Canton de Mougins

Mougins

16 300 hab. (Mouginois) dont 240 à part, 2 564 ha dont 800 de bois, chef-lieu de canton des Alpes-Maritimes dans l'arrondissement de Grasse, 10 km au SE de Grasse. Le village originel, typiquement provençal et très visité, est au sommet d'une butte ronde aux rues concentriques, aux ruelles étroites, avec une porte de ville; espace culturel et musée Gootlob, musée de la photographie, musée d'histoire locale. Le finage de Mougins s'interpose entre ceux du Cannet au sud et de Mouans-Sartoux et Valbonne au nord. Il est traversé par l'axe Cannes-Grasse formé par la route Napoléon, qui contourne Mougins par l'ouest, et la voie rapide, qui passe à l'est. La plus grande partie du territoire est parsemée de lotissements et de villas, à l'exception de la partie orientale, encore boisée dans le parc de Mougins et le parc départemental de la Valmasque, étendu sur 561 ha dont 427 ha dans la commune et le reste à Valbonne, et qui donne sur le technoparc de Sophia-Antipolis; l'étang de Fontmerle (5 ha) y a une belle colonie de lotus. Au sud-est, de l'autre côté de l'autoroute, les maisons de Mougins le Haut couronnent une double butte isolée au-dessus du vallon du Fugueiret; un musée de l'automobiliste s'est installé à proximité, sur l'aire d'autoroute des Bréguières. Deux golfs prennent leurs aises aux extrémités de la commune, dans le Vallon de l'Œuf à l'ouest et à Valmasque au nord-est.

Mougins a un collège public et deux cliniques Plein Ciel (150 sal., 100 lits) et l'Espérance (120 sal., 85 lits) du même groupe Tzanck, plus les cliniques Saint-Basile (70 sal.) et La Grangea (50 sal., psychiatrique), les maisons de retraite médicalisées Medotels (60 sal.) et VRL (40 sal.), et de nombreux hôtels dont Le Mas Candille (70 sal.) et Moulin de Mougins (45 sal.). Les entreprises sont surtout en parachimie avec les parfums et huiles essentielles Charabot (75 sal.) et Chanel (30 sal.), les médicaments Allergan (210 sal.), les pesticides Dow (50 sal.), plus les négoces de pharmacie Amo (50 sal.) et de parfumerie Montaigne (40 sal.). Dans d'autres domaines apparaissent l'informatique Sap Labs (150 sal.), les équipements Sécurité Communications (75 sal.); les négoces de meubles Sifas (35 sal.), de matériaux Tout Faire (35 sal.) et de sanitaire Pastor (40 sal.), les supermarchés Champion (55 et 40 sal.), un magasin Go Sport (40 sal.); installations électriques Pignatta (50 sal.), plomberie Sanitval (40 sal.), télécommunications Sud-Est Télécom (35 sal.), charpentes Garrone (55 sal.), gardiennage Safe Guard (120 sal.); formation d'adultes Mougins School (45 sal.). La commune est chef-lieu de canton depuis 1982. Elle a eu 1 900 hab. en 1841, a perdu 400 hab. durant la seconde moitié du 19e s., puis est passée à 3 400 hab. en 1931, 3 900 en 1954, 8 500 en 1975 et a crû jusqu'en 1999; mais les estimations pour 2005 ne lui attribuent plus que 14 500 hab. Mougins affichait 1 400 résidences secondaires en 1999. Le canton a 42 200 hab., 4 communes, 4 547 ha dont 1 311 de bois. Les autres communes sont Mouans-Sartoux, La Roquette-sur-Siagne et une partie du Cannet.


Mouans-Sartoux

9 000 hab. (Mouansois), 1 352 ha dont 400 de bois, commune des Alpes-Maritimes dans le canton de Mougins, au nord-ouest du chef-lieu en direction de Grasse. La commune résulte d'une fusion de 1858; Sartoux avait alors 240 hab., Mouans 700. La commune est formée de deux parties séparées par un étranglement par lequel passe la route Napoléon. Le centre moderne, dont la construction fut engagée aussitôt après la fusion, est au bord de la route, dans un quadrillage régulier de rues, avec la mairie et une école; un musée et plusieurs lotissements resserrés s'y sont ajoutés. Vers l'est, le relief se relève et culmine à la butte du Castellaras, dont le nom même évoque l'ancien village foritifié et qui porte des maisons disposées en spirale. Vers l'ouest se dispersent des villas; l'autoroute de Grasse à Cannes traverse cette partie, qui a reçu deux parcs d'activités; il reste des espaces boisés au-delà, encadrant le vallon de la Mourachonne qui descend vers Pégomas et la Siagne.

La commune met en avant ses réalisations culturelles et promotionnelles: complexe cinémas-médiathèque la Strada avec aquarium, centre culturel avec conservatoire de musique, Bastide du parfumeur (conservatoire et centre d'interprétation des plantes à parfum), Espace de l'art concret depuis 1990 avec fondation Albers-Honegger, en centre-ville dans le château du 15e s., refait au 19e s., avec parc et musée ethnographique Reflets d'un monde rural, et grande sculpture de Gottfried Honegger; festival du Livre.

La ville a un collège public et un éventail d'entreprises assez diversifié: publicité Sdit (590 sal.), voiles Elvstrom Sails (40 sal.), menuiserie métallique Prefal (40 sal.), instruments de contrôle Citepark (35 sal.), matériel électrique Vit (30 sal.), mécanique Sfat (35 sal.), étiquettes Gravic Roll (30 sal.), imprimerie Cyrnos (30 sal.), composants Electronie (25 sal.), fabrication de parfums Ipra (45 sal.) et Azur Fragrances (25 sal.); conseil en informatique ICS (45 sal.), supermarché Casino (140 sal.) et jardinerie Botanic (50 sal.), traiteur Le Pavillon (50 sal.) hôtel Les Aquarelles (40 sal.), maison de retraite; négoces de papeterie Artdecor (40 sal.), de glaces Miko (40 sal.), de luminaires Sepalumic (30 sal.); maçonnerie Eitp (30 sal.). La population n'a guère cessé d'augmenter au 20e siècle, passant par 1 400 hab. en 1931, 2 000 en 1962, 5 100 en 1980. Elle vient de gagner près de 1 400 hab. de 1999 à 2005, soit près de 16%, et dépasse ainsi les 10 000 habitants.


Roquette-sur-Siagne (La)

4 500 hab. (Roquettans), 631 ha, commune des Alpes-Maritimes dans le canton de Mougins, à l'ouest du chef-lieu. Le village est à l'écart de la Siagne, qui borde la commune au sud-ouest; la mention «sur Siagne» est de 1916. La commune avait à peine 300 hab. au milieu du 19e s. et n'a pas connu de phase de dépopulation; le nombre de ses habitants n'a pas cessé d'augmenter au cours du 20e siècle, passant à 800 hab. en 1936, 2 000 en 1975, 4 000 vers 1995. Son territoire comprend trois parties: à l'ouest la large plaine de la Siagne, cultivée en vergers, légumes et fleurs, surtout roses et jasmin, notamment pour Chanel; une bande intermédiaire de très basses collines où se concentrent les habitations, notamment au village de Saint-Jean, fondé par des immigrants italiens appelés à l'extrême fin du 15e s.; le plateau découpé, vers 120 m, où s'éparpillent les villas. Toutefois ce plateau porte un lotissement serré à l'extrême nord, près de l'ancien village qui ne date que du 18e siècle, où il a été édifié loin des fonds alors insalubres de la Siagne, après de longues périodes de destructions.