Canton de Contes

Contes

6 600 hab. (Contois), 1 947 ha dont 636 de bois, chef-lieu de canton des Alpes-Maritimes dans l'arrondissement de Nice, à 17 km au NNE de la préfecture. L'ancien village est sur un éperon de confluence dominant la vallée du Paillon de Contes, mais s'est dédoublé en contrebas; il offre un clocher-tour des anciens remparts, un musée de la vigne et du vin, une fontaine renaissance, les jardins du château du Vignal; un collège public et plusieurs maisons de retraite. Un peu plus en aval, un troisième noyau de peuplement est apparu sur la rive droite sous la forme du lotissement du Gheit.

Le finage s'étend des deux côtés de la vallée, sur 7,5 km de long; vers le sud-est, il englobe aussi le versant droit de la vallée de la Garde; celle-ci conflue avec la précédente à la Pointe de Contes, où a été aménagée une zone d'activités qui s'étire au fond de la vallée sur deux kilomètres presque jusqu'au bourg. L'usine des ciments Lafarge (85 sal.) est l'héritière d'une usine qui eut jusqu'à 300 ouvriers vers 1910; articles de pêche Mepps (70 sal.), traitement de surfaces Metal Color (30 sal.), menuiserie Zoppi (30 sal.), cartonnages Alpes et Littoral (30 sal.) et carton ondulé Smurfit (25 sal.), négoce de métaux Paal (35 sal.), transports Blanchi (40 sal.). Contes a aussi une fonction de loisirs et offre à la visite des moulins à huile et à fer, de nombreux circuits, des foires et fêtes gastronomiques (soupe au pistou). La commune a eu 600 hab. dans la seconde moitié du 19e s., 2 700 dans les années 1930, 4 100 en 1975 et poursuit sa croissance. Elle est le siège de la communauté de communes des Paillons, qui associe 11 communes (20 700 hab.).

Le canton a 15 500 hab., 7 communes, 7 384 ha dont 2 586 de bois; il s'étire du sud au nord selon l'axe du Paillon de Contes. Tout au nord, Coaraze (660 Coaraziens, 1 714 ha dont 428 de bois) est perché à 620 m, 10 km au nord de Contes, et fait partie des «plus beaux villages de France»; cadrans solaires d'artistes du 20e s., chapelle à fresques classée du 16e s. La route continue au-delà, passant le col Saint-Michel et la Cime d'Auriéras en direction de Lucéram et de Peïra Cava. La commune a eu 800 hab. en 1858 puis s'est dépeuplée jusqu'en 1975 (320 hab.); la population augmente un peu depuis.

Berre-les-Alpes (1 200 Berrois, 958 ha dont 643 de bois) est au-dessus de Contes, à 680 m, à moins de 3 km au NE à vol d'oiseau mais 9 km par la route; son village est perché sur la crête de la pointe du Cloutet (762 m) et du mont Castell (816 m) qui domine à l'est la vallée de la Pignière et au sud-est celle de la Garde. Il a des ruines du château seigneurial; maison de pays, galerie d'art, rochers de grès et pont naturel, châtaigneraie. La commune a modifié son nom en 1997; l'ancien était Berre-des-Alpes depuis 1892, Berra puis Berre auparavant. La commune n'avait que 270 hab. en 1954, une centaine d'habitants de 1999 à 2004; elle a plus de 200 résidences secondaires.

Châteauneuf-Villevieille (690 Madounencs, 838 ha dont 285 de bois) fait face à Contes sur le versant droit du Paillon, à 650 m d'altitude, au bout d'une route en lacets de 5 km. La commune se nommait Châteauneuf-de-Contes jusqu'en 1992. Les ruines du château et du vieux village abandonné de Châteauneuf sont au sud, à 750 m d'altitude sur la crête qui prolonge le Férion et atteint 900 m au-dessus du nouveau village, 806 m tout au sud au mont Macaron; église en partie du 12e s. La commune a perdu les territoires de Bendejun et de Cantaron en 1911, passant alors de 1 200 à 350 habitants; elle n'en avait plus que 180 en 1954 mais sa population augmente depuis. Elle a gagné 140 hab. de 1999 à 2006. Le gentilé est en rapport avec la Madone.

Bendejun (850 Bendejunois, 635 ha dont 210 de bois) est également sur le versant droit du Paillon de Contes, à 5 km NNO de Contes à 400 m, sous la Cime du Férion qui y atteint 1 077 m au nord. Les hautes pentes sont désertes et les villas restent proches du Paillon de Contes, sur le bas du versant de droite. La commune a été créée en 1911 à partir de Châteauneuf-de-Contes et elle est dépourvue de vieux village central. Elle avait alors 400 hab., s'est dépeuplée jusqu'en 1954 (190 hab.) et croît depuis; elle a gagné 60 hab. de 1999 à 2007.

Cantaron (1 300 Cantaronnais, 738 ha dont 250 de bois) est au sud du canton et le village, par exception situé en plaine, est tout au sud de son finage en aval du confluent des deux Paillon, à 9 km du centre de Nice. Presque tout le finage est vide sur le relief, l'habitat se limitant aux basses pentes du versant de droite du Paillon, exposé au sud-est, et à quelques collines à l'ouest du village du côté de la Louvette. La commune a été créée en 1911 avec 500 hab.; elle en a d'abord perdu, descendant à 250 hab. en 1954, puis a entamé une belle croissance, dépassant le millier d'habitants vers 1984; cependant, elle a perdu à nouveau 80 hab. de 1999 à 2007. Un Intermarché (35 sal.) s'y est établi. Le village de Cantaron jouxte les maisons de Drap, qui occupe la pointe sud du canton.


Drap

4 400 hab. (Drapois), 554 ha, commune des Alpes-Maritimes à l'extrême sud du canton de Contes, à 9 km au nord de Nice. Le village et l'urbanisation principale sont sur le versant gauche du Paillon. La commune s'étend des deux côtés du Paillon en terrain très accidenté. Drap comprend un grand nombre de hameaux et lotissements épars; château ruiné de Drap à l'est du finage, coopérative oléicole avec moulin à huile. La commune n'avait que 700 hab. en 1900 et sa population a augmenté durant tout le 20e s., surtout dans les années 1980: elle était de 1 500 hab. en 1975, 4 300 dès 1990; la progression a ralenti depuis (+120 hab. de 1999 à 2006). Les principales enteprises sont une menuiserie métallique Cappellin (35 sal.), les travaux publics Ntpm (25 sal.), les transports Mory (35 sal.), le négoce de droguerie Sodipec (30 sal.); gare sur la voie ferrée de Nice vers Breil, Saorge et Tende sur la rive droite, près de Cantaron.