Canton de Saint-Bonnet-en-Champsaur

Saint-Bonnet-en-Champsaur

1 500 hab., 1 501 ha, chef-lieu de canton des Hautes-Alpes dans l'arrondissement de Gap, 14 km au nord de la préfecture, sur la rive droite du Drac à 1 025 m. C'est le chef-lieu du Champsaur, et une ancienne capitale ducale, avec des rues étroites et d'anciennes maisons; «station verte de vacances», il est équipé d'un collège public et d'une maison départementale des solidarités; constructions Festa (45 sal.), couverture Parret (25 sal.). Le canal de Saint-Bonnet est un long canal d'irrigation sur le côté droit de la vallée, relayé en amont par le canal de Saint-Julien et en aval par le canal des Costes. Le finage monte au nord-est jiusqu'au pic Queyrel à 2 440 m. La commune a eu plus de 1 500 hab. en 1846 et un minimum de 1 200 dans les années 1960. Elle a gagné près de 200 hab. de 1999 à 2005, et enregistre près de 400 résidences secondaires. Elle est le siège de la communauté de communes du Champsaur, qui rassemble 13 communes et 4 700 hab.

Le canton a 6 100 hab., 18 communes, 27 815 ha dont 6 510 de bois. Ses communes sont de faible étendue sauf les deux plus montagnardes. Ancelle (630 hab., 5 066 ha dont 713 de bois) est la plus éloignée du chef-lieu, à 16 km au SE à 1 850 m. Elle occupe le bassin de l'Ancelle, affluent de gauche du Drac. Son relief monte à 2 464 m au Piolit au sud, 2 628 m à l'est à la Coupa, et son ubac a reçu une active station de ski au-dessus du village, dotée de 15 pistes et 13 remontées mécaniques. Ancelle a eu plus de 1 000 hab. pendant tout le 19e s., avec un maximum à 1 350; son minimum est de 1962 (550 hab.); elle a plus de 1 000 résidences secondaires. Saint-Léger-les-Mélèzes (230 hab., 676 ha dont 292 de bois), toute proche à 3 km au nord, à 1 260 m d'altitude, se signale par un château des 15e et 17e s., un élément de l'écomusée du Champsaur (refuge des animaux), et le centre médical la Source (50 sal.); son finage monte à 2 518 m à l'est à la Petite Autane et descend jusqu'au Drac. La commune est classée «station verte de vacances»; elle a gagné 80 hab. de 1999 à 2004 et contient 650 résidences secondaires.

Chabottes (620 hab., 996 ha dont 203 de bois), sur la rive droite du Drac au nord de la précédente, à 11 km ESE du chef-lieu et à 1 080 m, disperse des hameaux dans la plaine du Drac aux multiples canaux et dérivations et au paysage de bocage; la commune a gagné 100 hab. de 1999 à 2005 et affiche 260 résidences secondaires. Forest-Saint-Julien (220 hab., 695 ha) est un petit village sur la rive gauche du Drac à 7 km SE du chef-lieu, à 1 200 m; son finage s'étend vers le sud-est à travers les plaines du Drac et de l'Ancelle et monte au SE jusqu'à la butte isolée du puy de la Manse (1 636 m). Une dérivation des eaux du Drac part de la commune par le col de Manse, en direction du bassin de la Durance via le Buëch, sous le nom de canal du Drac. De l'Ancelle part un canal d'irrigation qui longe tout le versant gauche du Drac jusqu'au-delà du Noyer. La commune a eu 560 hab. en 1876, moins de 180 en 1982 et 1990.

Saint-Laurent-du-Cros (430 hab., 1 269 ha dont 209 de bois), 6 km au sud du chef-lieu à 1 020 m, tient la zone de confluence de l'Ancelle et du Drac, dans le même paysage bocager; laiterie coopérative (fruitière), forêt au sud du finage dans la plaine. Sa voisine Laye (220 hab., 1 055 ha dont 433 de bois), à l'ouest, dernière étape avant le col Bayard en venant de Grenoble, dont la mairie est à 1 200 m d'altitude, a équipé une station de ski sur les pentes du pic de Gleize (2 159 m), et propose un musée du fromage à la petite laiterie du Col Bayard. Sa population a augmenté de 80 hab. entre 1999 et 2006. La Fare-en-Champsaur (410 hab., 1 027 ha dont 250 de bois) fait face à Saint-Bonnet et atteint à l'ouest la Coste Folle (2 044 m) et la Coste Belle (2 002 m). Le village, à 900 m d'altitude, est dédoublé par les maisons qui accompagnent la nationale 85, sur la rive gauche du Drac tout près de Saint-Bonnet. La mention «en Champsaur» date de 1928; la population communale augmente très lentement depuis 1950.

Poligny (240 hab., 1 381 ha dont 359 de bois) et Le Noyer (220 hab., 2 150 ha dont 518 de bois) suivent à 3 km et 7 km au NO de Saint-Bonnet, leurs villages étant à 1 060 et 1 120 m d'altitude. Le finage du Noyer atteint 2 563 m à la Tête Claudel au nord-ouest; une route par le col du Noyer (1 664 m, panorama et table d'orientation), datant de 1858, passe près d'un refuge Napoléon dans un beau relief de murs calcaires et atteint Saint-Étienne-en-Dévoluy. La commune a un élément de l'écomusée du Champsaur (maison de la botanique), une petite station de ski et autant de résidences secondaires que de résidences principales (une centaine de chaque); elle eut plus de 1 000 hab. en 1846.

Sur la rive droite, Saint-Bonnet n'est entourée que de petites communes: en amont Buissard (100 hab., 292 ha) à 1 230 m et Saint-Julien-en-Champsaur (280 hab., 1 004 ha) à 1 100 m d'altitude, qui a une base de loisirs sur le Drac; vers l'aval Bénévent-et-Charbillac (270 hab., 1 215 ha dont 391 de bois), Les Infournas (24 hab., 858 ha dont 288 de bois), Saint-Eusèbe-en-Champsaur (140 hab., 783 ha) et Les Costes (140 hab., 878 ha). Bénévent, à 1 120 m, se distingue par une chapelle d'art populaire de 1740 (les Pétètes), et le lac Geauffray; un institut médico-éducatif, un élément de l'écomusée du Champsaur (la ferme de l'histoire). Les Costes, à 1 110 m, n'a qu'un finage petit, mais qui monte à 2 777 m au Banc du Peyron; le canal des Costes va de la Séveraissette à la Séveraisse.

Plus haut, deux communes ont un caractère plus montagnard. Saint-Michel-de-Chaillol (310 hab., 1 678 ha dont 437 de bois), 9 km à l'est du chef-lieu à 1 460 m, propose une station de ski nordique (7 pistes, 32 km) en adret, au nom de Chaillol-1600, et accueille un autre élément de l'écomusée du Champsaur (atelier); son finage monte au nord au pic Queyrel (2 440 m) et au pic Tourond (2 743 m); il a contenu 600 hab. en 1851, 230 au creux des années 1960 et affiche près de 600 résidences secondaires pour 130 résidences principales. La Motte-en-Champsaur (180 hab., 5 280 ha dont 1 795 de bois) est un village à 8 km au NNO du chef-lieu, à 1 095 m, mais son finage, de loin le plus étendu dans le canton, occupe tout le bassin de la Séveraissette, dont les eaux aboutissent au canal des Costes. Il atteint à l'est le Vieux Chaillol, qui domine le Champsaur du haut de ses 3 163 m. En amont de La Motte dans la vallée, le hameau de Molines fut le centre d'une commune jusqu'en 1931 mais n'avait plus guère que 20 habitants au moment de son rattachement à La Motte. La route continue jusqu'au hameau du Roy dans la vallée de Muande.