entreprise de sylviculture Billotte (25 sal.); la forêt de Granges s'étend au nord sur le relief. La commune a gagné 50 hab. de 1999 à 2008. Elle a connu une série de modifications au 19e s.: grossie de six communes en 1807, elle a perdu dès 1824 Granges-la-Ville assortie de Mignafans et Mignavillers, puis a perdu encore Secenans et Crevans en 1832. Granges-la-Ville (240 hab., 261 ha dont 137 de bois) est à l'entrée d'un défilé du Scey, à l'ouest de Granges-le-Bourg à laquelle elle avait été rattachée en 1807; recréée en 1824 avec deux villages annexes, elle a perdu en 1832 Mignafans au sud-ouest, en 1835 Mignavillers au nord; elle s'est accrue de 40 hab. après 1999.

Mignavillers (330 hab., 759 ha dont 413 de bois) est à la sortie du défilé du Scey. Secenans (150 hab., 288 ha) est au sud de Granges-la-Ville sur la grand-route (D 9). Crevans-et-la-Chapelle-des-Granges (290 hab., 391 ha) a été formée en 1853 par la réunion de Crevans, ancienne commune sortie en 1832 de Granges-le-Bourg à laquelle elle avait réunie en 1807, et de la Chapelle-des-Granges, ancienne commune au sud-est de Crevans, absorbée en 1807 (avec 40 hab.) par Granges-le-Bourg et cédée à Crevans 46 ans plus tard. La commune s'est augmentée de 50 hab. entre 1999 et 2008.

Le principal village au nord-est est Athesans-Étroitefontaine (620 Athesannais, 1 288 ha dont 734 de bois), qui associe depuis 1972 deux villages des abords de la vallée du Rognon, Étroitefontaine n’ayant eu alors que 25 hab. Le collège privé de la Compassion y a un internat, avec centre d’apprentissage. Un peu au nord-ouest, Gouhenans (450 380 hab., 845 ha dont 393 de bois) a eu au sud-est des salines, fermées en 1936; atelier de chaudronnerie (20 sal.); la commune a gagné 70 hab. de 1999 à 2008.