Canton du Fossat

Fossat (Le)

1 080 hab. (Fossatois), 1 441 ha, chef-lieu de canton du département de l’Ariège dans l’arrondissement de Pamiers, 31 km ONO de la ville, sur la rive gauche de la Lèze. C’est une assez active bourgade avec maisons à couverts, halle, église fortifiée en briques du 14e s.; théâtre de plein air et festival Festilèze; maison de retraite (la Madrague, 20 sal.). Sa principale entreprise est la boulangerie industrielle Cottes (100 sal.), créée par un artisan local en 1978 et qui produit à présent 45 000 t/an sous l’égide du groupe belge Vandemoortele; elle a créé une nouvelle usine à Saint-Estève (Pyrénées-Orientales) pour le marché espagnol; menuiserie Metalu (25 sal.); supermarché Carrefour (35 sal.). La population avait dépassé le millier d’habitants autour de 1850, puis était descendue à 660 hab. en 1970; elle augmente depuis et s'est accrue de 280 hab. (+35%) entre 1999 et 2009.

Le canton, limitrophe de la Haute-Garonne, a 6 400 hab. (5 500 en 1999), 13 communes, 20 699 ha dont 2 308 de bois; 12 communes forment la communauté de communes de la Lèze (5 400 hab.), qui siège au Fossat. Le territoire cantonal s’étire vers le NNO sur 28 km dans les collines du Terrefort de part et d’autre de la vallée de la Lèze, assez large et qui lui sert d’axe, et ainsi s’enfonce en coin dans le département de la Haute-Garonne.

Il y inclut la commune de Lézat-sur-Lèze, ainsi que Saint-Ybars (670 Éparchois, 2 431 ha), 7 km NNO du chef-lieu, qui possède une église romane du 12e s. avec des fresques murales du 14e, et une base de loisirs dotée d’un plan d’eau de 7 ha. Le village, ancienne sauveté en paréage entre l’abbé de Lézat et le comte de Foix, à trois rues parallèles, est juché sur une colline dominant la vallée de la Lèze. Le gentilé vient du saint Eparcius ou Éparche, devenu Ybars; la commune a eu 2 500 hab. autour de 1830, et un minimum à 480 hab. en 1982; elle a gagné 100 hab. depuis 1999.

Juste au sud à 5 km NNO du Fossat, sur la rive droite de la Lèze, Sainte-Suzanne (260 Sainte-Suzannois, 1 039 ha), commune créée en 1949, a une église romane classée du 12e s.; elle s'est accrue de 70 hab. (+37%) depuis 1999. À l’extrémité sud du canton, la commune de Pailhès (400 Pailhésiens, 2 152 ha dont 700 de bois) mord sur le rebord prépyrénéen; le village, à 9 km au SSE du Fossat, est à la sortie du défilé creusé par la Lèze et, au sud, la commune va jusqu’à la Caire du Plantaurel; elle a gagné 100 hab. de 1999 à 2009, soit un tiers.

Dans le Terrefort à 3 km SO du Fossat, le village de Carla-Bayle (770 Carlanais, 3 552 ha dont 252 de bois), ancienne citadelle fortifiée, se tient sur une échine d’où l’on a une large vue sur les Pyrénées, et propose depuis 1989 un musée consacré à Pierre Bayle, aménagé dans sa maison natale, près du temple; des lacs collinaires visent à améliorer l’agriculture. Le nom de la commune fut Carla-le-Comte jusqu’en 1879 (Carla-le-Peuple pendant la Révolution); elle a eu plus de 2 000 hab. dans les années 1850 et a repris un peu de croissance depuis les 470 hab. de 1982; elle a gagné 120 hab. entre 1999 et 2009.

Pierre Bayle

Pierre Bayle (1647-1706) est né au Carla, où son père était pasteur; protestant, humaniste et érudit, il passa par plusieurs villes d'Europe et finalement enseigna à Rotterdam; il publia en 1696 son Dictionnaire historique et critique, qui fut très lu au 18e siècle. Tolérant par principe («C'est donc la tolérance qui est la source de la paix et l'intolérance qui est la source de la confusion et du grabuge»), il dut aussi se faire polémiste, et déclara préférer les athées aux idolâtres.


Lézat-sur-Lèze

2 350 hab. (Lézatois), 4 013 ha, commune de l’Ariège dans le canton du Fossat, 13 km NNO du chef-lieu. Située dans les collines du Terrefort, elle est traversée par la vallée de la Lèze, au fond de laquelle est établi le bourg, rive gauche. Sa population progresse sensiblement sous l’effet de la périurbanisation toulousaine: Lézat est à moins de 25 km des franges de l’agglomération de Toulouse, à 36 km du centre-ville. Lézat («sur Lèze» depuis 1958) a eu près de 3 000 hab. en 1860; descendue à 1 550 hab. en 1954, sa population augmente depuis mais n’a passé le cap des 2 000 hab. qu’au recensement de 1999; elle a gagné 190 habitants de 1999 à 2009.

Le bourg a des couverts et des maisons à colombage, une grande halle de briques, des restes d’une abbaye clunisienne du 10e s. et l’hôtel de ville occupe le palais abbatial du 18e s.; un collège, un institut médico-éducatif et un centre d’aide par le travail (Adapei); base de loisirs avec plan d’eau sous le château de Biac; petites fabriques de luminaires SCE (Société centrale d’éclairage, 65 sal.), huisseries métalliques Kawaeer (groupe Alcoa, 65 sal.), supermarché Carrefour (35 sal.).