Canton d'Anizy-le-Château

Anizy-le-Château

1 930 hab. (Aniziens), 949 ha dont 273 de bois, chef-lieu de canton de l’Aisne dans l’arrondissement de Laon, 19 km OSO de la préfecture, dans la vallée de l’Ailette au bord du canal de l’Oise à l’Aisne; un collège public; Intermarché (30 sal.), entreprise de bâtiment (Anizienne de Construction, 260 sal.), charpentes CTB (40 sal.). La commune englobe à l’ouest dans la plaine le bois du Mortier; mais son château a depuis longtemps disparu. La population communale a crû entre 1950 (1 100 hab.) et 1982, mais se tasse légèrement depuis; elle est restée étale de 1999 à 2008.

Le canton a 10 600 hab. (10 100 en 1999), 23 communes, 14 630 ha; il occupe les reliefs accidentés du front de côte proche de Laon, échancré par deux trouées. Pinon (1 780 Pïnonais, 948 ha dont 578 de bois), face à Anizy de l’autre côté de l’Ailette et du canal, forme avec elle une conurbation, où se trouvent la gare, une aluminerie (Hydro Aluminium Extrusion, 100 sal.) et une menuiserie métallique (Rinaldi Structal, 70 sal.), une fabrique de pesticides (SDP, 40 sal.), un négoce de carburants (CPE, 20 sal.). Le siège de la communauté de communes des vallons d’Anizy (17 communes, 8 200 hab.) est à Pinon, dont la population est brusquement passée de 940 hab. en 1954 à 1 600 en 1962, puis 1 900 en 1975, mais s’est réduite depuis; elle a toutefois repris 40 hab. entre 1999 et 2008.

Au nord, le canton monte sur le plateau dans la forêt de Saint-Gobain Prémontré (770 hab., 833 ha dont 696 de bois), 7 km au NO d'Anizy au creux d’un vallon et près d’un étang de barrage, conserve des restes de l’ancienne abbaye de 1120, dont le nom avait désigné un ordre religieux; quelque peu restaurée au 18e s., l’abbaye est devenue en 1867 un asile psychiatrique, qui comptait encore 1 500 pensionnaires vers 1990 et en héberge 320 à présent, au centre d’un système de soins complexe qui ne compte pas moins de 9 000 patients dans le département. Brancourt-en-Laonnois (670 Brancourtois, 656 ha dont 341 de bois) est à 3 km à l'ouest d'Anizy, sur le ruisseau de la Vionne qui descend de Prémontré et débouche ici dans la vallée de l'Ailette; la mention «en Lonnois» est de 1933.

Au centre, le canton englobe le petit massif isolé du mont de Fay, que se disputent au moins 7 communes; au sud-est et au sud-ouest, il dépasse la vallée de l’Ailette pour monter sur le plateau entre Aisne et Ailette et atteint même le Chemin des Dames à Chevregny (200 hab., 885 ha dont 420 de bois), où le canal de l’Oise à l’Aisne quitte la vallée de l’Ailette pour s’engouffrer en tunnel sous le fameux Chemin. Chevregny, qui est à 12 km au sud de Laon, détient le musée départemental de l’école publique. Monampteuil (130 hab., 586 ha) couronne un promontoire juste au-dessus de Chevregny; à son pied s’offre le large bassin de Monampteuil, creusé en 1890, qui permettait aux péniches de patienter avant la montée vers le tunnel; il sert de base de loisirs nautiques, ce qui vaut au village de figurer parmi les «stations vertes de vacances».

Urcel (580 Urcelois, 720 ha dont 437 de bois), de l’autre côté du plateau à 10 km SSO de Laon, a un château du 19e s. et une belle église du 12e s., à cinq travées, refaite après 1918; travaux publics D. Fer (55 sal.). Le village est au bord de la N 2, qui emprunte le bord de la large trouée marécageuse et boisée ouverte dans la côte entre Laon et la vallée de l’Ailette et drainée tant bien que mal par l’Ardon; la voie ferrée de Laon à Soissons emprunte aussi cette trouée, mais de l’autre côté, avec une gare à Royaucourt-et-Chailvet (190 Royaucourtois, 304 ha dont 163 de bois), 9 km au SO de Laon et 6 km à l’est d’Anizy; château et église gothique (13e-14e s.) à Royaucourt.

Autour du massif du mont de Fay, Mons-en-Laonnois (1 140 Montois, 410 ha) est le village le plus proche de Laon (6 km SO) et le plus peuplé, avec quelques entreprises de service (nettoyage Gaspard, 25 sal.) et une grosse église des 13e-14e s.; sa population s'est accrue de 160 hab. entre 1999 et 2008. Laniscourt (180 hab., 300 ha dont 182 de bois), 2 km au NO, est connue pour son fort des années 1880, de la série des défenses organisées après la défaite de 1871 par Séré de Rivières, juché sur l’étroit plateau face à Laon et au-dessus de Mons, et qui se visite. Bourguignon-sous-Montbavin (130 hab., 192 ha dont 136 de bois), 8 km ENE d’Anizy et au SO de Mons, est un village classé, où naquirent les frères Le Nain, célèbres peintres du 17e siècle, qui contribuèrent à son embellissement; un collège public de Laon porte leur nom; belles maisons de pierre, un vendangeoir du 17e s. et un joli jardin du vendangeoir.

À Merlieux-et-Fouquerolles (270 Mérilociens, 577 ha dont 207 de bois) sur le versant occidental du massif, 4 km ENE d’Anizy, aquariums et centre d’initiation à l’environnement, avec ferme pédagogique; la commune résulte d'une fusion des années 1790; elle a gagné 50 hab. depuis 1999. À Lizy (260 Liziens, 373 ha dont 150 de bois), qui est à 2 km à l’est du chef-lieu, se trouve la fondation pour enfants en difficulté de la Vie au grand air. Le massif du mont de Fay domine au nord l’autre grande trouée, occupée par les marais de Cessières (460 Cessiérois, 1 035 ha dont 407 de bois), village situé de l’autre côté, à 8 km NE d’Anizy et 10 km à l’ouest de Laon; un centre de recherche sur l’environnement (CNRS, ENS Lyon, Unesco) installé à Cessières scrute en permanence le marais et ses tourbières, qui s’étendent sur 679 ha et forment un site Natura 2000. Faucoucourt (320 Fucoldcurtissiens, 735 ha dont 249 de bois), entre Cessières et Anizy, a gagné 60 hab. de 1999 à 2008.