Canton de Saint-Étienne-en-Dévoluy

Saint-Étienne-en-Dévoluy

550 hab., 6 787 ha dont 525 de bois, chef-lieu de canton des Hautes-Alpes dans l'arrondissement de Gap. Le village est à 18 km au nord-ouest de Gap à vol d'oiseau, mais à 48 km par la route. Il se tient à 1 260 m d'altitude sur la rive droite de la Souloise, qui coule vers le nord et aboutit au lac du Sautet. Le finage de Saint-Étienne, qui ainsi tourne le dos au bassin de la Durance, s'étend vers l'ouest dans la haute plaine du Dévoluy, et il est dominé à l'est par la grande crête qui le sépare du Champsaur et monte à 2 384 m au Bec de l'Aigle. Cette crête est franchie par une petite route qui passe le col du Noyer à 1 664 m, en remontant le vallon du Rif; ce petit affluent de droite de la Souloise s'enfonce en canyon sur 60 m dans le plancher calcaire avant d'atteindre la Souloise au défilé des Étroits.

Vers le nord-ouest, le relief monte vers la montagne d'Aurouze, où été aménagée depuis 1966 la station de ski de Super-Dévoluy, relayée un peu au nord par la Joue du Loup; elles totalisent 60 pistes (100 km) et 33 remontées mécaniques; la station propose également 38 km de pistes de ski nordique. La société Dévoluy Développement y emploie 60 salariés. Le point culminant de la commune, au sud, est le pic de Bure (2 709 m); il est prolongé à l'ouest par le plateau de Bure, troué de grottes et où a été installé un observatoire. Le GR 94 monte au col de Rabou (1 892 m), d'où il passe dans le bassin du Buëch. La population communale a eu un maximum de 790 hab. en 1861, un minimum de 420 en 1968; elle est à peu près étale depuis 1975; mais la commune enregistre en outre 1 750 résidences secondaires. Le village, «station verte de vacances», est le siège de la communauté de communes du Dévoluy, qui correspond au canton.

Le canton a 900 hab., 4 communes, 18 637 ha dont 1 776 de bois. Il occupe un grand val synclinal dont le plancher s'élève vers le sud. Sa plus grande partie appartient au bassin du Drac et regarde vers le nord; mais, au sud-ouest, la commune de La Cluse (54 hab., 4 015 ha dont 630 de bois) appartient au bassin du Buëch par le Béoux, au sud du col du Festre (1 441 m) qui marque la ligne de partage des eaux. Le village est à 18 km au SO du chef-lieu et à 1 250 m d'altitude. Le finage de La Cluse monte à l'est au plateau de Bure, à l'ouest à la Crête des Aiguilles (2 400 m aux Vachères) où le GR 94 passe par le col des Aiguilles à 2 005 m. La commune a eu plus de 400 hab. au début du 19e s. et à peine une quarantaine entre 1962 et 1990.

Agnières-en-Dévoluy (210 Agniérons, 3 246 ha dont 291 de bois) est à 8 km à l'ouest du chef-lieu (4 km à vol d'oiseau) à 1 270 m, au bord du torrent de la Ribière, affluent de gauche de la Souloise. La population a gagné 50 hab. de 1999 à 2007 et la commune affiche 560 résidences secondaires. Le finage va à l'ouest jusqu'à la Crête des Aiguilles, où se cache la grotte des Clausis; au sud-est, il lance une pointe jusqu'au plateau de Bure et participe ainsi à la station de Super-Dévoluy. Tout au nord, il partage la forêt de Malmort avec Saint-Disdier.

Saint-Disdier (140 Saint-Didiérois, 4 539 ha dont 330 de bois) est la commune la plus septentrionale du canton, à 1 040 m. La Souloise passe en son milieu, s'enfonçant en un défilé par lequel elle dévale vers le Drac et le lac du Sautet. Saint-Disdier est donc à l'extrémité de la haute plaine du Dévoluy; l'habitat y est divisé en plusieurs hameaux aux abords de la Souloise. Le finage monte à l'est à la montagne de Féraud (2 381 m), à l'ouest au Grand Ferrand (2 759 m), un superbe crêt dont le front domine le Trièves. La population poursuit son déclin depuis le 19e s.; elle a perdu encore quelques habitants de 1999 à 2007.