Canton d'Aspres-sur-Buëch

Aspres-sur-Buëch

780 hab. (Aspriens), 4 265 ha dont 2 063 de bois, chef-lieu de canton des Hautes-Alpes dans l'arrondissement de Gap, 35 km à l'ouest de la préfecture. Le nom fut Aspres-lès-Veynes jusqu'en 1884 et la commune a absorbé en 1933 celle d'Agnielles, qui n'avait plus qu'une soixantaine d'habitants. Sa population était de 800 hab. dans les années 1850 et a connu un pic momentané à 1 200 hab. en 1886, avant de descendre à 560 en 1926; elle se maintient au-dessus de 700 hab. depuis 1965, avec une légère tendance à la diminution depuis 1982.

Le village, doté d'une tour carrée à campanile et d'une église à porche du 12e s., est un peu au nord de la rive droite du Grand Buëch, à 760 m, sous la haute crête de la Longeagne qui monte à la limite de la commune à 1 491 m, mais va plus haut à l'ouest dans la commune voisine de Saint-Pierre-d'Argençon. Il est juste à la bifurcation ferroviaire que gérait Veynes, à un endroit où le Petit et le Grand Buëch sont très proches avant de confluer plus en aval vers Serres.

Le finage va au sud jusqu'au cours du Petit Buëch; au site du Chevalet, un petit aérodrome est désaffecté et doit recevoir une centrale solaire. Vers le nord-est, le territoire communal s'allonge extrêmement pour prendre tout l'étroit bassin du ru d'Agnielles, qui s'enforce en gorge avant son confluent avec le Buëch, rive gauche. Il parvient ainsi, au-delà de la forêt domaniale de Durbon, jusqu'à la Tête du Rif de l'Are à 1 869 m, et à la montagne de Durbonas à 2 086 m. Aspres-sur-Buëch est le siège de la communauté de communes du Haut-Buëch, qui correspond au canton.

Le canton a 1 700 hab., 8 communes, 23 265 ha dont 9 536 de bois. Il n'a que de petites communes. Saint-Julien-en-Beauchêne (110 hab., 5 943 ha dont 3 214 de bois) est dans la vallée du Buëch à son entrée dans les Hautes-Alpes, 15 km au NNO d'Aspres, à 920 m, et a une gare sur la voie de Grenoble; son finage monte à 1 729 m au Quigouret à l'ouest, à 1 916 m à la Toussière au nord-ouest, au-dessus de Lus-la-Croix-Haute, et jusqu'à 2 368 m au nord-est à la Tête de Garnesier. Le GR 94 traverse la commune de l'est, où il vient de La Cluse par le col du Lauteret (1 754 m), à l'ouest en direction de Boulc (Drôme) par le hameau de Vaumères. L'orthographe du nom est fautive et n'a rien à voir avec un bel arbre: il s'agit d'une référence au Bochaine, qui est le pays du Buëch. La commune a eu 800 hab. au début du 19e s. et s'est dépeuplée jusqu'en 1975; elle reste au même niveau depuis et a un peu plus de résidences secondaires (80) que de résidences principales (60).

Aspremont (240 Aspremontais, 1 852 ha dont 617 de bois), 4 km au sud du chef-lieu sur la rive droite du Buëch à 715 m, se signale par les ruines d'un château féodal (14e s.), le château de la Garenne et le petit lac de la Sagne. Elle a eu plus de 600 hab. au début du 19e s., 180 en 1975 et a gagné une soixantaine d'habitants de 1999 à 2006; 125 résidences secondaires. Saint-Pierre-d'Argençon (150 hab., 1 881 ha dont 668 de bois), 5 km à l'ouest d'Aspres à 780 m, domine le cours de la Charanne, affluent de droite du Buëch, sous le crêt de Longeagne qui atteint 1 564 m au-dessus du village et offre un site de vol libre; sa population évolue peu depuis 1960; la commune a 70 résidences secondaires. La Beaume (140 hab., 2 964 ha dont 862 de bois), 12 km ONO d'Aspres à 860 m, est aux sources de la Charanne, qui descend vers le Buëch. La route de Die en sort au col de Cabre (1 180 m), tandis que la voie ferrée emprunte pour franchir la crête un tunnel de 3 764 m, achevé en 1891. La population communale, longtemps de l'ordre de 600 hab., était montée brusquement à 1 000 au moment des travaux (1886) avant de descendre jusqu'au minimum de 1982 (130 hab.); elle a gagné 18 hab. de 1999 à 2004.