Canton de Saint-André-les-Alpes

Saint-André-les-Alpes

830 hab. (Saint-Andréens), 4 746 ha dont 3 187 de bois, chef-lieu de canton des Alpes-de-Haute-Provence dans l'arrondissement de Castellane, 22 km au nord de celle-ci au confluent de l'Issole et du Verdon à 804 m. Le lac de Castillon arrive à proximité du village, qui est desservi par la N 202 et une gare du chamin de fer de Provence. La commune, qui se veut «station verte de vacances», forme une avancée du parc régional du Verdon vers le nord-est et s'étend en partie dans le bassin de l'Isole, occupé par la forêt domaniale de l'Isole. Elle a un collège public et une maison de retraite.

Le relief y culmine à 1 789 m à la montagne de l'Allier; parois d'escalade du Chalvet au-dessus du village. Le petit hameau de Méouilles, ancien site du village dans la plaine à 2 km au sud-est de l'actuel, a livré des restes préhistoriques et romains. Vers le sud-ouest, au-delà du lac, la commune possède le hameau perché de Courchons et monte à 1725 m au sommet de l'Aup. La population communale a assez peu varié sur deux siècles; Saint-André a absorbé en 1837 la commune de Méouilles qui n'avait qu'une vingtaine d'habitants, en 1966 celle de Courchons qui n'était plus habitée. Elle a gagné une centaine d'habitants de 1999 à 2006 et a aussi 250 résidences secondaires. Elle est le siège de la communauté de communes du Moyen Verdon, groupement intercommunal des Alpes-de-Haute-Provence associant 17 communes et 4 300 hab.

Le canton a 1 500 hab., 6 communes, 19 269 ha dont 9 011 de bois. Angles (70 hab., 983 ha dont 417 de bois), à 956 m, est un tout petit village à 8 km au SE du chef-lieu, et atteint 1 608 m sur la crête de la montagne de Chamatte. Allons (80 Allonsais, 4 171 ha dont 2 266 de bois), 12 km à l'est du chef-lieu par la route (6 km à vol d'oiseau), à 1 070 m, est au centre d'un assez large bassin drainé vers le nord par l'Ivoire, qui atteint le Verdon à Vauclause, hameau au nom significatif situé à la limite aval de ce bassin, et doté d'une gare du train des Pignes qui remonte le Verdon jusqu'à Thorame-Haute. Le relief culmine à 1 996 m au Puy de Rent ou mont Vauclause, et monte au sud à 1 878 m au pic Chamatte. Allons a eu plus de 500 hab. en 1836, 60 en 1962. La commune est hors du parc régional.

C'est aussi le cas de La Mure-Argens (260 Murencs et Murenques, 3 473 ha dont 1 196 de bois), qui s'intercale à 920 m entre Allons et Saint-André. Cette commune associe depuis 1973 les villages de La Mure, à 2 km au NE du chef-lieu sur l'adret qui domine la plaine du Verdon, qui eut des fabriques de draps et dispose d'une gare; et Argens (12 hab. en 1999), qui est à 10 km plus au nord dans la vallée de la Sasse, petit affluent de droite du Verdon, entre la Montagne de Maurel à l'ouest (1 771 m) et la montagne du Cordeil au nord-est (2 115 m). Elle a gagné 70 hab. de 1999 à 2007 et a 200 résidences secondaires.

Moriez (180 Moriézois, 3 718 ha dont 1 178 de bois), à 900 m d'altitude et à 3 km à l'ouest du chef-lieu dont elle est séparée par le col des Robines (988 m), est dans le vallon supérieur de l'Asse de Moriez; on y voit les restes d'un donjon. Le finage s'étend du sud au nord et inclut au nord le hameau d'Hyèges; fontaine salée à l'ouest de Moriez, avec aménagements du 17e s. Moriez a eu 850 hab. en 1821, et sa population a peu changé depuis 1970; elle a 130 résidences secondaires. Plus au nord, Lambruisse (70 Lambruissiens, 2 178 ha dont 767 de bois) est isolée à 1 100 m au sein d'une combe drainée vers le sud-est par l'Encure, petit affluent de l'Isole. Le finage va de la montagne de Tournon au nord, qui atteint 2 057 m, à la montagne de l'Allier au sud et contient une centaine de résidences secondaires.