Canton de Turriers

Turriers

300 hab. (Turriérois), 1 986 ha dont 580 de bois, chef-lieu de canton des Alpes-de-Haute-Provence dans l'arrondissement de Forcalquier, 42 km au NE de Sisteron et 35 km au SSE de Gap à 1 040 m. La commune s'étale dans le petit bassin de la Clapouse, qui coule vers le nord en direction de la Durance; centre de réadaptation de l'Eau Vive (95 sal.). Le finage est fermé à l'ouest et au sud par des reliefs qui montent à 1 714 m à la Roche Cline. La population augmente à nouveau depuis le creux vers 1970 (230 hab.) et s'est accrue de 110 hab. de 1999 à 2005 (+36%); elle avait atteint 680 hab. en 1851.

Le canton a 1 000 hab., 7 communes, 22 622 ha dont 9 751 de bois, il est limitrophe des Hautes-Alpes. Deux petites communes, Bellaffaire (140 Bellaffairois, 1 312 ha dont 387 de bois, à 845 m) et Gigors (40 Gigordons, 1 369 ha dont 1 030 de bois, à 875 m) sont proches du chef-lieu et partagent le même petit bassin. Mais le territoire de Bellaffaire s'allonge vers le sud-est le long de la Clapouse jusqu'à la Tête Grosse (1 598 m), tandis que celui de Gigors s'étire vers l'ouest et culmine à 1 592 m au sommet de Montsérieux, d'où l'on domine la vallée de la Durance.

Le nord du canton donne en effet directement sur le versant gauche de la Durance et ne communique guère avec le chef-lieu. Curbans (290 Curbannais, 2 888 ha dont 1 085 de bois), 6 km au sud de Tallard (Hautes-Alpes) à 650 m, a une église romane en partie du 11e s., un château du 17e s. et profite du lac de barrage de la Saulce construit sur la Durance en 1975; au sud, la commune culmine à Malaup à 1 561 m. Curbans partage avec La Saulce le plan d'eau établi en 1975 derrière un barrage d'où part le grand canal de la Durance; en amont, la centrale électrique de Curbans a été mise en service en 1966 mais elle est en bordure de la commune sur le territoire de Tallard. Une centrale photovoltaïque, la plus grande d'Europe, devrait être construite prochainement à Curbans par Electrabel, pour ouvrir en 2010 sur 300 ha avec 200 000 panneaux et une puissance de 30 à 50 MW.

Venterol (200 Venterolais, 2 275 ha dont 1 000 de bois), est moins accessible et perchée à 1 000 m d'altitude au sud-est de Tallard, plus de 20 km de Turriers par des routes sinueuses (7 km au NO à vol d'oiseau). La commune a des possibilités de ski nordique sur l'ubac du Montsérieux (1 596 m). La petite Piégut (120 Piégutais, 1 112 ha dont 554 de bois), à l'est à 1 036 m, complète ce versant. Ces communes reprennent quelques habitants depuis le creux des années 1960 et 1970.

La moitié méridionale du canton relève du haut bassin de la Sasse et tourne aussi le dos à Turriers; elle est tout entière dans la seule commune de Bayons (200 Bayonnais, 12 575 ha dont 5 500 de bois), à 870 m, qui a absorbé en 1973 trois voisines: Astoin (7 hab.) au nord, reliée à Turriers par le col de Sagnes (1 182 m) et précédée en aval par les virages du Tourniquet, un passage obligé du rallye automobile de Monte-Carlo; Esparron-la-Bâtie (11 hab.) au sud-ouest, près d'un petit lac attractif et dans un grand vallon très boisé parcouru par le GR 6; Reynier (14 hab.) à l'extrême sud-ouest. Bayons avait 900 hab. en 1846, 130 en 1968 et seulement 140 en 1982 mais a gagné 50 hab. de 1999 à 2005 et totalise 150 résidences secondaires. Elle a une belle église romane à haut clocher carré, du 11e s., et une maison de retraite. Les hauteurs qui dominent le bassin de la Sasse montent au sud à 2 115 m aux Monges, au sud-est à 2 112 m aux Cimettes, à l'est à 2 032 m à la Tête Grosse, à 1 825 m au nord à la Grande Gautière. La dernière commune est Faucon-du-Caire (35 Fauconniers, 1 993 ha dont 700 de bois), 11 km à l'ouest de Turriers à 910 m dans un couloir drainé par le Grand Vallon en direction de la Sasse, qui se nommait simplement Faucon avant 1932.