Vitry-en-Artois

4 500 hab. (Vitryens), 1 878 ha, chef-lieu de canton du Pas-de-Calais dans l’arrondissement d’Arras, 16 km ENE de la préfecture. La mention «en Artois» a été ajoutée en 1886. Vitry avait alors 2 900 hab. ; elle a été détruite en 1917 ; sa population a surtout augmenté après 1950 et a culminé en 1975 avant de baisser un peu ; elle a perdu 140 hab. entre 1999 et 2010. Tous les Vitry viennent du nom romain Victorius et celui-ci s’écrivit Victoriacon au 6e s., en dépit d’étymologies fantaisistes du site Internet municipal.

La commune a un collège public, une maison de retraite ; fabrique de plats préparés Le Petit Cuisinier (115 sal.), du groupe Mulliez, transférée en 2009 d'Hénin-Beaumont; minoterie Artésienne (30 sal.); négoce de matériel agricole Messéant (45 sal.), magasin Super-U (100 sal.), nettoyage Onet 260 sal.). Elle a aussi un aérodrome, partagé avec Brebières, doté de deux pistes gazonnées de 900 m chacune et d’un aéroclub, avec base d’ULM ; il a succédé après la dernière guerre à celui de la Brayelle plus proche de Douai, qui avait été créé par Louis Bréguet en 1908 et dont les terrains ont été affectés à l’usine Renault. La ville est le siège de la communauté de communes Osartis, qui rassemble 33 communes et 30 500 hab.

Le canton a 28 000 hab., 28 communes, 16 931 ha dont 547 de bois. Son territoire, dont la plupart des villages furent détruits en 1914-1918 et ont de nombreux cimetières militaires, surtout britanniques, est traversé au nord par la Scarpe et au centre par la Sensée. Il l'est également par plusieurs grandes voies de communication: Arras-Cambrai au sud (D 939 ex N 39 sur une chaussée Brunehaut), l'A 26, la voie ferrée et la N 50 de Douai à Arras au nord. Sur la Scarpe, Biache-Saint-Vaast en amont de Vitry, Brebières et Corbehem en aval, ont plus de 2 000 hab.

Fresnes-lès-Montauban (500 Fresnois, 495 ha) est à 4 km à l'ouest du chef-lieu, à mi-chemin d'Arras et de Douai, et accueille un échangeur de l'A 1 et de la N 50installations électriques Axians (Ipsicom, 60 sal.) et Santerne (Graniou, groupe Vinci, 40 sal.), négoce de fournitures (Barresi, 30 sal.), gardiennage Securitas (190 sal.); transports TNT (30 sal.), constructions Les Compagnons de Maisonneuve (35 sal.), nettoyage Déca (560 sal.) ; la population baisse un peu depuis 1990.

Le gros échangeur A 1-A 26 est au nord des communes de Plouvain (470 Plouvinois, 241 ha) et de Rœux (1 400 Rœuxois, 487 ha), dont les villages sont au bord de la Scarpe, rive gauche, à 5 et 7 km OSO de Vitry; Satcoms (180 sal., installations électriques) est installé à Rœux (125 sal.). Les deux communes ont transformé une ancienne carrière en site de loisirs de 43 ha dont un plan d'eau de 15 ha (lac Bleu). Rœux avait 600 hab. en 1856, 1 000 en 1896 et seulement 700 en 1931, puis 1 000 en 1980; elle a perdu 60 habitants entre 1999 et 2010, alors que Plouvain restait stable. Pelves (720 Pelvois, 660 ha) est sur la rive gauche, face à Rœux; un site d'entraînement et endurance pour véhicules tout terrain y a été aménagé dans une ancienne carrière, et accueille des compétitions. La commune a regagné des habitants de 1936 à 1990 mais en a perdu 80 dans les années 1990 avant de se stabiliser.

Hamblain-les-Prés (500 Hamblinois, 487 ha) à 5 km SSO de Vitry, Boiry-Notre-Dame (460 hab., 611 ha) 2 km plus loin et Monchy-le-Preux (650 Monchyssois, 926 ha) à 10 km au sud-ouest du chef-lieu complètent la partie occidentale du canton; elles étaient plus peuplées au 19e s. Monchy a un institut médico-éducatif (55 places). Sa population augmente depuis les 420 hab. de 1975, et a encore gagné 100 hab. de 1999 à 2010, mais elle avait dépassé 800 hab. en 1846. La commune partage avec Feuchy (dans le canton voisin) une zone Artoipole de 175 ha et de près de 2 000 emplois, au carrefour de l’A 1 et de la voie Arras-Cambrai. Monchy accueille notamment des fabriques de papiers d’hygiène Ontex Healthcare (125 sal., groupe belge), de boulangerie Vandemoortele (Crousty-France, 120 sal., groupe Nestlé), de viandes et traiteur Dessaint (120 sal.), de conserves de poisson Fishcut (55 sal.), de transmissions d'engins Caterpillar (70 sal.), d'équipements pour automobiles Akebono (85 sal., japonais), de matériel électrique pour mines et industries Maxel (65 sal.), de cartonnages Sofrigam (35 sal.); transports Dentressangle (120 sal.) CL (100 sal.) et Guidez (45 sal.); publicité Mediapost (50 sal.).

Quatre communes forment la partie méridionale du canton. Cagnicourt (430 Cagnicourtois, 942 ha), 15 km au sud de Vitry, en fut le point fort, autour de laquelle se distribuent Riencourt-lès-Cagnicourt (290 Riencourtois, 473 ha) à 3 km au sud-ouest, Hendecourt-lès-Cagnicourt (330 Hendecourtois, 886 ha) à 3 km à l'ouest, avec un beau parc de château, Villers-lès-Cagnicourt (260 Villérois, 440 ha) à 1 km au nord-est, traversée par la chaussée Brunehaut. Elles avaient deux fois plus d'habitants dans la première moitié du 19e s.

Saudemont (450 Saudemontois, 535 ha), Récourt (240 Récourtois, 333 ha) et Dury (350 Duriens, 531 ha) sont un peu plus au nord, à 12, 11 et 10 km SSE du chef-lieu, traversées par l'A 26; Saudemont a une église classée, en partie du 12e s. et à clocher roman, et un site de marais d'une quarantaine d'hectares, pour la chasse et la pêche.

Au centre du canton, plusieurs communes sont au bord ou aux abords de la Sensée. Vis-en-Artois (670 Vissois, 642 ha) est au passage de la route d'Arras à Cambrai (chaussée Brunehaut) à 14 km ESE d'Arras, 11 km au SO de Vitry; il fut détruit en 1917-1918 et a moins d'habitants aujourd'hui que dans l'entre-deux-guerres, mais elle a gagné 130 hab. de 1999 à 2010; cimetière britannique. Haucourt (260 Haucourtois, 606 ha) et Rémy (290 Rémynois, 359 ha) sont tout proches, l'une rive droite et la seconde rive gauche, juste en aval.

Éterpigny (220 Sterpiniens, 349 ha), qui vient de gagner une soixantaine d’habitants (un tiers, 1999-2006), suit sur la rive droite. Puis, au-delà de l'A 26, se tient Étaing (450 Étaignois, 510 ha), 6 km SSE du chef-lieu. Sailly-en-Ostrevent (720 Saillysiens, 743 ha) est sur la rive gauche de la Sensée, à 4 km SSE de Vitry; le cromlech de cinq pierres dressées des Bonnettes se découvre à la pointe sud-ouest de son finage; négoce de légumes Fort et Vert (20 sal.). La population de toutes ces communes a, au mieux, stagné dans la seconde moitié du 20e s.

Tortequesne (720 Tortequesnois, 337 ha), dont le nom évoque un lointain chêne tordu, est également sur la rive gauche de la Sensée, un peu plus en aval, à 7 km au SE du chef-lieu, face à l'écluse. Elle a gagné des habitants de 1954 (400 hab.) à 1990 mais en a perdu ensuite, puis en a repris 30 entre 1999 et 2007. Bellonne (250 Bellonnais, 203 ha) est à 6 km au sud-est de Vitry; ancienne seigneurie, elle n'est plus qu'un petit village, mais son nom est respectueusement porté par ses deux voisines, pourtant bien plus grandes, Noyelles-sous-Bellonne (830 Noyellois, 421 ha) à l'ouest et Gouy-sous-Bellonne (1 250 Gouysiens 547 ha) au nord-est. Le finage de celle-ci touche à l'est au canal de la Sensée, qui coïncide ici avec la limite départementale; Gouy héberge le négoce agricole Carré (40 sal.). Noyelles-sous-Bellonne a crû après 1975 (380 hab.) et gagné 250 hab. de 1999 à 2010 tandis que Gouy en perdait une cinquantaine après être passée de 675 hab. en 1962 à 1 320 en 1990.