Canton de Camarès

Camarès

1 000 hab. (Camarésiens), 4 186 ha dont 1 680 de bois, chef-lieu de canton du département de l’Aveyron dans l’arrondissement de Millau, 24 km au sud de Saint-Affrique dans la vallée du Dourdou. Le village est juste au pied du bloc cristallin prolongeant les monts de Lacaune, à l’entrée du rougier de grès permiens. Il conserve une porte de ville, deux tours et des restes de remparts, un beau pont ancien sur le Dourdou; original musée Pappaggui (genre pop-art) et musée de l’automobile; temple protestant; transports Jeanjean (40 sal., à un groupe néerlandais), petite fabrique de biscotins (sablés). Deux éoliennes (0,5 MW) ont été implantées en 2006 à la pointe sud du finage, au-dessus du hameau d'Aupiac à 960 m. La commune a eu 2 300 à 2 400 hab. de 1840 à 1895 et s’est ensuite continûment dépeuplée, du moins jusqu'en 1999.

Le canton a 2 200 hab., 10 communes, 28 390 ha dont 13 168 de bois; il est limitrophe des départements du Tarn et de l’Hérault et s’etend surtout dans les reliefs accidentés et boisés du socle cristallin du haut bassin du Dourdou. Gissac (120 Gissacois, 3 102 ha dont 820 de bois), 6 km au NE de Camarès, est dominée par la crête de la Loubière; tout au NO, d’anciennes mines se voient près des ruines restaurées du château de Montégut, qui abrite un musée du plâtre et un festival estival de théâtre et qui est un site fréquenté (50 000 visiteurs par an); au village, le château renaissance, restauré au 19e s., a été habilement aménagé en hostellerie; au sud, source minérale d’Andabre, avec maison familiale de vacances.

Sylvanès (100 Sylvanésiens, 1 696 ha dont 746 de bois), 9 km ENE de Camarès, a une autre source minérale, qui fut exploitée par son abbaye. Celle-ci, créée en 1132 dans la vallée profonde du Cabot, affluent du Dourdou et devenue cistercienne, fut une assez grande puissance, mais bien affaiblie avant la Révolution. Elle conserve une église du 12e s. et des bâtiments du 12e au 14e s.; elle a été réaménagée depuis 1977 en centre culturel international avec festival de musique sacrée, recherche et formation, hébergement et lieu d’édition musicale, et emploie jusqu’à 50 salariés l’été, où il est fréquenté par 80 000 visiteurs, ce qui en fait le quatrième site enregistré du département.

Juste au sud, au confluent du Cabot, du Nuéjouls qui vient de l’est, et du Dourdou, Fayet (280 Fayetois, 1 587 ha dont 820 de bois) cache un grand château du 16e s., et le château féodal de Laroque à l’est dans la vallée du Nuéjouls. En amont sur le Dourdou à 12 km au SE de Camarès, Brusque (310 hab., 3 618 ha dont 2 013 de bois), dont le nom vient des bruyères, anime un plus grand bassin, sous les ruines de son château fort; des mines y ont été exploitées; des avens et des grottes signalent les couches calcaires du cambrien; gros village de vacances VVF (260 places). La commune a 60 hab. de moins qu'en 1999. Un parc éolien de 6 Nordex (7,8 MW) a été lancé en 2006 aux Fontanelles par Enertrag, sur la crête occidentale du finage, dans le prolongement du parc du Merdelou de Peux-et-Couffouleux.

Mélagues (70 Mélagais, 4 451 ha dont 2 672 de bois) est fort isolée à 680 m d’altitude à l’angle sud-est du canton; son finage culmine aux monts Frech (1 076 m) et Agut (1 022 m), qui donnent sur les communes héraultaises de Saint-Gervais-sur-Mare et Graissessac; le col du Layrac (765 m) donne accès à Graissessac dans un paysage de déblais miniers. Mélagues a eu jusqu’à 1 800 hab. en 1841; elle perd encore des habitants.

Vers l’ouest à la limite du Tarn et de l’Hérault, Arnac-sur-Dourdou (23 Arnacois, 1 657 ha dont 1 178 de bois, à 560 m), séparée de Mélagues en 1871 avec 400 hab., a une assez grande forêt; Peux-et-Couffouleux (110 Peuleussiens, 2 171 ha dont 604 de bois) est dans un autre bassin, aux sources de la Rance à 700 m, sous le sommet du Merdelou, qui monte à 1 110 m, possède une forêt d'ombrée et a été couronné en 2002 par le parc éolien du Merdelou, doté de 6 machines Nordex (7,8 MW) à Enertrag; le parc des Fontanelles de Brusque le relaie à l'est. Peux est à l'ouest, Couffouleux au centre du finage, chaque hameau dans sa vallée des têtes de la Rance. Ces deux dernières communes ne font pas partie de la communauté de communes du Rougier de Camarès, qui compte 9 communes (2 700 hab., 28 700 ha), soit les 8 autres du canton plus Montlaur en aval de Camarès.