Vittel

5 670 hab. (Vittellois), 2 413 ha dont 511 de bois, chef-lieu de canton du département des Vosges dans l'arrondissement de Neufchâteau, 33 km au SE de celle-ci et 40 km à l'ouest de la préfecture. La ville est à la limite de la Vôge, au pied de la petite côte du rhétien. Une source déjà connue, la fontaine Gérémoy, a été mise en valeur dans les années 1850 par l'avocat L. Bouloumié qui a lancé la station à la mode du Second Empire. Celle-ci s'est construite dans le style mauresque de la fin du 19e siècle, puis dans le style anglais des débuts du 20e siècle, enfin dans le style moderne des années 1920.

Elle reste fréquentée en raison de sa proximité relative de grandes concentrations métropolitaines, mais a surtout bénéficié ensuite de la création de l'usine d'embouteillage et de vente d'eaux minérales (1 100 millions de cols par an), qui appartient actuellement à la division Nestlé Waters du groupe Nesté et emploie 1 800 personnes (plus 450 à Contrexéville), et de l'installation du Club Méditerranée (40 sal.), qui offre 550 places. Les usines de Vittel et Contréxéville (850 millions de cols) sont réunies depuis 2007 par une canalisation de 4 km à double sens, en vue d'optimiser l'embouteillage.

L'établissement thermal (25 sal.), le casino (50 sal., environ 100e en France par le produit des jeux) et deux hôtels ont été cédés par la société des eaux au groupe Partouche. La ville dispose d'espaces verts, d'un palais des congrès, d'un centre de préparation omnisports et d'un hippodrome; aérodrome du Champ de Courses (code LFSZ, une piste gazonnée de 1 200 m), tir aux pigeons au mont Saint-Jean sur la côte qui domine la ville au nord; jardins de la Terre, musée de l'eau, centre culturel et galerie des thermes.

Vittel a un collège public et un hôpital de jour, six hôtels (150 chambres) et un petit camping. Elle accueille aussi des industries en partie liées à l’activité de la source, comme la fabrique d’emballages plastiques et bouchages Bericap (80 sal., groupe allemand Berg), un atelier de cartonnage DS Smith (Kaypac, 25 sal.); boulangerie-pâtisserie Eurovita (65 sal.), restauration collective Restocop (25 sal.); travaux publics Eiffage (120 sal.), installations électriques Millot (20 sal.), et distribution d'électricité ERDF (20 sal.), plâtrerie Fallot (25 sal.), espaces verts Daviller (20 sal.); centre d'appels Lorraine (45 sal.); travail temporaire Adecco (40 sal.); supermarché Carrefour (30 sal.). Un embranchement ferroviaire aboutit à Mirecourt. Vittel avait autour de 1 400 hab. au 19e s., 2 500 en 1911 et 3 600 en 1936, et a culminé à 6 800 en 1975; la population se réduit depuis, et a perdu encore 600 hab. de 1999 à 2008, repassant ainsi au-dessous de 6 000 hab.

Le canton a 12 900 hab. (13 650 en 1999), 21 communes, 21 094 ha dont 5 488 de bois. Le drainage se fait en partie vers la Meuse par le Vair et la Vraine, bien que le nord-ouest du canton soit accidenté par les indentations du petit plateau du rhétien; un peu vers Mirecourt et donc vers la Moselle, par la Saule; à peu près pas vers la Saône. Vittel n’est séparée de Contrexéville que par une forêt-parc, où a été aménagé un parc d’aventures. Les villages du canton sont de très petite taille, sauf Remoncourt (600 Remoncourtois, 1 452 ha dont 382 de bois) à 10 km ENE de Vittel, qui sert de relais local à mi-chemin de Mirecourt et abrite une maison d’enfants à caractère social des Pupilles de l’enseignement public; et, à la rigueur, Dombrot-le-Sec (380 Dombriciens, 1 889 ha dont 466 à part), à la source du Vair à 5 km SSE de Contrexéville.