Canton de Saint-Rémy-de-Provence

Saint-Rémy-de-Provence

10 000 hab. (Saint-Rémois) dont 200 à part, 8 909 ha dont 3 381 de bois, chef-lieu de canton des Bouches-du-Rhône dans l'arrondissement d'Arles, 29 km au NE d'Arles. La ville est un peu en avant des Alpilles; le centre historique se tasse au sein d'un boulevard circulaire et conserve nombre d'hôtels bourgeois des 17e-18e s. Vers le sud au pied du relief est le grand site archéologique romain de Glanum avec thermes, arc de triomphe, baptistère et mausolée. Un centre archéologique avec musée est installé dans l'hôtel Sade du 15e s. Saint-Rémy offre aussi l'ancien prieuré de Mausole (11e-12e et 17e-19e s., qui abrite une maison psychiatrique), le musée des Alpilles (arts et traditions) dans un hôtel du 16e s., le centre d'art Van Gogh et un musée des arômes.

Le reste du finage occupe une large partie de la plaine, irriguée par le canal des Alpilles et ses diverses branches, dont le canal des Alpines qui court vers le nord en direction de Noves et de Châteaurenard. Outre les arènes de ville, la manade des Alpilles a aussi les siennes; château de Lagoy (17e-18e s.) avec parc et chapelle St-Bonnet au nord, château de Roussan à l'ouest avec de beaux jardins. À l'est, sont la chapelle de Romanin et l'aérodrome du Mazel de Romanin, où se pratique le vol à voile (aéroclub des Alpilles). Le territoire communal englobe au sud la partie centrale du versant d'ubac des Alpilles, qui monte à 389 m à la Caume; il en déborde la crête au sud-est, à la Vallongue et Pierredon, où s'isole une chapelle mariale; il contient en tout 160 ha de vignes et de nombreuses cultures fruitières et maraîchères

La ville a un collège public et un centre de convalescence (45 sal.), 400 emplacements de camping et une vingtaine d'hôtels totalisant 430 chambres. Ses principales entreprises sont Aqualux (140 sal.), qui fabrique des éclairages de piscines et tient un négoce de matériels de piscine; des fabriques d'équipements de contrôle Pam (40 sal.) et de réservoirs métalliques GLI (Gaz liquéfiés Industrie, 35 sal.), d'huiles essentielles Florame (35 sal.); recherche pharmaceutique Sexmoor (25 sal.), produits chimiques Tec (35 sal.) et MMCC (20 sal.). Elle a aussi un Intermarché (80 sal.), un négoce de matériel électrique Technic Eau (30 sal.) et un gardiennage RM (30 sal.); horticulture et pépinières Tezier (40 sal.), aménagements paysages des Jardins de Glanum (20 sal.).

La commune, dont le nom a été allongé en 1953, avait déjà plus de 6 000 hab. entre 1840 et les années 1920; sa population a un peu augmenté ensuite, passant les 8 000 hab. en 1968. Elle a gagné 450 hab. de 1999 à 2007, ce qui lui a permis de dépasser sensiblement les 10 000 hab.

Le canton a 15 200 hab., 5 communes, 17 168 ha dont 6 185 de bois. Maillane dans la plaine au nord-ouest a atteint les 2 000 hab. Au sud, Les Baux-de-Provence est le village le plus connu, mais Maussane-les-Alpilles est également dans le canton. La dernière commune est Paradou (1 200 Paradounais, 1 615 ha dont 400 de bois), qui est juste au sud des Baux, au pied des reliefs, et offre un musée en forme de Village des santons. Au sud, son finage s'étend dans les anciens marais des Baux, où subsiste un lac. La commune avait 530 hab. en 1968 et sa population a plus que doublé depuis.


Baux-de-Provence (Les)

440 hab. (Baussencs), 1 200 hab., 1 807 ha dont 1 256 de bois, commune des Bouches-du-Rhône dans le canton de Saint-Rémy-de-Provence), à 10 km au sud-ouest du chef-lieu par la route (6 km à vol d'oiseau), dans les Alpilles. Le village se nommait simplement Les Baux avant 1958; sa population ne varie que faiblement; elle a diminué de 1990 (460 hab.) à 2006 (380 hab.); elle atteignait 500 hab. au début du 19e s. Il est très célèbre, visité par 2 500 000 visiteurs par an et classé parmi les «plus beaux villages de France», en raison d'une réunion originale de reliefs ruiniformes et d'un vieux village perché et difficile d'accès, mais qui est visité par des dizaines de milliers de touristes chaque année.

Il conserve des restes du château seigneurial, donjon et tour sarrasine, porte d'Eyguières, des machines de siège, l'ancien hôpital Quiqueran, des hôtels particuliers à façades renaissance, une vingtaine de bâtiments sont classés et il propose un musée du château, un musée des santons, les musées d'art Louis Jou (1881-1868, gravures) et Yves Brayer (1907-1990, peintures) et des galeries d'art. Au pied du village, se tient l'hôtel de grande réputation gastronomique l'Oustau de Baumanière (70 sal.); aux Baux sont aussi les hôtels la Cabro d'Or (35 sal.) et Carita (30 sal.) et, au total, près de 200 chambres d'hôtel. Aux environs, s'ouvre le Val d'Enfer avec un petit pavillon de la Reine Jeanne (1581) et une moderne «cathédrale d'images»; panorama à 368 m d'altitude; golf et château de Manville.

La commune cultive 93 ha de vignes et son nom a été accordé à une appellation contrôlée (aoc) obtenue en 1995 sous le nom des baux-de-provence pour des vins rouges et rosés; elle porte sur 325 ha dans 8 communes des Alpilles (grenache, syrah et mourvèdre principalement); le syndicat est aux Baux (mas Carita); cave de Sarragan dans une ancienne carrière.

On appelle en général Vallée des Baux une dépression longitudinale au pied méridional des Alpilles, qui n'est pas une vraie vallée et où n'est pas le village des Baux; c'est ainsi que les marais des Baux sont dans les communes de Paradou et Maussane-les-Alpilles. Mais l'expression a du succès, en raison de la célébrité des Baux. De ce fait, trois appellations contrôlées (aoc) ont été obtenues en 1997 sous le nom de vallée-des-baux pour l'huile d'olive, les olives cassées et les olives noires des Alpilles. Elle porte sur quatre variétés d'olives (salonenque, béruguette, verdale et grossane), produites sur des terroirs des plus variés. Le siège syndical est à Eygalières. De même est apparue une communauté de communes de la Vallée des Baux, groupement intercommunal des Bouches-du-Rhône qui réunit 10 communes et 25 300 hab., et siège à Mouriès; Les Baux-en-Provence en est membre.


Maillane

1 900 hab. (Maillanais), 1 677 ha, commune des Bouches-du-Rhône dans le canton de Saint-Rémy-de-Provence, dans la plaine à 7 km au NO du chef-lieu. C'était le pays de Frédéric Mistral (1830-1914), dont la maison, devenue musée, se visite. On y voit aussi d'autres belles maisons anciennes. Hors des jardins cultivés et des commerces de fruits et légumes, la commune est surtout résidentielle et sa population augmente depuis les 1 300 hab. de 1954; elle a dépassé les 2 000 hab. (+120 hab. de 1999 à 2005).


Maussane-les-Alpilles

2 000 hab. (Maussanais), 3 160 ha dont 1 148 de bois, commune des Bouches-du-Rhône dans le canton de Saint-Rémy-de-Provence, au pied du versant sud des Alpilles à 10 km au sud de Saint-Rémy. Elle s'orne des rochers d'Entreconque, de traces de la Via Aurelia avec colonne miliaire, des châteaux de Monblan et de Saint-Roman (18e s.), du château Querry (19e s.), d'un musée des santons et d'arènes. Le finage atteint au sud la plaine de la vallée des Baux et l'étang du Comte. Il est le lieu d'une forte production oléicole qui, en dépit des publicités de sa concurrente et voisine Mouriès, s'affiche la plus abondante de France (3 900 hl/an) avec une coopérative et un autre moulin, et plusieurs confiseries d'olives dont celle de J. Martin (45 sal.); ingénierie TRD (30 sal.). Le nom de la commune a été allongé en 1968; sa population était de 1 100 hab. entre 1930 et 1960 (contre 1 800 en 1860) puis elle a augmenté; le gain a été de 200 hab. entre 1999 et 2004. La commune a aussi 340 résidences secondaires.