Canton de Coucy-le-Château-Auffrique

Coucy-le-Château-Auffrique

1 100 hab. (Coucyssois), 1 146 ha dont 491 de bois, chef-lieu de canton de l'Aisne dans l'arrondissement de Laon, 19 km au nord de Soissons, au pied du versant qui domine la vallée de l'Ailette. Il est dominé par les restes d'une ancienne et énorme citadelle, délimitée par une enceinte de 17 km de long qui fut jalonnée par 28 tours, dont quelques ruines subsistent. La porte de Laon fait figure de châtelet, avec deux tours rondes de 1225; la porte de Soissons est une tour qui abrite le musée d'histoire locale. Le château fort, des années 1230, est un quadrilatère à donjon cylindrique. L'ensemble forme l'un des plus impressionnants témoignages des défenses médiévales qui soient en France. À l'ouest du village, on voit encore l'ancienne plate-forme d'artillerie de la Grosse Bertha, qui bombardait Paris à plus de 100 km.

Coucy a un collège public et un institut de rééducation (Moyembrie, 60 places); usine de mécanique et tôlerie UTPM (50 sal.); jardins des sires de Coucy. La commune s'est agrandie en 1921 par fusion avec Auffrique-et-Nogent, qui avait alors 450 hab.; la population n'a pas beaucoup évolué depuis. Le village est le siège de la communauté de communes du val de l'Ailette (19 communes, 8 000 hab.).

Le canton, limitrophe du département de l'Oise, a 11 700 hab. (11 100 en 1999), 29 communes, 24 458 ha; il est traversé par la vallée de l’Ailette, que suit un moment la route de Soissons à Saint-Quentin, et donne au nord-est sur la forêt de Saint-Gobain où Coucy-la-Ville (260 hab. dont 60 à part, 611 ha), 2 km au nord du chef-lieu, abrite à la ferme d’Aumont un lycée agricole. Au nord du canton, Septvaux (210 Septvaliens, 856 ha dont 726 de bois) et Barisis (720 Barisiens, 1 511 ha) s'abritent, aux abords de Saint-Gobain et de sa forêt, dans la vallée du Ménil, partie supérieure du ruisseau de Servais qui descend vers l'Oise et qui est parsemée d'étangs. Septvaux a une église classée du 11e s., Barisis a gagné 40 hab. depuis 1999.

Folembray (1 560 Folembraysiens, 885 ha dont 221 de bois), 5 km NO du chef-lieu, a un circuit automobile, une part de la forêt domaniale de Coucy-Basse et un atelier de plasturgie (Sincoplas, 90 sal.); elle s'est agumentée de 50 hab. après 1999. Une Chaussée Brunehaut sud-nord passe à Folembray et au milieu de la forêt de Coucy-Basse, comme au sud à Pont-Saint-Mard (180 Saint-Mard-Pontains, 679 ha), dans une cuve du coteau de gauche de l'Ailette, qui a une église classée du 12e s. et un château du 19e s. avec parc.

Tout près Guny (440 hab., 932 ha dont 257 de bois), 5 km à l’ouest de Coucy sur la rive gauche de l’Ailette et au bord du canal de l’Oise à l’Aisne, a une petite usine de caoutchouc industriel (MCD, 80 sal.). Champs (300 hab., 916 ha dont 287 de bois), 6 km ONO de Coucy et Crécy-au-Mont (310 hab., 1 183 ha dont 242 de bois), 5 km au sud du chef-lieu, abritent chacune une nécropole nationale.

Blérancourt (1 330 Blérancourtois dont 50 à part, 1 080 ha dont 291 à part), 14 km à l’ouest de Coucy et 20 km au NO de Soissons, est un village-centre desservant la partie occidentale du canton; le bourg a une église renaissance, un manoir du 15e s. devenu hospice (Moulin Vert), un institut médico-éducatif; et surtout la maison natale du révolutionnaire Saint-Just (1767-1794) récemment transformée en musée, et le château classique de Gèvres (17e s.) qui, après avoir servi de quartier général aux ambulanciers états-uniens en 1917-1918, et avoir été restauré, est devenu depuis 1931 un musée national de la coopération franco-américaine, avec jardins du Nouveau Monde et arboretum. Camelin (450 Camelinois, 915 ha dont 190 de bois), juste à l'ouest de Blérancourt, a une belle église classée des 12e-13e et 15e-17e s.; menuiserie Trolard et Bernard (25 sal.). Quierzy (440 Cheriziens, 809 ha), 6 km au nord de Blrancourt sur la rive gauche de l'Oise, conserve des ruines d'un prieuré et d'un château du 16e s.

Anne Morgan à Blérancourt

La fondatrice du musée franco-américan de Blérancourt fut Anne Morgan. Née en 1873, elle était la fille et l'héritière du célèbre banquier John Pierpont Morgan. Elle a organisé en France dès 1914 un service ambulancier et a contribué à la reconstruction des régions sinistrées jusqu'en 1924; féministe, elle a fondé l'American Women Association en 1925; francophile, elle a créé la Bonne Volonté franco-américaine en 1925, puis le musée de Blérancourt en 1931, et elle devint commandeur de la Légion d'honneur. Elle est morte en 1952. Une association de secours médicaux et une rue de Soissons portent son nom.