Wingen-sur-Moder

1 600 hab. (Wingenois), 1 737 ha dont 1 406 de bois, commune du Bas-Rhin dans le canton de La Petite-Pierre, 30 km au nord de Saverne en plein Parc des Vosges du Nord, mais près de la limite régionale, au bord de la Moder encaissée dans le plateau de grès. Elle est connue par une tradition de verrerie qui remonte au 16e s. et qui a été réactivée par la cristallerie que René Lalique (1860-1945) y a installée en 1924, puis portée à 360 emplois ((230 actuellement) et dont les trois quarts des produits sont exportés. La société, qui occupe 600 personnes au total et dispose de boutiques, a été absorbée par le flaconnier Pochet (Financière Prato) puis vendu en 2008 au suisse Art et Fragrance (S. Denz); elle s’est également fait connaître par ses trophées de patinage artistique et a ouvert en 2001 à Wingen un Centre de l’Imaginaire, puis en 2011 un remarquable musée Lalique dessiné par M. Wilmotte. Une autre entreprise, créée en 1934, a choisi l’orfèvrerie (Gulden).

Wingen a un collège public, une gare ferroviaire, un projet de centre pour handicapés. Le village est au confluent de la Moder qui vient du sud-ouest et du Schuesselthalbaechtel (ou petit ruisseau de la vallée de Schuessel) qui vient du nord-ouest, et disperse ses maisons dans la plaine de confluence, en plusieurs lotissements et hameaux dont Hochberg à l'ouest et Heideneck au nord sur les basses pentes. Le petit hameau de Huehnerschaerr est plus au nord dans les bois, sur la route de Bitche (D 258).

À la limite nord de la commune, et donc de la Lorraine, se dresse près d'un carrefour la Breitenstein (la large pierre), probablement un menhir, mais gravé par des chrétiens zélés au 18e siècle et ainsi détournée en «pierre des douze apôtres». Le finage est moins étendu et moins accidenté au sud de la Moder, où s'allonge la crête du Kirchberg qui culmine à 355 m. La population a augmenté entre la guerre et les années 1980, mais se tassait légèrement depuis; elle a toutefois repris plus de 150 hab. entre 1999 et 2007.