Canton du Bar-sur-Loup

Bar-sur-Loup (Le)

2 600 hab. (Aubarnois), 1 447 ha dont 500 de bois, chef-lieu de canton des Alpes-Maritimes dans l'arrondissement de Grasse, 11 km au NE de Grasse. Le village ancien, classé «village pittoresque des Alpes-Maritimes», est sur le talus du plateau de Calern au-dessus de la vallée du Loup. Il conserve des restes de remparts et de son gros château seigneurial des comtes de Grasse (14e-16e s.), une porte Sarrasine et quantité de maisons anciennes; spécialité de liqueurs et confitures d'orange amère. Le finage, qui a une forme très contournée, s'étire d'ouest en est. À l'ouest, il grimpe sur le plateau de la Malle et même sur le plateau de Caussols, atteignant 1 311 m au Montet et touchant au finage de Saint-Vallier-de-Thiey. Vers l'est, il allonge une étroite queue sur la rive droite du Loup.

Les sites de vol libre des Gorges du Loup et Kennedy utilisent le rebord du plateau de Gourdon, au-dessus du village de Bar. La commune abrite sur la hauteur, en bordure de la D 3, la grosse fabrique d'huiles essentielles pour parfums Mane (900 sal. sur le site, 1 700 en tout, l'un des dix plus grands du monde sur 20 sites, 260 M€ de chiffre d'affaires). La mention sur-Loup est de 1961; la population avait atteint 1 600 hab. dès 1835, s'est un peu abaissée ensuite vers 1 300 hab., et augmente depuis les années 1960; elle a passé les 2 000 hab. en 1982.

Le canton a 31 300 hab., 10 communes, 17 540 ha dont 6 509 de bois. Au nord-ouest, Caussols (150 Caussolois, 2 739 ha dont 255 de bois) est la plus haute commune. Le village est à 16 km au NO de Bar-sur-Loup, à 1 200 m, sur le plateau de Caussols, situé un peu en contrebas du plateau de Calern et riche en grottes et avens, comme en anciennes bergeries; centre de vacances. À la limite nord de la commune, à 1 270 m, a pris place l'observatoire du Cerga (Centre de recherches en géodynamique et astrométrie); le signal de Calern monte à 1 456 m. Le nombre d'habitants, très faible au début du 19e s. (une quinzaine) est monté tout au plus à 170 en 1886 puis s'est à nouveau abaissé: il était de 29 hab. en 1954 et il augmente depuis. Il s'est accru de 80 hab. entre 1999 et 2007, donc de plus de moitié…

Gourdon (380 Gourdonnais, 2 253 ha) est à 3 km à peine du chef-lieu au nord-ouest, mais à 12 km par la route. Le village, d'accès difficile mais très visité, est perché au-dessus des gorges du Loup, à 760 m. Classé parmi les «plus beaux villages de France», il est connu pour son site et pour son gros château médiéval et renaissance (14e au 17e s.), rehaussé de jardins distincts en terrasses et qui offre deux musées, d'histoire et d'arts décoratifs. Le finage se tient surtout sur le plateau et les plus hautes pentes du talus qui domine la plaine. Le relief monte à 1 335 m au Haut Montet, à l'ouest sur le plateau de Caussols; site de vol libre de l'Embarnier à proximité, école de parapente, restes d'un camp romain. Au nord-est, le territoire communal descend de la corniche et va jusqu'au cours du Loup dans les gorges; centrale électrique au Pont du Loup, petite urbanisation de fond de vallée avec mairie annexe. La population communale s'est longtemps tenue autour de 200 hab., mais augmente depuis les années 1980; elle a gagné une soixantaine d'habitants de 1999 à 2006.

Courmes (90 hab., 1 570 ha), à 5 km NNE de Bar à vol d'oiseau mais15 par la route, est à 630 m d'altitude sur un plateau intermédiaire, à l'est des gorges du Loup, et dominé par le puy de Tourrettes (1 258 m); son finage est presque entièrement en bois et garrigues; cascade de 40 m, saut du Loup à la limite de la commune de Gourdon. Sa population était tombée à 25 hab. en 1968; elle est restée stable de 1999 à 2004 .Toutes les autres communes du canton, Tourrettes-sur-Loup, Roquefort-les-Pins, Le Rouret, Châteauneuf-Grasse, Opio et Valbonne ont dépassé les 2 000 habitants.


Châteauneuf-Grasse

3 000 hab. (Châteauneuvois), 895 ha, commune des Alpes-Maritimes dans le canton de Bar-sur-Loup, juste au nord-est de Grasse sur la route de Nice. Le village perché à 433 m d'altitude sur une butte qui fait pendant à sa voisine d'Opio, à un kilomètre, s'organise autour d'une grande rue barrée de degrés et bordée de maisons anciennes (16e et 17e s.) et d'un château du 17e s.; vestiges de remparts, plusieurs larges points de vue. Le finage monte au nord jusqu'à la corniche du plateau de Gourdon, au-dessus du carrefour du Pré du Lac; il se déploie vers le sud sur plus de 4 km sur le bas plateau (vers 230 m) en direction du vallon du Riou Merlet et de Valbonne. Nombreuses cultures florales, Intermarché (45 sal.), maisons de retraite Emera (40 sal.) et Orpea (40 sal.); golf de la Grande Bastide, chapelle du Brusc du 11e et du 17e s. (avec concerts). La commune a 250 résidences secondaires; elle a eu 1 200 hab. au tout début du 19e s., mais seulement 500 à 600 hab. à la fin, puis sa population a lentement augmenté durant tout le 20e s., passant les 2 000 hab. vers 1980.


Opio

1 900 hab. (Opidiens), 947 ha dont 400 de bois, commune des Alpes-Maritimes dans le canton de Bar-sur-Loup, 7 km au sud du chef-lieu. Le vieux village occupe une butte ronde montant à 313 m, très proche de celle de Châteauneuf-Grasse, au sud-est; le nom est le même qu'oppidum, d'où le gentilé. Il est à l'angle nord-ouest du finage, qui s'étend dans les bois en direction de Valbonne. L'habitat de villas s'est éparpillé dans les parties basses surtout, à l'exception du gros village de vacances du Club Med au sud (444 chambres dans un parc de 50 ha). La partie orientale de la commune reste assez peu habitée encore dans le bois d'Opio, qui accueille un terrain de golf au château de la Bégude (hôtellerie et golf-club d'Opio-Valbonne, 35 sal.); carreaux de céramique Opiocolor (50 sal.), huilerie, supermarchés Champion (40 et 20 sal.). Opio n'avait encore que 400 hab. en 1954; elle est passée à 1 000 en 1975 et vient de franchir le cap des 2 000 hab. en gagnant encore 140 hab. entre 1999 et 2004.


Roquefort-les-Pins

5 300 hab. (Roquefortois), 2 153 ha dont 1 179 de bois, commune des Alpes-Maritimes dans le canton du Bar-sur-Loup, sur le bas plateau au sud-est du chef-lieu et au sud du Loup, dont la vallée encaissée marque la limite nord de la commune. Son territoire est resté vide du 14e au 16e s. et n'a été réoccupé que par de petits hameaux spontanés, sans village, seule l'église de Cardache servant de point de ralliement à partir du 18e s. La commune n'a donc pas de centre véritable, mais une poussière de villas, souvent en lotissements. L'habitat se disperse de part et d'autre de la route de Grasse à Villeneuve-Loubet et Nice, où le quartier du Plan, avec la mairie, tend à esquisser à présent un centre. Cette commune résidentielle a peu d'entreprises; Intermarché (20 sal.), maison de retraite (25 sal.); plusieurs grottes. La mention «les Pins» est de 1933. La commune est restée de petite taille jusque dans les années 1950 (450 à 600 hab. dans la première moitié du 20e s.), puis a connu un accroissement sensible, passant à 2 500 hab. en 1975, 5 000 vers 1995. Elle a gagné 910 hab. de 1999 à 2007, soit +17%; elle enregistrait plus de 400 résidences secondaires en 1999.


Rouret (Le)

3 500 hab. (Rourétans), 710 ha, commune des Alpes-Maritimes dans le canton du Bar-sur-Loup, au sud-est du chef-lieu. L'habitat se disperse de part et d'autre de la route de Grasse à Villeneuve-Loubet et Nice; le centre est à peine esquissé au hameau de Saint-Pons, avec la mairie et l'église, tandis que le collège public est tout à l'ouest, aux portes d'Opio et de Châteauneuf-Grasse. Au nord, le finage descend dans la profonde vallée du Loup, sans atteindre le cours d'eau dont il est séparé par une queue de Bar-sur-Loup. Le Rouret présente des traces antiques du Camp Romain au nord-ouest, un château du 17e s.; supermarché Casino (35 sal.), nettoyage La Maintenance Paris (75 sal.), transports Tacavl (50 sal.); coopérative agricole. La commune avait 500 hab. en 1900 et a peu progressé dans la première moitié du 20e s.; mais, de 600 hab. en 1954, sa population est passée à 1 700 en 1975, 3 000 en 1991 et s'est encore accrue de 330 hab. entre 1999 et 2006.


Tourrettes-sur-Loup

3 900 hab. (Tourettans), 2 928 ha dont 1 505 de bois, commune des Alpes-Maritimes dans le canton du Bar-sur-Loup, 12 km à l'est du chef-lieu à 400 m. La mention «sur Loup» est de 1894; la population, qui a fluctué à plusieurs reprises au 19e s. mais presque toujours au-delà de 1 000 hab., est restée inférieure à 900 hab. dans les années 1930 puis a sensiblement augmenté après la guerre. Elle a atteint 2 000 hab. en 1972; 3 000 en 1985; la progression s'est un peu ralentie (+300 hab. de 1999 à 2005). La commune enregistre aussi 560 résidences secondaires.

Le finage occupe les reliefs qui dominent les gorges et la vallée encaissée du Loup, dont le cours fixe les limites communales au sud et à l'ouest, où la commune touche aux gorges du Loup; vers l'est, il est borné par le vallon du Claret, affluent de gauche du Loup. L'habitat principal se cantonne à la partie orientale de la commune, qui regarde vers Vence et tourne le dos à Bar-sur-Loup; des villas se dispersent aussi sur le versant gauche du Loup, en soulane au sud-ouest, du côté du château des Vallettes et jusqu'au pont du Loup. Les hauteurs au nord atteignent 1 248 m au pic de la Coumette, 1 268 m au puy des Tourrettes.

Le village est perché et encadré par deux à-pics; il a des restes de remparts et portes, le château des Villeneuve (15e s.) qui abrite l'hôtel de ville, un beffroi du 16e s. sur la grande place ombragée de la Libération, et une villa classée d'Antti Lovag en demi-sphères et tuyaux (1989); spécialité de culture de violettes par une dizaine de producteurs (fêtes en mars), actif artisanat d'art, confiserie, un collège public. La commune contient aussi de nombreuses traces de restes antiques, le château Notre-Dame des Fleurs (19e s.) avec «parc géosculptural» et le château du Caire (18e s.), qui fut à Masséna.


Valbonne

11 200 hab. (Valbonnais) dont 700 à part, 1 897 ha dont 945 de bois, commune des Alpes-Maritimes dans le canton du Bar-sur-Loup, dont elle tient la partie méridionale, 9 km au SE de Grasse. Le village originel est à la limite nord-ouest du territoire communal. Il a été construit en 1519, comme village de reconquête d'un pays dévasté, sur un quadrillage régulier, enceint de murs, aux maisons serrées sur des rues étroites. Il a peu changé jusqu'à la dernière guerre et offre un musée du Vieux Valbonne, la place des Arcades (17e s.), une ancienne abbatiale en voie de restauration (12e-13e et 18e-19e s.). La commune a deux collèges et deux lycées publics. Valbonne avait moins de 1 000 hab. en 1954 puis a connu une progression spectaculaire: 2 300 hab. en 1975, 9 500 en 1990 (sdc). L'estimation pour 2005 est de 12 300 hab. (sdc).

L'habitat de villas s'est largement développé à l'est du village (Pierrefeu) et au sud-ouest (Val de Cuberte). Le territoire communal, sur 7 km NO-SE, va des abords de Grasse aux confins du péage autoroutier d'Antibes. La plus grande partie en est occupée par le parc technologique de Sophia-Antipolis, étendu sur quatre communes mais dont Valbonne a la plus grande partie, avec les quartiers des Bouillides, des Lucioles, de Font-de l'Orme, du Haut Sartoux et de Garbéjaïre; sa création a entraîné celle d'une double voie routière NO-SE menant à l'échangeur d'Antibes; golf de la Grande Bastide au nord-ouest, Victoria Golf Club au sud du village. Le parc départemental de la Brague s'étend à l'est, sur 480 ha (Valbonne et Biot); restes de l'aqueduc romain de Clausonnes à la limite d'Antibes au sud-est.