Cantons de Cagnes-sur-Mer

Cagnes-sur-Mer

44 200 hab. (Cagnois) dont 270 à part, 1 795 ha, chef-lieu de canton des Alpes-Maritimes dans l'arrondissement de Grasse, 24 km à l'est de Grasse sur le littoral. Le vieux village est à 1 500 m du rivage, juché sur un étroit éperon dominant la vallée de la Cagne et un vallon affluent sur sa droite. Le centre-ville moderne s'est développé au pied, dans la plaine de la Cagne; il s'étend dans le nouveau quartier du Béal. Le finage est divisé en deux par la vallée de la Cagne qui descend de Coursegoules. L'hippodrome de la Côte d'Azur occupe depuis 1952 le littoral entre l'embouchure du Loup à l'ouest et celle de la Cagne à l'est. La station balnéaire du Cros de Cagnes prend la suite vers l'est le long de la plage, qui se termine par un petit port de pêche. L'urbanisation en villas a gagné la quasi-totalité des collines en arrière, dans un relief assez finement découpé où des terrains de camping se dispersent dans les fonds de vallons. Vers l'ouest, le large vallon du Malvan est emprunté par la voie rapide vers Grasse et vers Vence; il fixe la limite occidentale de la commune au contact de Villeneuve-Loubet, et sa partie aval est fortement urbanisée.

L'hôtel de ville est dans un château qui fut aux Grimaldi, et qui abrite aussi un musée de l'olivier, un musée d'art moderne méditerranéen et la collection et l'espace Suzy Solidor, devenu maison des Artistes; porte de Nice (13e s.) et restes de remparts; centre culturel, musée Auguste Renoir de l'autre côté de la Cagne, chapelle à fresques du 16e s.; golf, casino du groupe Tranchant (45 sal.). La ville a trois collèges publics, deux lycées publics dont un professionnel, une clinique (260 sal., 130 lits), une maison de retraite publique (80 places), un centre médical pédopsychiatrique.

Le littoral est chargé par le passage de l'autoroute (gros échangeur) accolée à la voie ferrée, de la nationale 7 et de la N 98 qui longe la côte. Cagnes a surtout de petites entreprises; les principales sont les équipements aérauliques Johnson Contrôle (55 sal.), la comptabilité Sogetec (40 sal.), les supermarchés Casino (70 et 35 sal.), Intermarché (40 sal.) et Lidl (20 sal.), le négoce de matériaux Costamagna (40 sal.); ascenseurs Kone (80 sal.), publicité Decaux (55 sal.), vidanges et nettoyages urbains Onyx (400 sal.); travaux publics Spada (160 sal.). Un parc technologique Technopolis doit occuper le site d'une ancienne usine Thomson.

Le maire est Louis Nègre, UMP, également vice-président du Conseil général. Cagnes est devenue chef-lieu de canton en 1881 et «sur-Mer» en 1922; elle avait 2 500 hab. en 1846, 3 400 en 1900 et 5 000 en 1911 et n'a pas cessé de se peupler: 9 000 hab. en 1936, 15 000 en 1962, 41 000 en 1990; mais sa croissance a ensuite faibli. Les estimations pour 2005 sont de 48 800 hab. La commune a près de 4 000 résidences secondaires. Elle est divisée en 3 cantons depuis 1985, dont l'un a pour chef-lieu Saint-Laurent-du-Var; les deux autres groupent 59 000 hab. et 4 communes dont La Colle-sur-Loup, Saint-Paul et Villeneuve-Loubet.


Colle-sur-Loup (La)

6 800 hab. (Collois), 982 ha dont 200 de bois, commune des Alpes-Maritimes dans le canton de Cagnes-sur-Mer-Ouest, 7 km au NO de Cagnes. Le Loup fixe la limite occidentale de la commune, dont le territoire se divise entre des reliefs encore vides au nord et à l'ouest, et un bas plateau très urbanisé. La vallée encaissée du Loup fixe la limite méridionale de la commune, ainsi que sa limite occidentale avec l'aide du vallon affluent du Claret; elle a attiré des sports d'eaux vives et quelques campings, le parc de loisirs du pont de Pierre et le parc départemental des Rives du Loup. La commune, longtemps nommée Lacolle, puis La Colle, a ajouté sur-Loup en 1926; sa population s'est tenue longtemps autour de 1 400 habitants, puis s'est mise à croître après 1950, passant à 2 000 en 1962, 4 000 en 1978. Elle a gagné 840 hab. de 1999 à 2007 et dépasse donc les 7 500 hab. On y voit une ancienne abbaye devenue château du Canadel près du centre, le château du Gaudelet (16e s.) à Montfort un peu au sud, plusieurs chapelles. Elle est dotée d'un collège public et accueille un centre Leclerc (120 sal.), l'hôtellerie Le Mas d'Artigny (80 sal.), un village des antiquaires, un village de vacances sur le plateau de Montmeuille au sud-ouest; fête des Métiers d'antan.


Saint-Paul

2 900 hab. (Saint-Paulois), 726 ha dont 206 de bois, commune des Alpes-Maritimes dans le canton de Cagnes-sur-Mer-Ouest, entre Vence et Cagnes-sur-Mer; elle est communément appelée Saint-Paul-de-Vence, mais le nom officiel reste Saint-Paul, après avoir été Saint-Paul-du-Var avant 1860. La commune avait 750 hab. au début du 20e s., et en 1921; sa population augmente depuis, elle a passé les 2 000 hab. en 1976 et elle a gagné près de 500 hab. entre 1999 et 2005; 370 résidences secondaires sont enregistrées.

Ce «village pittoresque des Alpes-Maritimes» est serré sur un étroit éperon avançant vers le sud entre le vallon du Malvan à l'est et la plaine de La Colle-sur-Loup à l'ouest. Il a conservé son enceinte et les portes du 16e s., Royale au nord, de Nice au sud, des tours, le donjon de l'hôtel de ville (12e s.), l'église collégiale du 12e s.; placettes, fontaines et passages voûtés. Saint-Paul a attiré de nombreux artistes et acteurs à partir de 1920 et a vu se multiplier les galeries d'art; nombreux concerts, fêtes et expositions; maison de Jacques Prévert, musée d'histoire locale et musée d'artistes contemporains (expositions). Le flot des villas a submergé à peu près toutes les facette du finage, plaines, vallons, versants et lambeaux de plateau. La fondation Maeght (1964) a été installée sur le relief au nord-ouest du village. Saint-Paul est réputé attirer 2 500 000 visiteurs par an, ce qui en ferait le troisième site français; hôtelleries Le Mas de Pierre (50 sal.), La Colombe d'Or (45 sal.). V. http://www.saint-pauldevence.com.


Villeneuve-Loubet

13 100 hab. (Villeneuvois), 1 960 ha dont 1 125 de bois, commune des Alpes-Maritimes dans le canton de Cagnes-sur-Mer. Elle comprend des sections très différentes. Le village ancien, qui conserve la mairie, est à 2 500 m du littoral, étagé sur un coteau qui domine la rive gauche du Loup et qui est dominé par d'anciennes redoutes. Le nom indique une fondation médiévale de 1234, assortie d'un château qui subsiste sous la forme d'un haut quadrilatère à tours d'angle et donjon central; le village a été reconstruit au 16e s. Il se prolonge un peu vers le sud-est sur la même rive, beaucoup vers le nord sur les basses collines, par des espaces assez densément urbanisés. Au nord a été délimité un parc départemental des Rives de Loup (32 ha) partagé avec La Colle-sur-Loup, avec parcours d'aventure.

En aval, le Loup fixe la limite de la commune; celle-ci s'étend pour plus des neuf dixièmes à l'ouest du Loup; elle y est traversée par le vallon encaissé ouest-est du Mardaric, qui conflue avec le Loup face au village; le labyrinthe géant de la Vanade y attire des visiteurs. Au nord du Mardaric, le finage est vide et boisé, à l'exception d'un golf; la butte du Cloteirol, à l'ouest, semble avoir servi d'oppidum. Au sud, la commune dessine une excroissance vers l'ouest, qui sépare les finages de Biot et de Roquefort-les-Pins; la proximité du parc technologique Sophia-Antipolis y a fait apparaître les lotissements de la Charlotte. Au centre sud, le plateau reste vide.

Au contraire, toute la partie sud-est de la commune a été l'objet d'une urbanisation littorale et sublittorale massive et complètement séparée du village. Les abords du littoral sont ici en plaine ou en basses collines. Près du Loup face à l'hippodrome de Cagnes, ont été dessinés des lotissements très serrés. Au centre, a été creusé le bassin de Marina-Baie des Anges, entouré d'immenses édifices d'appartements en forme de quatre hautes vagues, qui dominent le bassin d'un côté, et tout un complexe d'échangeurs routiers de l'autre. Des zones d'activité ont pris place entre l'autoroute et la côte, vers le sud.

Toutefois, la partie la plus méridionale de la commune est protégée par le Parc départemental de Vaugrenier (100 ha avec étang), au sein duquel ont été trouvés des restes d'habitats grecs et romains; le château de Vaugrenier, frôlé par l'autoroute, est de la fin du 16e s. Enfin, au nord de l'autoroute, les basses collines ont été envahies par les lotissements de villas agrémentés de petits lacs collinaires (Les Hauts de Vaugrenier). Un peu plus haut, les bâtiments de Texas Instruments, où travaillent 810 personnes (recherche et développement) se carrent sur une butte triangulaire d'où la vue sur mer est superbe. Près du Loup, sur la rive droite, la butte de Saint-Andrieu a révélé des restes d'un habitat qui pourrait être celui d'un village ligure.

La ville a un collège public, un musée d'art culinaire dans la maison natale d'Auguste Escoffier (1846-1935) qui contribua à la réputation du lieu, un musée d'histoire et d'art. La progression de la population a été spectaculaire: la commune avait moins de 900 hab. durant tout le 19e s.; elle est passée à 1 900 en 1954, puis 6 000 en 1975, et a encore doublé depuis; les estimations pour 2005 sont de 14 500 hab.; elle a aussi 4 000 résidences secondaires.

Hormis Texas Instruments, les entreprises sont de taille très modérée et relèvent largement d'implantations d'une banlieue métropolitaine: équipements pour automobiles Koni (70 sal.), désinfectants Phagogène (60 sal.), céramiques Enesco (40 sal.), imprimerie Zimmermann (30 sal.); assurance Scegema (45 sal.); informatique Esterel technologies (70 sal.), ingénierie Studiel (140 sal.) et Ingereop (40 sal.): gardiennage Alert Sécurité (60 sal.), nettoyages Net 06 (340 sal.), Penauille (165 sal.), ISS Abilis (150 sal.) et Sep (80 sal.), nettoyage urbain Sea (Sud-Est Assainissement, 45 sal.), installations de chauffage Savelys (35 sal.), chauffage urbain Dalkia (110 sal.), transports Stem (40 sal.). Dans les commerces, Géant Casino (330 sal.), Intermarché (35 sal.); Kiabi (60 sal.), Lapeyre (40 sal.); négoces d'électronique Siemens (40 sal.), de plomberie Tca (40 sal.), de meubles Cim (50 sal.), centrale d'achats Fiter de l'équipementier de magasins Retif (45 sal.); centre équestre des Jardins de Saint-Georges (30 sal.).