Canton de Ribiers

Ribiers

690 hab., 3 655 ha dont 1 141 de bois, chef-lieu de canton des Hautes-Alpes dans l'arrondissement de Gap, 70 km au SSO de la préfecture et 9 km au NO de Sisteron, à 520 m. Le village est au confluent de la Clarescombe et du Buëch, au bord de la plaine de la Durance. Son finage s'avance sur la rive droite du Buëch jusqu'aux abords de Sisteron; il est dominé au sud par la montagne de l'Ubac (1 283 m au Roc de l'Aigle), à l'ouest par le Roc de Gloritte (1 367 m) et le sommet de la Platte (1 482 m). Il a de petites entreprises de conditionnement de fruits BLM (20 sal.), de négoce d'engrais et fournitures agricoles Ovinalp Fertilisation (30 sal.). La population communale était tombée de 1 500 hab. en 1846 à 480 dans les années 1960; elle remonte depuis. Ribiers est le siège de la communauté de communes du canton de Ribiers-Val de Méouge, qui réunit 9 communes et 1 800 hab.

Le canton a 1 500 hab., 7 communes, 14 694 ha dont 4 346 de bois. Le reste du canton occupe un fond de synclinal assez large entre la montagne de la Chabre au nord, un crêt rectiligne, et au sud la montagne de Chanteduc (1 447 m) et la Crête du Travers (plus de 1 450 m), dont le front est tourné vers le sud et domine une dépression en forme de combe où se tient le petit village d'Éourres (85 hab., 2 647 ha dont 517 de bois); cette combe est fermée au sud par l'alignement montagne de Mare (1 603 m)-Crête de l'Âne (1 615 m), dont le front est tourné vers le nord. Éourres a eu près de 600 hab. dans la première moitié du 19e s., 22 seulement en 1982. La Méouge emprunte ce val et traverse le canton de part en part; ses eaux s'y enfoncent en gorge juste avant d'atteindre la rive droite du Buëch à Antonaves (160 hab., 803 ha dont 485 de bois), petite commune dominée à l'ouest par la montagne de Saint-Cyr (1 365 m) et dont le village est à 7 km au NO de Ribiers; elle n'avait plus que 60 hab. en 1968.

Barret-sur-Méouge (250 hab., 2 672 ha dont 869 de bois), 10 km au-delà dans une petite plaine en amont des gorges de la Méouge, est la plus peuplée des communes de l'intérieur; elle réunit depuis 1944 les deux anciennes communes de Barret-le-Bas, centre villageois actuel à 650 m, et de Barret-le-Haut, plus éloigné sous la montagne de Chabre, qui n'avait plus que 30 hab.; la commune entière s'est nommée alors Barret-le-Bas et n'a pris son nom actuel qu'en 2001.

Châteauneuf-de-Chabre (260 hab., 2 390 ha dont 727 de bois), à l'angle nord-est du canton à 525 m, occupe un plateau au-dessus des gorges et y ajoute quelques maisons au pied du versant le long du Buëch; nombreux vergers. Sur la montagne de Chabre au-dessus du Buëch, s'est fixé un site réputé de vol libre avec tremplin et compétitions internationales. La commune a absorbé en 1944 sa petite voisine Pornet, qui n'avait plus qu'une dizaine d'habitants; en 1968 elle n'avait que 125 hab., mais sa population croît depuis; elle est passée à 300 hab. en 2005.